Mobiliser les énergies pour le redressement: Face-à-face Patrice Kitebi-masse laborieuse du FPI

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Nommé par Ordonnance présidentielle,  le Directeur général Patrice Kitebi, ex-ministre des Finances délégués auprès du Premier ministre, pour connaître la santé des ressources humaines du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), a initié une série d’échanges. C’est dans ce cadre qu’il a eu dernièrement un face-à-face avec la masse laborieuse de cette entreprise. Après avoir mesuré la température de l’entreprise, il les a expliqué que le FPI connait actuellement une situation extrêmement difficile. Une réalité qui démontre que la situation de la trésorerie est fortement déséquilibrée et ne permet pas à l’institution de rencontrer ses engagements et de poursuivre la réalisation de sa mission.

En effet, au 24 novembre 2016, date de la remise et reprise entre l’ancienne direction générale et la nouvelle, conséquence de l’Ordonnance n°16/090 du 11 novembre 2016, le premier état des lieux dressée de la situation globale de l’Etablissement public FPI, après consultation des différents documents (financiers et autres), signalent que le montant réellement disponible en trésorerie est donc de 870.377.846, 81 Francs congolais.

En revanche, les engagements à très court terme de l’institution se chiffrent à 62.456.488.662,97 Francs congolais. Ce volume d’engagement inclut des dettes envers le personnel et différents créditeurs, des découverts bancaires ainsi que des sommes dues aux promoteurs de projets au titre de reliquats sur les financements, y compris des subventions, des prêts complémentaires et des prêts notifiés non décaissés.

Selon les données arrêtées au 30 septembre 2016, le portefeuille-prêts du FPI se chiffre au total à 325.810.287.404,89 FC, soit l’équivalent de 260.648.230 USD. Ce montant total se répartit en deux catégories, à savoir l’encours-prêts en force d’un import, ainsi que les impayés portant sur le principal, les intérêts financiers, intérêts de retard et autres frais. Les impayés représentent 58,1% du portefeuille-prêts du FPI, a-t-il révélé aux agents et cadres le nouveau DG du FPI. Soulignons que ces chiffres démontrent que la situation opérationnelle et fonctionnelle du FPI fait craindre, et on peut même dire qu’elle est  catastrophique.

La nécessité des réformes

Patrice Kitebi a aussi signifié que dans ce contexte, le redressement de la situation du FPI va exiger la mise en œuvre rapide des réformes visant d’une part à accélérer le recouvrement des impayés et l’accroissement de ressources disponibles pour la poursuite du financement et d’autre part, à moderniser les instruments de gestion de l’institution afin de la hisser aux standards des autres institutions de financement du développement.

Les défis sont énormes à relever, dit-il, avant d’affirmer qu’il faudra donc  travailler ensemble. Raison pour laquelle il a invité  les agents du FPI à la vertu et à la bonne gouvernance. Aucun couloir d’indiscipline ne sera toléré et il n’y aura pas de chasses aux sorcières, mais plutôt la valorisation de la compétence.

Dans le souci de redresser et de repositionner le FPI, Patrice Kitebi a annoncé que l’année 2017 doit être l’année du recouvrement et de l’engagement du processus de réforme des instruments de gestion de l’entreprise.  Dans cette perspective, il sera nécessaire de réaliser très rapidement non seulement les états des lieux approfondis, mais aussi  le bilan des compétences du personnel, ainsi que  l’audit informatique en vue de doter l’établissement public d’un système d’information et de gestion intégré.  Sommes toutes,  cette rencontre a permis au nouveau gestionnaire de décrisper l’atmosphère.

(JMNK)

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