Moyens de pression lancés par l’opposition: La ville morte…, et après ?

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…de même les marchés ont fonctionné, à la grande satisfaction de tout le monde
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Les Congolais en général, plus précisément  les Kinois ont connu un très mauvais début de semaine. Non seulement ils ont été surpris par des attaques d’éléments de Ne Mwanda Nsemi lundi dernier, ils ont été contraints à rester chez eux hier mardi, pour cause de ville morte décrétée par le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement/aile Limete, lors de la célébration de son 2ème congrès, les 21 et 22 juillet 2017. C’est donc deux jours de perdu pour le Congolais qui vit au taux du jour, et dont les activités principales, à près de 80%, sont du domaine de l’informel. S’agissant de la ville morte, cela va sans dire,  quiconque est sorti de chez lui hier  dans les avant-midi, a pu constater que la ville n’a pas tourné comme d’habitude. La ville morte, un des moyens de pression certes utilisé surtout en Rdc, a démontré ses limites.

D’abord pour l’opposition politique elle-même, elle doit de plus en plus prouver de quoi elle est capable, en faisant recours à des moyens de pression qui n’aggravent pas les conditions existentielles de la population congolaise qu’elle est censée défendre. Sinon, que gagne une vendeuse de chikwangues  ou un taximan contraints, malgré eux, à rester chez eux à la maison ? Dans cette logique, l’avant ville morte risque de ressembler à l’après ville morte. En plus, comment expliquer que l’appel à la ville morte soit lancé par des gens qui mangent du bifteck en Europe, mais qui exigent des sacrifices supplémentaires à la population congolaise. La photo qui circule en boucle sur les réseaux sociaux montrant les responsables du Rassemblement entrain de manger dans un restaurant européen a fait tâche d’huile. Parce que si la population n’a pas travaillé, elle ne peut  manger non plus. Un peu comme ce que dit la Bible : que celui qui ne travaille pas, ne mange pas non plus. Cette population peut-elle faire confiance aux politiciens avec lesquels elle ne partage pas les mêmes conditions de vie ?

Du côté de la Majorité Présidentielle, cette journée ville morte devrait interpeller, d’autant plus que « gouverner, c’est prévoir ». Ultérieurement, la question serait de savoir ce qu’il faut faire pour que la population ne réponde pas à un mot d’ordre lancé par l’opposition. Et ce,  même si la démocratie édicte le principe du poids (la majorité) et du contrepoids (l’opposition). S’agit-il de l’application correcte dudit principe ? Telle est la question, surtout lorsqu’on sait que le pouvoir en place a pour premier objectif ou premier souci, la satisfaction de l’intérêt général. Cet intérêt dépassant de loin l’appartenance  ou pas à un parti politique. 

Que faire ?

Ayant établi les responsabilités dans chaque camp, il est de notoriété publique que le pouvoir en place et l’opposition doivent tous jouer leur rôle. Celui de gérer et de satisfaire l’intérêt général pour les uns, et de s’opposer au pouvoir en place par des solutions durables, pour les autres. Tel est le jeu normal de la démocratie dans un Etat de droit. Si ceci n’est pas respecté, c’est l’abus du droit, qui a comme conséquence d’engendrer ennuis et difficultés pour tout le monde. Car s’il y a des troubles, elles auront des conséquences néfastes tant pour la Majorité que pour l’opposition. D’où, la nécessité pour les uns et les autres de mieux maîtriser leur rôle, afin de donner la chance à la démocratie congolaise.

Au-delà de ce qui vient d’être dit, quelle est la réplique de la Majorité Présidentielle, maintenant que le Rassemblement a étalé ses actions, soit du mois d’août à décembre 2017 ? Comme pour dire qu’un travail doit aussi être fait du côté de la famille politique proche du chef de l’Etat, afin de convaincre les Congolais à ne jamais suivre la position développée par le Rassemblement. Ce, d’autant plus qu’elle ne doit pas se contenter de répliquer chaque fois qu’un mouvement quelconque de masse est lancé sur terrain. Logiquement, nombreux sont d’avis que les conditions de vie de la population congolaise sont au plus basses. Le pouvoir d’achat du Congolais moyen ne fait que s’effriter au jour le jour. Raison pour laquelle le pouvoir gagnerait l’attention ou s’attirerait la compassion du peuple à travers une amélioration sensible de ses conditions de vie.

Qu’à cela ne tienne, disons que le contexte économique, social et politique de l’heure est lui-même mobilisateur des masses davantage qu’un quelconque mot d’ordre. Sinon, dans un contexte où professeurs d’université,  infirmiers,  détenteurs du bistouri et fonctionnaires menacent d’aller en grève, un mot d’ordre lancé même par une opposition moins populaire et sans assises, a des chances d’être suivi . Donc pour le pouvoir en place, le payement régulier des salaires et au taux budgétaire convenu est de nature à rendre les masses laborieuses davantage mobilisables et à s’investir pour l’intérêt général.

(JMNK)

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