Moli Molenge présente son spectacle « Yele na Yele »

par -
0 538
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Se produisant à la Grande halle de la Gombe dans un contexte d’incertitude dans la ville, l’artiste musicien, auteur, compositeur et interprète Molife Moli Mokelenge n’a pas déçu les centaines des spectateurs qui ont fait le déplacement de l’institut français de Kinshasa le 23 septembre dernier pour la présentation de son prochain « Yele na yele ».

Un concert qui commence timidement aux rythmes des chansons mélancoliques et d’éveil de consciences telles que « bonheur », « nani apesa ». Pour l’artiste, il fallait commencer par ses chansons, vues des tensions politiques qui bousculent l’actualité ce dernier temps. Dans cet entretien, il nous parle de la quintessence de son projet « Yele na Yela ».

Pouvez-vous nous retracer votre carrière ?

J’ai commencé la musique depuis mon jeune âge dans la chorale de la paroisse Notre dame d’Afrique chez les Bilenge ya Mwinda. J’ai été encadré par Cyprien Mbiya qui m’a donné l’occasion de rencontrer Jean Goubald et qui m’a aidé à perfectionner mon art. Me voilà aujourd’hui dans mon propre projet « Yele na Yele », qui est le nom de mon spectacle et prochain album.

N’avez-vous pas eu peur de vous produire dans ce contexte difficile ?

C’est pourquoi j’ai commencé mon concert par trois premières chansons de l’éveil. « Jukayi Mbelo », par exemple, c’est une chanson de l’éveil. On doit faire beaucoup d’effort pour chercher notre bonheur pas ailleurs ici chez nous. Quand on suit les informations, on voit facilement les jeunes gens qui coulent dans le méditerrané allant à la quête du bonheur à 8 mille kilomètre. Et pourtant, nous avons tout ici. Dans « bonheur qui nous attend », c’est claire, il y a un bonheur qui nous attend. Il suffit de travailler et de persévérer. Et dans « nani apesa ndambu ya bolingo n’Africa ? ». Le jour où j’écrivais cette chanson je m’étais posé cette question et en suite je m’étais donné la réponse, c’est nous même.

C’est vrai qu’il y a des étrangers qui peuvent nous porter mains fortes, mais avant tout c’est nous même. N’oublier pas que, si vous regardez bien l’histoire, le colonialisme est un pouvoir qui vous maintient sous l’emprise d’une main qui ne nous permet pas de nous sentir libre.

Avez-vous un message à adresser aux congolais ?

Le message de la paix. Nous sommes, tous, héritiers de cette terre. Nous avons l’obligation de protéger ce beau pays et de le bâtir. J’ai circulé dans les grandes villes dans l’Est du Congo, le paysage qu’il y a, c’est un bonheur. Nous devons toujours nous battre pour protéger notre pays comme nos ancêtres l’ont fait.

Votre calendrier, après ce show ?

Que des surprises. Je travaille à fond pour matérialiser le projet « Yele na Yele ».

 

(O.M)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse