Mode et mœurs: RD Congo, pays de grands prêtres

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Jean Goubald dénonce les antivaleurs de la société congolaise, sous les rythmes de sa guitare acoustique. L’artiste  révèle la crise d’identité de la jeunesse congolaise. Celle-ci cultive, d’une part, l’éternelle illusion de migrer en Europe  et, d’autre part, souffre d’un manque criant de modèles à imiter. La jeunesse congolaise n’a pas de repères, observe-t-on.
 
Jean Goubald rapporte ce qu’il voit dans une société secouée perpétuellement et souvent sous l’emprise d’une crise multisectorielle. L’artiste constate dans son inventaire : le problème congolais, ce n’est pas le pays qui est en panne mais plutôt, l’homme congolais. Les kinois vivent dans la plupart sur une corde raide entre l’allégresse et la mélancolie. Face à la conjoncture, ils vivent dans la peur au ventre…

l’homme, modèle du développement, n’est pas considéré. Il est plutôt rétrogradé dans son carré, loin des projecteurs de la société congolaise. Il n’a même pas droit aux tapis rouges. La RD Congo est une société de grands prêtres. Ceux-ci façonnent leurs personnalités en termes de titre et non des faits à imiter.

Quid des grands prêtres

Jean-Goubald dresse leur portrait-robot. Ils constituent de nos jours, des vendeurs infatigables d’illusion dans la société congolaise. En réalité, ils n’apportent rien au développement du pays. Ils font miroiter à la jeunesse un train de richesse, issue le plus souvent de trafics illicites voire de la corruption.

Et la jeunesse, elle, est impressionnée par les extravagances de grands prêtres. Et dire que les grands prêtres ont beaucoup à apprendre, pour s’épanouir et se développer ensemble avec le reste du monde.

Pour la petite histoire, Jean-Goubald Kalala est un guitariste et chanteur congolais, avec sa guitare en bandoulière, il s’investit à «réinventer» en silence la musique congolaise. Son style se fonde sur sa voix chaleureuse, limpide, d’une technique inégalable, la pureté de sa guitare et ses textes qui conjuguent rimes et rires. C’est un artiste à thème.

Dans ses chansons, il embrasse dans son répertoire plusieurs thématiques, allant des chansons d’amour. Il évoque aussi d’autres réalités sociales, dresse des fresques d’enfant soldat qui réclame d’aller à l’école telle que dans le morceau « Bayibi ngai bomwana ». Pour mettre à nu dans une œuvre artistique des vendeurs d’illusions qui font miroiter aux jeunes un monde de rêve, cela relève aussi de sa force de perception.

Dans toutes ses sauces artistiques, en effet, l’artiste transmet ses aspirations pour une société meilleure, tissée sur des valeurs nobles. Chaque mélomane se retrouve dans ses textes, pimentés aux rythmes locaux et ceux de la world music
(Saint Hervé M’BUY)

 

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