Musique congolaise en deuil: Le chanteur Djonita Habanita a tiré sa révérence

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Une fois de plus, la mort vient de frapper à la porte de la musique congolaise par la brusque disparition du chanteur Djonita Habanita.

Auteur-compositeur infatigable en même temps pragmatique et stratège de pointe, vers les années 1976, le chanteur Kizoka connu sous son nom de scène de Djonita Habanita avait mis sur pied une formation musicale de bonne facture baptisée « Zaïna Molende ».

La même année, cet orchestre avait lancé sur le marché du disque la célèbre chanson « Nzela ya Bandundu » qui a fait tabac tant au Zaïre (RDC), en Afrique que dans les Caraïbes.

Plusieurs noms de la chanson congolaise ont fait leur apprentissage dans la musique au sein de « Zaïna Molende ». Nous citerons pêle-mêle quelques noms: Dodoli, Akwesa Kumbaro, JP Buse, Mambo Ley, Mopero wa Maloba, Pélipé, etc. De nombreuses voix de la chanson congolaise sont passées donc passée par ce groupe musical qui, à l’époque, s’était révélée comme étant une vraie école de formation des idoles.

Et, depuis, on n’avait plus des nouvelles de ce chanteur interprète et auteur-compositeur qui s’était replié à Kingasani dans la commune de Kimbanseke où il avait mis sur pied une structure culturelle baptisée « ballet malemba’akulu » (nos ancêtres) avec lequel il a voulu pérenniser la culture « pende ».

En dehors de l’aspect ballet, Djonita Habanita avait pris la résolution d’entrer en studio pour l’enregistrement d’un album avec un groupe musical tradi-moderne appelé aussi « Malemba’akulu ». Il a voulu par là donner à la culture « pende » une dimension internationale à l’exemple de ce que fait « Mamu Nationale » avec les airs « luba », Mabele Elisi avec le label « mongo », le groupe « Kintueni » avec la chanson « yombe », etc…

Malheureusement, c’est au moment où il se préparait à concrétiser ses projets que la mort vient de le surprendre le mardi 8 décembre 2015 des suites d’une longue maladie à l’Hôpital Sino-congolais de N’Djili. En attendant le programme des funérailles qui sera élaboré par sa famille biologique, la dépouille de Djonita Habanita se trouve pour le moment à la Morgue de l’Hôpital précité.

De son cursus, on retiendra que Djonita Habanita avait suivi les cours de la médecine chinoise qu’il a terminée avec brio en qualité de Médecin gynécologue obstétrique. Il supervisait pour cela un grand centre médical à Kingasani dans la commune de Kimbanseke.

Le desk musique du journal « L’Avenir » présente ses condoléances les plus émues à la grande famille musicale congolaise et singulièrement à la famille du disparu et demande à l’Eternel de lui réserver une quiétude totale dans le Royaume des Cieux.

 

Que son âme repose en paix !

(Kingunza Kikim Afri)

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