Miriam Musala : « Ma mère n’a pas le temps… j’ai tout découvert de moi-même »

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Le manque de dialogue entre mère et fille constitue à ce jour,  un danger pour les jeunes filles. Les mamans congolaises ont du mal à parler de l’éducation sexuelle avec leurs jeunes filles en famille. Un sujet qui fait en sorte que plusieurs de nos jeunes filles ne savent gérer leur vie sexuelle. Dans certaines familles, parler de l’éducation sexuelle avec les filles est devenu un sujet que plusieurs mères considèrent comme un tabou. Et pour certaines femmes, parler de la vie sexuelle est en quelque sorte un péché qui risquerait même de pourrir leur vie.

Selon Mademoiselle Miriam Musala, la découverte que font les jeunes filles en dehors de la famille par leurs propres efforts, fait en sorte qu’elles comprennent mal la chose. A cet effet, les conséquences sont les grossesses non désirées, les filles peuvent ramasser des maladies sexuellement transmissibles qui peuvent les amener à la mort à cause de manque du dialogue entre les mamans et leurs filles.

Le dialogue entre les femmes en Afrique n’existe pas : « moi  personnellement, ma mère ne m’a jamais parlé de l’éducation sexuelle. Même mes cycles, j’ai appris à les calculer par l’aide d’une grande sœur du quartier. Pour ma mère, elle n’a toujours pas le temps pour m’en parler. J’ai tout découvert de moi-même », explique Miriam Musala.

En effet, les femmes congolaises n’ont pas le courage de se poser la question si et seulement si, leurs filles sont toujours vierges ou pas, comme c’est le cas de la jeune fille Miriam Musala. « Ma maman ne s’est jamais souciée de connaitre si je suis vierge ou, si je ne le suis plus. Elle a honte de me dire toutes ces choses », rétorque-t-elle.

Quand une mère parle de l’éducation sexuelle avec sa fille, c’est difficile à ce que cette dernière puisse avoir de problème dans sa vie. Ceci parce qu’elle saura se protéger si seulement, elle mettait ce que sa mère lui prodiguait comme conseil en pratique.

A cette même occasion, nous avons interviewé Mme Fanny Ndaye, mariée et mère de deux enfants. Pour elle, c’est difficile que les mamans Africaines puissent le faire, surtout que ce n’est pas dans notre culture de parler du sexe avec nos filles. « La mère congolaise doit être claire avec ses filles, au lieu de leur parler en message codé que nos filles ont du mal à décoder. Pour être claire  avec nos filles, nous devons leur expliquer, par exemple, si tu es en mauvaise période, c’est très dangereux d’avoir les rapports sexuels. Et pour qu’une mère congolaise le dise, c’est vraiment un tabou », affirme-t-elle.

« Les femmes qui entretiennent le dialogue entre leurs  filles, ont  vécu plus à l’étranger  et qui vivent comme les européens », ajoute Fanny Ndaye. Certes, la femme congolaise doit savoir  parler avec sa fille pour son bien-être, de peur qu’un jour qu’elle cherche à partager la responsabilité avec l’Etat congolais.

(Espérant Kabemba /Stagiaire )

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