Moïse Katumbi et Katebe Katoto, sans preuve de suspicion !

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Les deux frères avaient, de leur propre initiative, saisi, en juillet dernier, le Tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo, pour obtenir condamnation du Grec, Alexandros Stoupis, qu’ils accusaient d’être un faux héritier, usant, du reste, de faux documents, pour tenter de récupérer l’immeuble qu’ils occupent depuis quarante ans. Mais contre toute attente, ils ont, dans la foulée, suspecté le même Tribunal de partialité et ont saisi, successivement, le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi, puis la Cour suprême de justice pour qu’il en soit dessaisi. Appelés à prouver  leurs allégations devant cette haute juridiction, les deux frères en ont été incapables.

Inscrites à l’audience publique du vendredi 18 novembre 2016, sous RR3308, RR3309, RR3310, RR3344 et RR3352, devant la Cour Suprême de Justice, les demandes multiples de renvoi pour cause de suspicion légitime devant une autre juridiction ont effectivement été appelées ce jour.

Ces renvois ont été sollicités à la fois par Katebe Katoto et l’ex-gouverneur de l’ex-province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, contre Emmanuel Alexandros Stoupis. Ce dernier, de nationalité grecque, continue de réclamer la restitution ou le paiement du prix de l’immeuble appartenant à sa mère et spolié par les deux frères. Au cours de cette audience, la partie demanderesse a émis le vœu que toutes les juridictions de la Cour d’appel de Lubumbashi soient interdites de connaitre de cette affaire. Motif avancé, ces tribunaux subissent des pressions politiques, ont prétendu les avocats de la partie demanderesse. Argument balayé d’un revers de la main par le collectif des avocats d’Alexandros Stoupis, conduits brillamment par le Bâtonnier Ambroise Kamukuny. Il est indécent de politiser  une affaire qui relève du droit civil ou pénal, indique-t-il.

Mme Emmanuelis Stoupis se fait rouler par les deux frères

Devoir de mémoire oblige, l’affaire remonte avant la zaïrianisation, lorsque la famille Stoupis vivait en République Démocratique du Congo, il y a de cela 40 ans, plus précisément à Elisabethville, aujourd’hui Lubumbashi.

M.Raphael Katebe Katoto, frère ainé de Moïse Katumbi Chapwe fut locataire de Mme Stoupis sur l’avenue Mahenge, dans la Commune de Lubumbashi. Cette dernière quitte Lubumbashi pour Athènes, capitale de la Grèce, mais laisse à la Sonas, la gestion de son immeuble. Au début, tout allait au mieux, M. Raphaël Katebe Katoto s’acquittait de ses obligations de locataire en versant le loyer, auprès de la Sonas, gestionnaire attitré sous couvert de Mme Stoupis.

Curieusement, à la grande surprise du Conservateur des titres immobiliers de la Ville de Lubumbashi, les titres qui sont aux mains de la Sonas, se voient supplantés par ceux de Raphaël Katebe Katoto, obtenus grâce à sa malice, profitant des faveurs de l’ancien régime du Maréchal Mobutu, soudoyant  par voie de conséquence son propre cousin, ministre central des Affaires foncières, obtenant ainsi les titres d’une propriété dont il fut locataire sans en acheter, ni verser son équivalent à la propriétaire, ni à la Sonas auprès de qui la gestion de l’immeuble fut confiée.

Depuis, les tentatives de recouvrer le droit à l’immeuble se sont soldées vaines, au point qu’Alexandros Stoupis s’est décidé de rentrer en Rdc pour réclamer la maison de ses parents. A l’époque, Alexandre Stoupis confia l’affaire au Bâtonnier Jean-Claude Muyambo Kiassa entre 2002-2003. Pendant cette époque, la guerre fut ouverte entre cet ancien bâtonnier et Moïse Katumbi, Gouverneur à l’époque. Les correspondances furent dirigées contre Moïse Katumbi par le bâtonnier, dénonçant par ailleurs l’escroquerie de l’ancien gouverneur, couvert par sa position politique. Curieusement, les deux s’entendent mutuellement pour flouer le propriétaire et héritier Alexandros Stoupis, d’une part pour liquider l’immeuble, en se partageant les dividendes. Ceci, parce que Moïse Katumbi est devenu par la suite propriétaire imaginaire, en supplantant également les titres immobiliers de son frère, en rajoutant le titre prétendument de l’achat de l’immeuble en 1998 auprès de Mme Stoupis, malheureusement morte avant 1998. Moïse Katumbi, couvert par son ancien bourreau de Bâtonnier Muyambo a acheté l’immeuble auprès d’un cadavre, puisqu’aucun des enfants Stoupis ne reconnait la signature attribuée à Mme, enterrée avant la vente de son immeuble.

(Martin Mudimbi et Pius Romain Rolland)

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