Mme Ginette Martin précise : « Clément Kanku ne s’est pas réfugié à l’Ambassade du Canada »

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L’honorable Clément Kanku s’est-il réellement réfugié à l’Ambassade du Canada ? Cette question a alimenté les débats sur les réseaux sociaux qui ne se sont pas empêchés d’affirmer que ce compatriote aurait cherché refuge à l’Ambassade du Canada, lui-même étant citoyen canadien. Et pourtant, lorsqu’on accède aux lourdes charges étatiques, notamment lorsqu’on est député national, ou ministre du Gouvernement Samy Badibanga, il est difficile d’affirmer que les services compétents avaient fermé l’œil, pour faire passer outre cette irrégularité.

Qu’à cela ne tienne, c’est l’ambassadrice du Canada en République démocratique du Congo, Mme Ginette Martin, qui a tranché, en tweetant ce qui suit : « La rumeur selon laquelle le député Clément Kanku se serait réfugié à l’ambassade du Canada est non fondée ».

Espérons que cette précision de taille mettra un terme à la rumeur, qui concluait déjà à une manœuvre pour l’élu de Dibaya de ne pas répondre aux faits lui reprochés par le Parquet Général de la République.

Des révélations

Disons que tout a commencé par les révélations faites samedi 20 mai dernier par un journal américain, « The New York Times » affirmant dans sa livraison du jour que l’experte des Nations-Unies, Zaida Catalan, assassinée au mois de mars dernier, avec son collègue américain Michael Sharp, détenait un enregistrement sonore d’un député national, en l’occurrence Clément Kanku, en conversation téléphonique avec l’un des présumés auteurs matériels des actes déplorés dans le Kasaï. C’est cet élément audio qui a conduit le Procureur Général de la République, Flory Kabange Numbi, à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus.

Revenant sur la conversation de Clément Kanku avec l’un des présumés auteurs matériels des actes déplorés dans le Kasaï, le PGR indique que la nature et les circonstances de cette conversation ne peuvent aucunement laisser indifférent l’Officier du Ministère public. Voilà pourquoi, lundi 22 mai 2017, il a été amené à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus. Et comme il s’agit des investigations visant un député national, il a, faisant application de l’article 75 de la loi organique n°13/010 du 19 février 2013, loi relative à la procédure devant la Cour de cassation, adressé ce même jour une lettre au Président de l’Assemblée nationale pour  lui permettre de conduire ces indispensables enquêtes dans cette sinistre affaire.

Et M. Flory Kabange Numbi de préciser qu’une fois cette autorisation préalable obtenue, il sera en droit de poser tous les actes qu’exige une instruction pré-juridictionnelle. Si à l’issue de cette instruction il y quand a conviction que les faits étaient établis dans le chef du concerné, il serait alors inculpé de : participation à un mouvement insurrectionnel (art. 206 et 208 du CPLII), assassinat (art. 21 CPLI, 43, 44 et 45 du CPLII), incendies volontaires (art. 21 du CPLI, 103, 104 et 108 du CPLII), destructions méchantes (art. 21 du CPLI, 110-112 du CPLII) et association des malfaiteurs (art. 156 à 158 du CPLII).

« Il est toute fois impérieux de souligner et de noter qu’à ce niveau de la procédure, il n’est nullement question de chercher à obtenir la levée des immunités », a précisé le Procureur Général de la République, avant d’indiquer que son office reste ouvert à toute expertise locale ou étrangère pour élucider tout point de controverse.

(JMNK)

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