Merci pasteur Kodjo !

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La signature de l’Accord par le Facilitateur Edem Kodjo. Ph/Pius Romain Rolland
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Bravo, ils ont signé ! C’est le lieu de dire de prime abord merci au ‘’pasteur Kodjo’’, qui, bravant le poids de l’âge et connaissant la religiosité des Congolais, avait choisi de leur parler entre deux feux, de bout en bout, en bibliste africaniste. Est-ce une corde au cou des Congolais par le truchement du Togolais ?  Vraisemblablement.

‘’S’ils en sont arrivés là, ils seront bloqués quelque part’’, lancent déjà penauds les atrabilaires qui ne croient pas leurs yeux ce jour. Ici, toute la communauté internationale est témoin, même si l’UE se rétracte pour besoin de la cause. Gare aux spécialistes en peaux de banane !  L’exercice auquel se sont livrés les participants au dialogue politique en Rd Congo, ce mardi 18 octobre 2016, loin d’être une simple signature,  vaudra plutôt un engagement voulu sacré. Mais à  vrai dire, ce n’est qu’une étape importante vient d’être franchie en faveur du dénouement de la crise politique congolaise actuelle, stratégiquement avant toutes échéances. Cela ne donne  aucunement prétention de croire que d’autres crises ne surviendront guère. Tous les pays du monde en savent quelque chose. A chaque étape, des défis.

Les options décisives ont été levées. Des dates pour en découdre avec les opérations de révision du fichier électoral arrêtées, la gestion consensuelle de la transition, la présidence de la République où Joseph Kabila reste en fonction et on saura la suite le concernant lors de la convocation de l’électorat et enregistrement des candidatures…  Mais si une chose est de parvenir à un Accord, le respecter en est une autre. Sauront-ils relever ce défi après avoir relevé celui de se mettre autour d’une même table, 48 jours durant ?

Dieu sait. Et lorsque par bonne ou mauvaise manœuvre l’engrainage arrivera à bloquer, on doit encore s’asseoir. Pour emprunter le langage d’un conducteur de bus, le dialogue n’est jamais un terminus ; il est un arrêt. Cette question craint et fâche, certes. Mais verser dans l’extrapolation là-dessus n’est pas profaner. Si chaque étape politique est un nom, chaque situation politique aussi a une adresse, la Rd Congo pour le cas d’espèce.

Maintenant que les rideaux sont tombés sur le dialogue politique, ceux qui se posaient des questions sur l’avenir et le devenir du Président de la République doivent encore réfléchir. Le respect de  l’accord ou de la Constitution ? Les élections auront-elles vraiment lieu fin avril 2018 ?  La CENI aura-t-elle dans le délai les moyens de sa politique ? Pour ou contre le 3ème mandat,  Kabila partira,  partira pas ? C’est la partie visible de l’iceberg. L’invisible ? peu importe!

(Emmanuel Badibanga)

 

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