Mode et mœurs: Le groupe Salongo veut reconquérir le public attiré par des films étrangers

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Après 40 ans d’existence, le groupe théâtral Salongo se lance un défi : reconquérir les fans attirés désormais par des films nigérians, tanzaniens et parfois ghanéens, au détriment des téléfilms congolais. Le coordinateur du groupe Salongo, Ndungi Mambimbi alias Masumu Debrindet, l’a annoncé au cours d’une interview accordée à Radio Okapi.

Les festivités des 40 ans d’existence de ce groupe se dérouleront du 08 au 12 décembre 2015. Pendant 5 jours, les acteurs du groupe Salongo compte organiser une série d’activités dont un colloque portant sur l’impact du théâtre populaire dans la masse. Cette activité se déroulera à l’institut national des arts (INA) à Kinshasa. Le programme prévoit aussi des productions scéniques et musicales.

Pour reprendre sa place des années 80 et 90, Masumu Debrindet indique que le groupe a rappelé « toutes les grandes tètes encore vivantes du Groupe Salongo ». Il a notamment cité :Kwedy ; Alinga ; Bolingo ; Shaba ; Masasi ; Elombe ; Mindondo et Denise Lipati.

« Toutes ces personnes sont présentes dans nos nouvelles productions », précise-t-il, en soulignant que le groupe commence à retrouver sa place d’antan, celle qu’elle occupait avant le décès de son réalisateur créateur, Tshitenge N’Sana.

Masumu Debrindet a reconnu sur radiookapi.net qu’avec la mort de Sylvain Tshitenge N’sana, géniteur du groupe théâtral Salongo,  beaucoup d’artistes qui autrefois avaient fait la pluie et le beau temps de ce groupe avaient perdu et l’espoir et le gout de ce métier. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, a-t-il soutenu.

L’image du théâtre populaire congolais est aujourd’hui ternie par la prolifération des groupes de théâtre aux valeurs artistiques douteuses. Les parvenus tombent comme un cheveu dans la soupe, au sein de la profession théâtrale, sans tenir compte de normes en matière de l’écriture dramatique.

Les téléspectateurs déplorent le manque de rigueur artistique dans la conception de scénarios. Par le théâtre populaire, la culture de la rue gagne plusieurs foyers congolais. Et par la culture de masse, la pièce de théâtre mal conçue au lieu de dresser la société, plutôt, elle contribue à la dépravation de mœurs. Plusieurs parents s’estiment choqués de constater à la télévision que les bouffons, qui pullulent dans le théâtre populaire s’illustrent dans leurs scénarios par les injures, l’insolence, les anti-valeurs de la société kinoise. Ce que certaines personnes qualifient de la kinoiserie qui entre par effraction dans les foyers de plus d’un congolais.

 

(Saint  Hervé M’Buy)

 

 

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