Mme Mbungu : « Après la mort de mon mari, j’ai commencé à élever mes enfants sans l’aide de ma belle-famille »

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Les femmes qui élèvent leurs enfants sans leur père, éprouvent plusieurs difficultés pour l’avenir de leurs enfants.

C’est le cas de maman Mbungu, mère de cinq enfants. Cette dernière a affirmé, au cours d’une interview qu’elle nous a accordée, que chaque femme a ces réalités de la vie. « Moi, mon marie a été tué par les soldats de l’AFDL depuis 1997. Ma belle-famille, après la mort de leur fils, m’a demandé de prendre le petit frère du défunt comme époux. Parce que c’était leurs coutumes, j’avais refusé leur proposition et ils ont décidé de ravir tout les biens  que mon mari avait laissé », explique-t-elle.

Tout en ajoutant qu’ «  ils m’ont chassé de la maison, et  je me suis retrouver chez ma sœur. J’ai commencé à élever mes enfants après la mort de leur père sans l’aide de ma belle-famille ».

Et entant que mère qui a l’amour pour ces enfants, madame Mbungu était obligée de créer un petit restaurant pour essayer de vivre avec ses enfants. « Dieu est bon qu’il a fait de moi une femme courageuse après le décès de mon mari. Je n’ai pas donné à mes enfants tout ce qu’ils me demandaient, mais je faisais de mon mieux pour  qu’ils ne manquent pas à manger, à se vêtir et pour les scolariser », souligne-t-elle.

Certes, elle a tenu a ajouté que : « Ce n’est pas facile d’éduquer les enfants sans leur père. J’avais peur que mes enfants finissent à la rue et cela m’a poussé à me battre et aujourd’hui mes enfants sont heureux ».

Par ailleurs, madame Mbungu lance un appel au Gouvernement de projeter un œil sur toutes les femmes qui élèvent leurs enfants seules. Ce, en les donnant chacune un boulot qui va les aider à prendre soin de leurs enfants.

Fatou Kibonge dévoile

La deuxième intervention est de madame Fatou Kibonge, mère de deux enfants. Elle vit seule et il y a de cela six ans qu’elle s’est séparée de son mari.

Elle commence en expliquant que, c’est difficile d’affronter seule cette étape de la vie. « Quand on élève les enfants seules sans soutien, c’est rajouter un autre fardeau dans la vie, parce que les enfants doivent manger, se vêtir……Depuis l’absence de mon mari tout est devenu difficile, mais Dieu est bon. Il fait en sorte que moi et mes gosses, nous ne manquons de rien. Pour s’en sortir à leurs préoccupations, je procède à la vente des habits, malgré tout ce que je fais. J’ai besoin d’un bon boulot pour m’en sortir », a-t-elle affirmé. A madame Kibonge d’ajouter que : « pour moi, mes deux filles sont mes copines. Je vais tout faire pour rendre leur vie heureuse. L’amour que je porte à leur égard ce n’est pas pour faire d’eux des filles gâteuses, mais pour effacer en eux le souvenir de vivre sans père ».

En  ce qui concerne leur éducation, l’intervenante a rassuré qu’elle a montré à ses enfants le chemin de l’église pour ne pas se donner à la chose moins importante. L’éducation d’un enfant dépend de sa tutelle.

« Ce n’est pas parce qu’on est une femme qui vit seule, qu’on doit abandonner ou se laisser faire. Nous lançons un son de cloche au Gouvernement de penser aux femmes qui gèrent leurs enfants seules, en les donnant les privilèges que bénéficient les femmes occidentales », a conclu madame Fatou Kibonge.

(Espérant Kabemba/Stagiaire)

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