Modernisation des infrastructures aéroportuaires

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  1. Kabila inaugure l’aérogare modulaire et la tour de contrôle

*Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a procédé, hier jeudi 25 juin 2015, à l’inauguration officielle de l’aérogare modulaire et de la tour de contrôle de l’aéroport international de N’Djili. Cette aérogare étant provisoire, le Gouvernement se propose de construire une autre définitive, compatible avec les dimensions, la démographie et les ambitions à l’émergence du pays. Elle sera érigée sur une surface beaucoup plus grande, soit 45.000m2, avec un aménagement comprenant une desserte en trains omnibus, destinés à relier l’aéroport directement à la gare centrale, ainsi que des hôtels incorporés sur le site

*Ces ouvrages modernes, à en croire Justin Kalumba Mwana Ngongo, constituent une illustration de plus que la croissance économique, avoisinant les deux chiffres, que le Gouvernement réalise, année après année, sous le leadership du chef de l’Etat et de la coordination du Premier ministre, n’est pas que théorique ou encore uniquement macroéconomique ; elle est effective et se traduit dans l’économie réelle, avec une nette amélioration des conditions de vie des concitoyens

L’histoire retiendra qu’un certain jeudi 25 juin 2015, en République démocratique du Congo, plus précisément à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa, un double événement, d’une envergure sans précédent s’était produit. Il s’agit de l’inauguration simultanée de la nouvelle aérogare modulaire et d’un bloc technique comprenant une nouvelle tour de contrôle, une centrale d’énergie et une caserne anti-incendie. C’était en présence du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, du premier vice-président du Sénat, Edouard Mokolo Wa Mpombo, du Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, qui conduisait la quasi-totalité des membres du Gouvernement et de plusieurs invités de marque.

Construite dans le respect des standards internationaux, l’aérogare modulaire dont les travaux ont été lancés en mars 2013, est d’une superficie de 10.000 m2. Cette bâtisse qui a coûté 18,6 millions d’Euros, entièrement financés par le Gouvernement de la République, est construite par Alpha airport, une entreprise internationale de droit français. Réalisée dans le respect des règles de l’art, et plus particulièrement dans la stricte observance des principes de l’IATA (Agence internationale des transports aériens), cette aérogare a la capacité d’effectuer un traitement de 450 à 500 passagers par heure et d’en recevoir 1.000.000 par an. Avec ses barrières électriques modernes, l’ouvrage comprend un parking à même d’accueillir 246 véhicules. Il est également prévu une forme d’énergie électrique de haute qualité et pérenne.

Que des discours…

Plusieurs discours ont ponctué cet important événement, comme celui d’André Kimbuta, Gouverneur de la ville province de Kinshasa ; du Directeur général de Alpha Airport, du Directeur général de SYNOHYDRO, du représentant de la Banque africaine pour le développement (BAD), du Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) et du ministre de Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo.

Selon le Directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), Abdallah Bilenge, son entreprise dispose déjà de quelques bus destinés aux passagers devant se mouvoir de l’aérogare au tarmac et vice-versa.

Pour éviter tout comportement contraire au développement ou à mesure de créer du désordre dans ce lieu qui constitue le miroir de la RDC, le Dg de la RVA a sollicité, au travers de son allocution, l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour que le décret 036 limitant à quatre, le nombre de services devant opérer aux frontières dont l’aéroport international de N’Djili soit d’application. Il s’agit notamment de la DGM, du Service d’hygiène aux frontières, de la DGDA et de l’OCC. La Régie des voies aériennes, a déclaré son Directeur général, prend le ferme engagement de pérenniser l’outil de ce précieux investissement. D’où, la formation du personnel privilégié par l’entreprise.

De son côté, le gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, qui s’est réjoui de ce nouvel investissement à Kinshasa, a salué « la détermination et l’engagement du Chef de l’Etat à moderniser la RDC ». Pour lui, cette rencontre revêt un caractère à la fois symbolique et significatif. Symbolique, car après avoir réceptionné le pavillon présidentiel, l’aéroport international de N’Djili connaît un nouveau moment de gloire. S’agissant de la symbolique, il a dit que c’est le site lui-même. En effet, cette aérogare fournit la première image du pays en entrant et la dernière image en sortant. Il s’agit donc d’un Congo fort, beau, debout et prêt à relever le défi de son émergence.

