Accord de la Cenco: Kabila entame les consultations aujourd’hui

L’ouverture de la culture du dialogue prônée par Joseph Kabila depuis son accession à la Magistrature Suprême en 2001, fera école et restera inscrite dans les annales comme une jurisprudence qui traversera les âges. Joseph Kabila ne s’est jamais empêché, lorsque les besoins et les circonstances l’exigent, d’appeler le peuple à se mettre sur une même table, afin de résoudre les différends. Ainsi, le communiqué de la Présidence de la République portant la signature du Chef adjoint du cabinet du Chef de l’Etat stipule que la CENCO a confirmé à Joseph Kabila, la fin de sa mission de bons offices lui confiée à Kingakati en date du 29 octobre 2016 et reconduite à Kinshasa le 05 décembre de la même année.

Garant de la Nation, Joseph Kabila Kabange, Président de la République n’a trouvé mieux que de reprendre du service pour réconcilier les Congolais et les emmener comme en 2006, puis 2011, aux élections crédibles, transparentes et apaisées organisées dans un climat de paix, de fraternité et de confiance mutuelle. C’est dans cette optique, et à la suite du rapport final des négociations politiques du Centre Interdiocésain fait par les évêques de la CENCO au chef de l’Etat en date du 28 mars dernier, que le président de la République, Joseph Kabila Kabange reçoit en audience, ces lundi et mardi 3 et 4 avril 2017, peu avant son adresse devant les deux chambres parlementaires réunies en congrès, différents groupes de la classe politique et sociale concernés, en vue de baliser la voie à la mise en œuvre de l’Accord du 37 décembre 2016. C’est ce qu’indique un communiqué du protocole d’Etat lu hier à la Radiotélévision Nationale (Rtnc).

A en croire la CENCO qui présentait son rapport au Chef de l’Etat, elle a retenu du Président de la République son engagement, considérant que 98% du travail fait est un acquis et que pour les 2% restants, il s’engageait à les obtenir dans un bref délai. Cette initiative du chef de l’Etat est la bienvenue, d’autant plus qu’elle était souhaitée par le Rassemblement aile Félix Tshisekedi, qui avait de ce fait boycotté les rencontres informelles organisées par la Majorité Présidentielle.

Soulignons que la non signature, le dimanche 27 mars 2017 à Kinshasa par les acteurs politiques et sociaux prenant part au dialogue politique piloté par les Evêques de la CENCO, de l’Arrangement particulier, un document additif qui devrait actionner la mise en œuvre de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre, a suscité beaucoup d’interrogations, de scepticisme et même de la psychose au sein de l’opinion plurielle qui, vite, a tourné le regard vers le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, duquel, opposition et Majorité et communs de mortels attendent une solution idoine en qualité de Garant de la Nation afin d’éviter au pays une impasse aux lendemains incertains.

Les Evêques avaient reçu, du Chef de l’Etat la mission d’obtenir plus d’inclusivité autour de l’Accord conclu le 18 octobre 2016 à la cité de l’Union Africaine, sous la médiation de l’ancien Premier ministre Togolais Edem Kodjo, et se sont pendant plus de trois mois, mouillés la soutane, sans obtenir ce que les Congolais attendaient de ces pourparlers.

L’accord conclu nuitamment le 31 janvier 2016 sous la médiation des clergés, avait, pour les esprits avisés, déjà planté le décor de l’impasse d’autant qu’il (l’accord) n’avait pas pu, comme c’était le cas avec l’Accord de la Cité de l’Union africaine, vider toutes les questions qui fâchent, préférant à la place s’atteler aux principes.  Cette stratégie des princes Catholiques, bien qu’ayant permis aux uns et autres de passer la fête de fin d’année en toute quiétude, se montre aujourd’hui moins payante avec l’échec de la signature de l’Arrangement particulier, qui n’est, autrement, que l’échec d’une harassante médiation qui n’a que trop durée.

(JMNK)