Molesté par la “milice” de Franck Diongo : le capitaine Ali Kasongo de la GR succombe à ses blessures

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Il se nomme Kasongo Kitenge Ali, il a été capitaine à la Garde Républicaine. Cet homme est parmi les trois militaires de l’unité en détachement à la Présidence de la République. Son pêché, c’est d’avoir appartenu à l’unité chargée de la sécurité du président de la République. Aujourd’hui, Kasongo Kitenge Ali ne fait plus partie de ce monde, ainsi en a décidé la milice du député national  Franck Diongo. Nous sommes le 16 décembre 2016. Le capitaine Kasongo Kitenge Ali qui était en compagnie de son commandant le Major Ilunga Ina Banza et l’Adjudant Mukadi Mbiye se rendant au travail au Palais de marbre, ont vu des jeunes les demandant de changer subitement de direction. Eux qui avaient très souvent l’habitude d’emprunter un chemin donné pour se rendre à leur lieu de travail, étaient obligés d’emprunter un autre.

Arrivés à un endroit, une sorte d’intercession des routes, ils se verront subitement arrêter pour être identifiés. Tout d’un coup, l’Adjudant Mukendi Mbiye va lui être reconnu par leurs bourreaux. Ils seront tous trois acheminés à la résidence du député national Franck Diongo, qui donnera l’ordre de les passer au tabac. Battus très sérieusement par les jeunes gens qui composent la milice de ce dernier, les trois militaires vont rester agonisants. Voyant la situation lui échapper, Franck Diongo fera appel à la MONUSCO pour tenter de déjouer la situation. Conseillé à libérer ses victimes, Franck Diongo refusera. Son entêtement va faire empirer la situation, qui quelques heures plus tard, verra la police, l’armée et d’autres unités débarquer sur le lieu pour libérer les victimes de Franck Diongo. Les infortunés seront acheminés aux soins. Quelques jours après, Kasongo Kitenge Ali va être muté à Lubumbashi pour retrouver l’affection de sa famille. Hélas, il va succomber à ses blessures. Voilà où la barbarie de l’homme peut nous amener. Personne n’a le droit d’ôter la vie à son semblable. Quel est le péché qu’aurait commis Kasongo Kitenge Ali pour subir un tel traitement. C’est seulement parce qu’il a fait partie d’une composante dont nous ne partageons pas la vision que nous devons le mettre à mort ? Kasongo Kitenge Ali avait droit à la vie comme tout autre Congolais vivant sur le sol de la RDC. Sa mort constitue une énorme perte non seulement pour sa famille, mais également pour toute une communauté qui regrette infiniment sa disparition. Arrêté, Franck Diongo et ses 15 complices ont été jugés. Franck Diongo et 8 de ses complices ont été reconnus coupables et condamnés. Malgré cette condamnation, les meurtriers du capitaine Kasongo Kitenge Ali sont toujours en vie et respirent l’air naturel.

Qui pourra encore dire que c’était un montage ? Seuls les ennemis du droit penseront autrement. Mais, tout Congolais épris de bon sens, aura de la compassion pour le capitaine Kasongo Kitenge Ali, qui repose dans l’au-delà. Que son âme repose en paix !

(Patrick Isso)

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