Mettre fin aux inégalités entre sexes: Francine Muyumba appelle à l’implication de tous

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A l’occasion de la Journée internationale de la Femme célébrée le 8 mars dernier à Kinshasa, capitale de la RD Congo, la présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ), Francine Muyumba a tenu un discours éloquent devant toutes les personnalités et couches sociales sensibles au genre, venues prendre part à cette manifestation officielle organisée par le ministère de la Femme, Famille et Enfant.

« Je remercie tout d’abord Mme le ministre de la Femme, Famille et Enfant, la Monusco et tous les partenaires pour avoir appuyé l’organisation de cette activité qui commémore la Journée internationale de la Femme ici chez nous, en République Démocratique du Congo », telle est l’introduction de son discours lancé devant les personnalités comme la ministre de tutelle, Marie-Louise Mwange, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC, Maman Sidikou ainsi que d’autres membres du gouvernement et une multitude de femmes venues de différentes provinces du pays. Par rapport à cette journée, Francine Muyumba a rappelé à l’assistance l’ampleur des réflexions sur cette journée dédiée à la femme non seulement congolaise, mais aussi celle du monde. « Les réflexions de cette journée témoignent de l’ampleur des débats et réflexions de la diversité des initiatives et stratégies nécessaires pour améliorer les vies des femmes au travail », a souligné la Présidente de l’UPJ. Quant à la place de la femme dans la société congolaise, Francine Muyumba s’est dit convaincue que cette question soit d’abord et avant tout celle de la reconnaissance. En l’occurrence celle du mérite, de la justice et de l’équité. Par ailleurs, dans ce même discours du 8 mars, la représentante de la Jeunesse africaine s’est posé la question de savoir en vertu de quoi une femme, faisant le même travail qu’un homme à qualification égale, n’aurait pas droit au même salaire et au même droit de poste à occuper dans un pays. « C’est également une question de progrès, car je suis consciemment convaincue qu’une société qui ne fait pas une plus large place à la femme, est une société qui aborde le progrès différemment, que si c’est une société masculine », souligne-t-elle, tout en ajoutant que « le progrès économique lorsqu’il est conçu, abordé et approché par des femmes, intègre l’idée du progrès du progrès sociétal ».

Mettre fin aux inégalités entre les sexes

Du haut de la tribune de cette cérémonie officielle de la JIF/2017, la présidente de l’UPJ a manifesté son vœu et celui de toutes les femmes congolaises de militer pour mettre fin aux inégalités entre les sexes. Et pour y parvenir, renchérit-elle, l’implication de tous est indispensable. « Il ne suffit pas tout simplement, Excellence madame le ministre, de mobiliser les femmes. Parce qu’au finish, ce sont les hommes à majorité qui prennent des décisions dans nos communautés, y compris chez nous en République démocratique du Congo. Sans doute savez-vous que la vie de la jeune fille et de la femme en Afrique est un vrai parcours de combat  », a-t-elle martelé.

Considérant la femme en tant qu’agent de changement et de développement de l’humanité, Francine Muyumba affirme que l’avenir de la RDC, celui de l’Afrique comme celui du monde tout entier dépend en grande partie de l’intégration des femmes. D’où, il faut lui donner une place importante dans la prise de grandes décisions, car le bilan actuel est faible. « Nous voulons 50/50 d’ici l’horizon 2030,  mais drôle est que jusqu’à ces jours, 4% seulement des décisions prises dans le monde émanent des femmes.  Alors qu’un grand nombre de pays ont ratifié la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes. Dans ce cas, allons-nous atteindre cet objectif ? », a souligné la présidente de l’UPJ

Evaluer la représentativité des femmes

« Je pense qu’il est important, Excellence madame la ministre, en ce moment, que les femmes puissent se réveiller en RDC. C’est le temps de faire l’évaluation. Combien de femmes avons-nous à la tête des institutions, combien de femmes avons-nous au Parlement, combien  dans les partis politiques comme des responsables, combien sont alignés sur les listes électorales dans notre pays ? Il est temps que nous puissions chercher ces statistiques fiables pour bien évidemment défendre la cause des femmes en RDC », a-t-elle déclaré. Pour elle, en effet, il est désormais admis qu’il faille investir dans les femmes, si l’on veut saisir l’une des plus grandes opportunités pour une croissance inclusive. « Nous voulons voir les femmes émerger en nombre dans le secteur non-traditionnel », affirme-t-elle, tout en ajoutant qu’il est important d’envisager la manière de soutenir l’emploi et l’autonomisation des femmes.

Dans les dernières lignes de son discours, la présidente de l’UPJ, Francine Muyumba a affirmé que donner aux femmes les moyens d’être autonome, c’est permettre à la nation de réaliser pleinement son potentiel humain et sa capacité reproductive. Le développement durable ne doit pas être fondé sur l’inégalité entre homme et femme.

(Bernetel Makambo)

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