Mise en place du Comité préparatoire: Le dialogue s’annonce palpitant

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Sauf changement de dernière minute, l’Ordonnance portant mise en place du Comité préparatoire au dialogue politique national et inclusif pourrait être signée cette semaine, à en croire des sources crédibles. Le Comité préparatoire, nous renseigne certaines indiscrétions, a pour mission d’élaborer l’ordre du jour, prendre les désidératas des indécis au dialogue, puis baliser le chemin au tour d’un arbre à palabre.

Puisque la sphère politique est polluée de contradictions et contre-vérités sur les instruments qui régissent l’Etat congolais, les acteurs politiques par la magie de la sorcellerie ont pris en otage le processus électoral, en ce que la Centrale électorale, l’organe habilité à convoquer le corps électoral se trouve au cœur de la polémique entre la Majorité au pouvoir d’une part, et l’Opposition à la quête du pouvoir d’autre part, puis se greffe les centristes qui jouent à l’apaisement entre le deux fous. Depuis, les parties se disputent le monopole de la gestion de la chose publique où parfois l’opposition s’est substituée en décideur lorsque la Ceni, en son temps proposa le calendrier partiel sur pression de l’opposition. Cette dernière, après publication du calendrier partiel l’a jugé indigeste, immoral en réclamant par la suite celui qui est global, avec l’appui de la Communauté internationale. A l’annonce de ce dernier, la même opposition, estime que le Calendrier global n’est pas consensuel. La crise politique et non institutionnelle prend naissance au sein de la classe politique. La même opposition est montée au créneau dénonçant la corruption du fichier électoral, en ce que la Ceni doit inscrire les nouveaux majeurs estimés à plus de 8 millions, le vote des Congolais de l’étranger, le recensement administratif puis l’enrôlement des électeurs. Ces désidératas, contraintes qui sont fondées, se heurtent néanmoins à la réalité politique de la RDC, dont l’élection présidentielle doit se tenir dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire le corps électoral est convoqué 90 jours avant l’expiration du délai constitutionnel.

Dans l’autre camp, dit de la Majorité présidentielle, les élections en Rdc sont irréversibles mais, le contexte ne permet pas de les organiser dans un climat de tension, où certains acteurs politiques développement la théorie du chaos, et d’autres le principe de mettre les Congolais sous tension. Dans un tel environnement, au regard de deux précédents scrutins de 2006 où les FARDC se sont affrontées à la milice du candidat perdant à la présidentielle ; puis en 2011 avec le climat de contestation des résultats des urnes en ce que, le candidat malheureux prêta serment dans sa maison et devant la Bible, qui n’est pas la loi fondamentale du pays.

En outre, la MP tient à vider le contentieux électoral de 2006, en ce que les élections urbaines, municipales et locales n’ont jamais eu lieu. Sous d’autres cieux, certains élus du peuple, c’est-à-dire les députés nationaux qui sont allés deux fois à la sanction populaire estiment quant à eux qu’ils n’iront pas à la troisième sanction législative tant que le Sénat et les députés provinciaux qui ont largement dépassés leurs mandats législatifs n’étaient pas soumis à la sanction des urnes. C’est ce que Justin Bitakwira appelle « Egalité de chance et égalité de droit ». C’est justifié !

A cela s’ajoute le débat sur l’adaptation de la Constitution à la réalité politique du pays. A cet effet, une certaine opinion pense que plusieurs articles sont obsolètes et ne répondent plus aux impératifs politiques du moment.

Face à ces suspicions de part et d’autre, soucieux d’éviter au pays de Lumumba une autre tragédie qui ne dit pas son nom, en africain, lorsque le problème surgit, sous l’ombre d’un arbre, les sages discutent, débattent puis trouvent la juste mesure en faveur de la communauté, au lieu que le village se brule. C’est dans cette perspective que certaines voies se sont levées pour exiger « le dialogue politique » entre tous les acteurs politiques, sans contraintes sinon à volonté pour sauver le pays du chaos, estiment qu’il faille dialoguer en amont plutôt qu’en aval. C’est-à-dire dialoguer avant le chaos que de le faire après le chaos. Dans cette quête, il s’agit de mettre ensemble les Congolais mus par la volonté de sauver ce qui nous reste, en tenant compte de la pire expérience qui a conduit les Zaïrois à piller à 2 reprises le tissu économique du pays, avec comme conséquence néfaste de relever l’économie du pays. C’est le lieu de décourager les tenants de la théorie du chaos, qui veulent l’embrasement du pays.

Le chemin à baliser, c’est la mise en place du Comité préparatoire tant réclamé par les uns pour vider la substance de leur préoccupation avant les pourparlers en question.

(Pius Romain Rolland)

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