Ministre en charge des relations avec le Parlement: Justin Bitakwira veut rendre actif son ministère

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Né, le 05 décembre 1960 à Lemera, dans le village de Katala, non loin de Mulenge, dans le Sud-Kivu, fils de Somora Mugambire et de Ritha Kyabatima, il se dit un phénomène depuis le ventre de sa mère, pare qu’il a échappé à  un avortement forcé. Père de famille, marié à Mme Ruth Faila Bitakwira, Bitakwira Bihona-Hayi Justin a fait ses études primaires à Kibungu Mulenge puis s’en va au petit séminaire de Mungombe et termine ses humanités en pédagogie générale.

Self made Man, il obtient un diplôme en art dramatique, en Développement communautaire, puis une licence en Sciences Politiques et Administratives à l’Université du CEPROMAD.

Elu en 2006, député national sur la liste du Parti Congolais pour la Bonne Gouvernance (PCBG), il est réélu en 2011 sur la liste de l’UNC. Il occupe tour à tour le poste de Rapporteur de la Commission socio-culturelle, puis Président du Groupe parlementaire UBNC et alliés, poste auquel il démissionne en mai 2014, avant de créer son propre parti Alliance pour la République et la Conscience Nationale. Panafricaniste engagé, Bitakwira Bihona-Hayi Justin est un enseignant de carrière, profession qu’il a exercé en République Démocratique du Congo, au Burundi, au Kenya et au Cameroun.

Il a été Attaché administratif à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo au Cameroun, Conseiller politique du Vice-Président de la République Yerodia Abdoullah Ndombasi Tumba Vemba ; Chargé des missions du Gouverneur du Sud-Kivu, Bulaïmu. Il est un véritable patriote, il a étouffé dans l’œuf le mandat d’arrêt international lancé contre le Vice-Président de la République Yerodia Abdoullah Ndombasi Tumba Vemba en 1999, en envahissant l’Ambassade de Belgique le 12 juillet 2000 avec plus de 60.000 manifestants.

Son parcours politique est parsemé d’embuches, d’obstacles, mais aussi de victoires. Pionnier du Dialogue politique national inclusif, parce que reçu le 09 juin 2015 parmi les courageuses personnalités de l’opposition politique, pendant que beaucoup de politiciens n’y croyaient pas.

Il prit part au Comité préparatoire, puis au Dialogue proprement dit. Brillant député, connu par son franc parlé, ses proverbes et le langage imagé, ce n’est pas un hasard qu’il a plu au Président de la République Joseph Kabila Kabange, de le nommer au poste de Ministre chargé des Relations avec le Parlement.

Quatre fois prisonnier politique sous le régime du Marchal Mobutu et deux fois sous le régime de M’Zée Laurent-Désiré Kabila, il est un fruit de l’UDPS en y adhérant dans la clandestinité en 1983 et a joué un rôle prépondérant à la Fédération de l’UDPS/Sud-Kivu, vers les années 1990.

Dans un entretien qu’il a accordé à la Rédaction du Journal L’Avenir, 24 heures après avoir procédé à la remise et reprise au ministre des Relations avec le Parlement, Bitakwira Bihona-Hayi Justin a donné le signal fort de ce que sera son ministère sous son mandat. Placé ministère de la souveraineté, au lendemain du 24 avril 1990, soit 2 ans après que le Maréchal ait libéralisé l’espace politique, le Ministère des Relations avec le Parlement, par le truchement de Bitakwira Bihona-Hayi Justin, va marquer l’histoire, nous a-t-il confié. D’emblée, il a remercié le Président de la République, qui l’a élevé à ce  rang. « Je dois dire qu’après 10 ans à l’Assemblée nationale, je suis un député connu, pour ne pas me qualifier moi-même de brillant. Le Président de la République sait la raison pour laquelle, il m’a placé à ce ministère. D’emblée, je vais dire que je ne vais pas jouer au figurant. Je vais transformer ce ministère où, moi-même je suis le stratège du Gouvernement, parce que je suis le pont entre l’institution gouvernement et entre Institution Parlement, c’est-à-dire, l’Assemblée nationale, le Sénat et les Assemblées provinciales. Je crois que je vais jouer le rôle qu’il me faut, en approchant même d’autres parlements d’Afrique et du monde, plus particulièrement, je pense au Parlement de l’Union Européenne, le Congrès Américain ».

