Miba : Bruno Tshibala vole à la rescousse du canard boiteux

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Une vue partielle du siège social de la Minière de Bakwanga. Photo.Miba.net

C’ est un acte de haute portée sociale. A Mbujimayi, la très bonne nouvelle a été accueillie avec faste et suscité une explosion spontanée de joie. Investi il y a à peine un mois, Bruno Tshibala veut ressusciter, mieux, faire renaitre la minière de Bakwanga de ses cendres. Alors qu’ il recevait en audience samedi, le gouverneur du Kasaï-Oriental, le premier ministre a annoncé le décaissement pour bientôt, d’ une bagatelle somme de 10 millions de dollars américains pour relancer la production de la Miba.

« La question de la Miba a trouvé une oreille attentive auprès de son Excellence Monsieur le Premier ministre, donc là, il y a déjà une solution sur la table, les dix millions seront décaissés » a affirmé, Alphonse Ngoy Kasanji, sur un ton bourré d’enthousiame.

Depuis plusieurs années, l’état général de cette société publique est très préoccupant, caractérisé par une baisse drastique de la capacité de production de diamant qui est tombé au plus bas niveau depuis sa création et son endettement a atteint des chiffres records.

Cette somme explique-t-on, permettra à l’ entreprise d’ accélérer son plan dit de ”survie” en réhabilitant les unités de traitement détritiques, acquérir des engins miniers et des moyens de transport ainsi qu’à acheter des pièces de rechange de première nécessité.

En difficultés, la minière de Bakwanga, compte une fois financée, remonter progressivement sa production et envisager la réalisation des programmes à moyen et long termes nécessaires à son développement et son expansion au regard de la diversité de ses gisements (nickel, chrome, or, fer, calcaire, argile et le diamant).

Il faut rappeler que la situation dans laquelle se trouve la Miba fait suite aux difficultés économiques et aux différents événements intervenus dans le pays depuis 1990 et qui ont conduit à la détérioration du tissu économique et industriel et à la faillite de plusieurs entreprises. Pendant cette période, la MIBA a été contrainte à des sacrifices importants qui ont entamé sa trésorerie et qui l’ont conduite à reporter la réalisation de ses investissements essentiels pour la maintenance et le renouvellement de son outil de production

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