Mettant en place une plateforme des femmes: FEJE prépare une campagne nationale d’accès des ménages à l’énergie

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Une vue du barrage hydroélectrique d' Inga. Photo/tiers
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Le taux de d’accès des populations à l’énergie électrique reste encore très faible en Rdc. L’alternative pour la population est l’utilisation des bois de chauffe, à partir duquel, elle produit la braise. Cela accentue terriblement le réchauffement climatique. Pour résoudre ce problème, l’Ong FEJE se lance dans une campagne nationale d’accès des ménages à l’énergie. Aussi prépare-t-elle une plateforme à cet effet.

L’Ong Femme et Justice Economique (FEJE) organise depuis hier au centre catholique Liloba dans la commune de Lemba à Kinshasa, un atelier de réflexion sur l’accès des ménages à l’énergie. Lequel vise à mettre en place une plateforme de femmes capables de revendiquer leurs droits quant à la desserte de l’électricité et la facturation juste.

Ce, dans la perspective d’une campagne nationale d’accès des ménages à l’énergie et à une facturation juste, que l’Ong FEJE et ses partenaires lanceront dans les tout prochains jours pour aider la femme à poser le problème clairement à l’autorité ; à conserver la nature ; à réduire le déboisement et à lutter contre le réchauffement climatique.

L’atelier poursuit plusieurs objectifs. Premièrement, aider les femmes à s’organiser à la base pour leur accès à l’électricité. Aussi, choisir les organisations locales pour construire un leadership féminin et communautaire de la base très spécifique des femmes capables de soutenir cette campagne.

Un autre objectif est d’établir une feuille de route, des critères de sélection des personnes et organisations à la base qui prendront part à la campagne. Mais également, de relever les difficultés que les femmes rencontrent dans les ménages pour qu’elles s’organisent et rendent les gouvernants redevables.

Le Projet Inga expliqué aux participants

Les participants à cet atelier sont des acteurs et délégués des Organisations de la Société civile venus de la ville-province de Kinshasa, de la province du Kongo central, des anciennes provinces de l’Equateur et du Katanga, et des nouvelles provinces de Maï-Ndombe, Kwilu, et Haut-Uélé. Hier à l’ouverture de cet atelier, après que la responsable de l’Ong FEJE, Mme Léonie Kiangu ait présenté le contexte de l’atelier et donné l’orientation de la campagne, ils ont suivi la présentation du Projet Inga et son impact sur la vie sociale en général, et celle de la femme en particulier.

A savoir, le Gouvernement s’investit à réaliser le Projet de construction du barrage d’Inga 3 basse-chute (d’une capacité de 4.800 Mw) dans le complexe énergétique d’Inga, en plus de ceux qui existent déjà (Inga 1 et Inga 2). C’est la première phase de l’aménagement du Grand Inga, en une série de projets hydroélectriques, apprend-on.

Ce projet ambitieux exige 12 milliards de dollars américains. D’où, le Gouvernement recourt au partenariat public-privé. Pour la Société civile, le projet a une vocation commerciale et non sociale,  étant donné la répartition de l’énergie qui y sera produite.

Par rapport à ce projet, la Société civile réclame des études complémentaires au préalable (dont les études d’impacts environnementaux et sociaux) avant le démarrage des travaux. Aussi encourage-t-elle le Gouvernement à développer beaucoup plus de micro-barrages, barrages à taille moyenne, et d’autres énergies renouvelables, « parce que, moins chères et facilement développables dans toutes les provinces ».

Cette présentation de M. Justin Mobomi a ensuite donné lieu à un échange et débat au cours duquel l’expert du CENADEP, M. Justin Mobomi, a eu à répondre à des préoccupations exprimées par les participants. « Le projet Inga n’a pas encore permis à la femme de se libérer de ses fardeaux et de libérer la forêt », a-t-il déclaré dans son exposé.

Faire face à l’industrie de la braise

Se confiant à la presse, Mme Léonie Kiangu de FEJE, a expliqué que cet atelier permet aux participants de réfléchir sur la problématique de la desserte en énergie électrique dans les ménages. Puisqu’en signant l’« Accord de Paris » sur le changement climatique (2015 – 2020) à l’issue de la COP 21, la République démocratique du Congo, s’est désormais engagée dans le combat, pour limiter les émissions du gaz à effet de serre, a-t-elle dit.

Cependant, la responsable de l’Ong FEJE souligne que la Rdc a un réel problème de desserte énergétique. Ce qui fait que l’industrie de bois pour la fabrication des braises prenne de plus en plus d’ampleur dans le pays. Parce que, devenue lucrative, elle est aujourd’hui la seule alternative pour la femme congolaise de nourrir sa famille, affirme Mme Kiangu.

« Voilà pourquoi nous sommes entrain de réfléchir, pour trouver des solutions. Puisque, pendant qu’on parle du changement climatique, les forêts congolaises considérées comme le deuxième poumon mondial, sont exposées à la destruction …parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives », a-t-elle souligné.

Les travaux de cet atelier se poursuivent aujourd’hui pour se clôturer demain jeudi 14 juillet 2016.

(Lepetit Baende)

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