Mois de mars, mois de la femme: Qu’en pensent les concernées ?

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Les femmes ne se sont pas tues à propos du mois qui leur est dédié.  Parité 50/50 entre homme et femme à l’horizon 2030, tel est le thème de cette année pour la femme.

Sur le plan professionnel, quelques dames ont réagi par rapport à ce thème. C’est le cas de Christelle Mbaya qui est enseignante à l’école Chrétienne ¨ J’aime les petits¨.  Etant considérés comme des êtres n’ayant pas beaucoup de capacité, souvent à cause de leur légèreté, leur caractère passif, Christelle Mbaya hausse la voix en disant : « Le thème de cette année vient aider la femme. Parce qu’avant, la femme était méprisée. Elle se limitait aux travaux ménagers alors que l’homme travaillait». La comparaison homme et femme dans le mariage fait couler beaucoup d’encres. Mais Mme Mbaya est d’avis que  ce thème se base plus sur la vie extra conjugale (la vie professionnelle).

Selon elle, le partage « fifty fifty » entre l’homme et la femme est encore plus valorisée qu’avant. D’après elle toujours, ses convictions religieuses ne permettent pas cette égalité dans un foyer. « C’est contredire la Bible ; l’homme est, et restera, le chef de la femme » dit-elle. Mais elle se sent capable d’assurer les mêmes fonctions que l’homme sur le plan professionnel car elle se dit sûre de sa capacité à faire tourner la tête. « Une réalité est bien plus fréquente ; l’homme ne travaille pas et il attend tout de sa femme. A cet effet, il devient passif, perd son autorité et fini par le rendre subordonné à sa femme. Ce que la bible interdit et je suis contre ce genre de comportement » indique-t-elle.

« Dès le départ, l’homme cherchait à étouffer la femme. Souvent en disant que les femmes ne peuvent pas leur diriger. Hors, si les femmes ne le peuvent pas, elles devaient se trouver à la maison et ne pas sortir de leur toit conjugal. Nous occupons déjà les petites places et nous le faisons bien. Cela veut dire qu’on peut aussi occuper des grandes places. Comme un verset biblique le dit (si tu es fidèle dans les petites choses tu le seras aussi dans les grandes) ». La madame de la 4ème des humanités, conclue en ces mots : « Si les femmes se sentaient incapables on ne pouvait même pas parler de la parité ».

Parité dans le milieu professionnel

Le milieu professionnel est un milieu de rude concurrence sur tous les plans. Les femmes et les hommes doivent bénéficier d’une égalité parfaite. D’après Kadimasi Rolande, -elle aussi enseignante dans la même école- elle se penche du même côté que Christelle. Elle confirme que la femme est autant capable que l’homme de présider et d’assumer les mêmes fonctions que l’homme. «  Tout cela sera réalisable est scolarisée. Donc promouvoir la scolarisation de la jeune fille».

En tant qu’enseignante, elle affirme que ce ne sont pas seulement les garçons qui sont les plus intelligents mais il y a des filles qui surpassent même les garçons en quotient intellectuel.  « Tout enfant, garçon ou fille, a droit à l’éducation. La scolarisation de la jeune fille est un bénéfice pour la nation car elle portera des bons fruits dans l’avenir » indique-t-elle.

Selon la culture africaine, en général et congolaise en particulier, la parité pose problème dans certain cas : « Sans pour autant mépriser la femme, nous avons une culture différente par rapport des occidentaux. Ceux là ont une facilité d’avoir des bonnes, des écoles de gardiennage pour prendre soin de leurs enfants. Mais nous en Afrique, par contre, nous  sommes obligés d’être à temps plein prêt des nos enfants. Veiller totalement sur eux » énonce Kika Tsasa Annie.  Cette vendeuse de la friperie ajoute ceci : « La culture congolaise prépare la jeune fille au mariage. Voilà pourquoi les mariages ancestraux réussissaient aussi longtemps que les filles n’avaient pas étudié». En plus elle insiste en disant oui à la scolarisation des jeunes filles sans suivre les conseils que nous leur prodiguons, elles peuvent ou ne pas nous honorer dans leur foyer ». Elle explique pour confirmer ses affirmations en disant : « Quand une fille échoue dans son mariage, quand bien même elle a fait des grandes études, ce sont les mamans qui sont condamnées ». Enfin elle précise en disant que : « En voulant copier sur les cultures des autres, nous perdons nos valeurs ».

Mois de mars, mois de la femme, alors que celui-ci est pratiquement fini, celles-ci se disent capables de gérer, de présider, d’assumer ou encore d’exercer les mêmes fonctions que l’homme mais cela en dehors du mariage.

(Addy Kitoko/Stagiaire Ifasic)

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