Quant au représentant-résident de la Banque Africaine de Développement (BAD), Valentin Zongo, dont l’institution a appuyé ce projet, il a encouragé cet élan de la République Démocratique du Congo. Il a dit que cette cérémonie est une réponse à des besoins d’urgence. C’est aussi une promesse technologique qui manifeste la volonté du pays d’aller vers la modernité. Il a terminé par dire que la Rd Congo est un vaste territoire qui a un rôle de liaison entre les communautés. Son rôle se trouve dans les nombreux secteurs et celui de la navigation aérienne est très sensible.

Maître des céans, le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba, a expliqué, pour sa part, que « ces innovations s’inscrivent dans le cadre du Programme prioritaire de sécurité aérienne, PPSA en sigle. La sécurité, la sûreté et le confort ». Une trilogie satisfaite.

Quid du futur de l’aérogare de N’Djili

C’est ici que le ministre des Transports et Voies de Communication, Justin Kalumba, a expliqué que tout d’abord, sur la plateforme de N’Djili, l’on disposera toujours de l’ancienne aérogare, qui sera désormais entièrement dédiée au trafic domestique. Et ce sera le premier terminal. « Ensuite et comme son objectif l’indique, l’aérogare est modulaire, c’est-à-dire par définition temporaire et évolutive », dit-il, avant d’ajouter que réservée exclusivement au trafic international, cette nouvelle aérogare pourrait s’accroître avec le temps et selon le besoin, en intégrant de nouveaux modules. Ce sera le deuxième terminal de l’aéroport de N’Djili.

Toujours sur ce site de N’Djili, le président de la République a déjà instruit le Gouvernement, en vue de l’érection d’une aérogare définitive, compatible avec les dimensions, la démographie et les ambitions à l’émergence du pays. Cette aérogare définitive sera érigée sur une surface beaucoup plus grande, soit 45.000 m², avec un aménagement comprenant, en particulier, une desserte de trains omnibus, destinés à relier l’aéroport directement à la gare centrale, ainsi que des hôtels incorporés sur le site, comme c’est le cas dans toutes les grandes aérogares du monde. Et ce sera le troisième terminal de l’aéroport de N’Djili.

Quant aux autres aéroports du pays, les travaux de réhabilitation vont s’achever très rapidement pour les 3 autres concernés par le PPSA à savoir, Luano, Goma et Bangoka. Par ailleurs, toujours sur instruction du Chef de l’Etat, le Gouvernement est en train de négocier déjà le PPSA-2 qui devrait s’étendre sur 10 (dix) aéroports supplémentaires : Mbandaka, Gemena, Isiro, Bunia, Mbuji-Mayi, Kananga, Bukavu, Kindu, Kolwezi et Kalemie.

Du désengagement au réengagement

Dans son discours, le ministre a aussi expliqué que cette plateforme aéroportuaire de N’Djili qui a été modernisé, a été inaugurée en 1954, bien avant l’indépendance du pays, au bout d’un ouvrage amorcé et financé depuis 1950 par le colonisateur belge. Voici à ce jour 61 ans que cette plateforme n’a connu véritablement ni extension ni mobilisation financière sous quelque forme que ce soit.

Les autres aéroports du pays, qui présentent, à peu de choses près, le même tableau, n’ont pas connu non plus d’investissement véritable depuis la décennie 1970-1980. Comme conséquence, le désengagement dans ce secteur qui ont accru l’insécurité et l’inconfort. Face à ce contexte, le Gouvernement a fait le choix de ne pas subir l’histoire, en s’engageant à consentit d’importants investissements, dans le but d’impacter favorablement la sacrée trilogie faite des infrastructures, des équipements et de l’homme comme opérateur ou agent de surveillance dans le secteur de transport aérien.

(Jean-Marie Nkambua)

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