Ce rôle qu’il attend jouer, c’est en rapport entre autre avec les idées que les Parlements Européen ou américain ignorent que la RDC vit sous forme d’un bébé en démocratie et que cette dernière est âgée à peu près de 10 ans et que dans son temps, la RDC a connu de démocraties fallacieuses avec Mobutu qui imposait les couleurs à voter, le rouge et le vert. « Ce n’est qu’en 2006 que nous avons connu réellement des élections démocratiques, sans difficultés, mais aussi en 2011. Nous ne sommes pas cette démocratie des années 1700 ; 1800 comme en Amérique, comme en Europe, en France particulièrement. Ils doivent être très tolérants envers nous, et les menaces auxquelles nous assistons, de sanctions sur sanctions ça devient une monotonie », a-t-il indiqué.

Par la suite, le ministre des Relations avec le Parlement a émis le vœu de voir les lois de la République qui sont votées, promulguées soient vulgarisées à travers les médias, mais aussi expliquer le rôle du Ministère dont il a la charge.

De ce point de vue, il a mentionné que les lois de la République à travers son ministère, doivent être traduites en langues nationales (Tshiluba, Kikongo, Kiswahili et le Lingala).

Le ministre  veut faire de son  Ministère des Relations avec le Parlement, le plus fréquenté par les ministres, les députés nationaux, les sénateurs, les députés provinciaux, parce que ce ministère constitue un carrefour du fait que celui qui l’anime joue le rôle d’interface, en ce qu’il est celui qui va vendre l’image du Gouvernement face aux élus du peuple.

Par ailleurs, il a salué le travail abattu par son prédécesseur par la mise en œuvre d’une revue qui sera actualisée, sinon améliorée, en ce que le ministère doit disposer des rapports de vacances parlementaires qui doivent être exploités parce qu’ils constituent et reflètent la réalité de la République Démocratique du Congo. « Je l’ai constaté, s’il faut résoudre le problème dans ce pays, il faut passer par les élus du peuple car, chacun vient d’un coin de la République. Ce sont les représentants ou même ceux qui ont l’image positive ou l’image négative de circonscriptions dans lesquelles ils viennent », a-t-il relevé.

Les priorités et Bitakwira au Ministère

Dans la foulée, le ministre des Relations avec le Parlement  a mentionné les bons rapports qui existent entre lui et les présidents des différentes institutions. Cependant, l’un des priorités du ministère, mais aussi ses innovations, c’est l’exploitation des différents rapports parlementaires qui seront  coulés sous forme de synthèse à transmettre au Président de la République, au Premier ministre, aux différents ministères sensibles tels, l’Intérieur, l’Agriculture, les ITPR, mais aussi aux gouverneurs des provinces car, ce rapport traduit le travail des élus dans leurs milieux naturels.

En plus, il a affirmé que sous son mandat, les chargés d’Etudes ne vont pas seulement se limiter à l’Assemblée nationale, mais aussi, au Sénat, et dans les 26 Assemblées provinciales. « Nous devons avoir cette clémence du Premier ministre, d’affecter les chargés d’études dans toutes les commissions du Sénat ; et  ceux de l’Assemblée nationale ça doit être différent. Je vais continuer la mise sur pied de différents chefs de division rattachés aux différentes Assemblées provinciales avec un minimum de personnel, parce que nous devons avoir des rapports réguliers », a-t-il précisé.

En outre, il a indiqué qu’il va aider les élus du peuple dans certains comportements, entre autre, lorsqu’on appose sa signature, on ne la retire pas. Il en va de même de combattre la tendance d’inféodation entre les Assemblées provinciales et les exécutifs provinciaux pour que chacun joue le rôle qui est le sien et que la machine du contrôle parlementaire s’accélère. « C’est le cadet de souci de nous tous, qu’il y ait un contrôle parlementaire avec un ministre, ça se fait à deux niveaux, soit dans de commission, soit il est interpellé à l’Assemblée nationale. Je vais demander aux ministres de comprendre, non seulement, je suis leur avocat-défenseur, mais aussi en cas d’exagération, moi-même je peux inciter un député à pouvoir s’attaquer au ministre effectivement qui ne comprend pas que nous avons besoin du développement, nous avons besoin du changement », a-t-il dit.

(Pius Romain Rolland)

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