Meeting de l’opposition: Tshisekedi massacre le G7

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  • Jamais Etienne Tshisekedi n’avait infligé une gifle en plein visage au G7. Après la messe noire de Genval en Belgique, le vieil opposant vient de dévoiler sa vraie face, de tous les temps, en clouant au pilori le groupe de Kyungu wa Kumwanza, Mwando Simba, Lutundula Apala, Kamitatu Etsou et consorts, devant le public venu au meeting du dimanche 31 juillet. Ces derniers s’en sont allés mouillés dans leurs petites chaussures  sans  plébiscite tant attendu du lider maximo
  • Alors que l’argent de Katumbi avait encore circulé de leur mains à cette fin et que bien d’entre les leaders du G7 avaient misé sur cette occasion pour voler la vedette au Sphinx, les choses sont allées plutôt dans le sens de mettre fin à la carrière de ces politiciens chauves-souris, désormais aux abois, sans repère, sans pignon sur rue, sans avenir en tout. Celui sur qui ils comptaient comme parrain aussi bien pour leur présentation officielle que pour une prise de parole lors de ce rassemblement de l’UDPS, appelé à tort ‘’Rassemblement de l’opposition’’ leur a dit ‘’non’’, les qualifiants de Kabilistes purs et durs.

 

« Avant de manger avec un vieillard, renseigne une sagesse africaine, il faut bien le connaître ». Curieux que les mille patrons du G7 l’ignorent ! Ils devraient pourtant commencer par aller à cette école, ou du moins se le rappeler en jetant un coup d’œil sur leur passé commun très proche. Aller vers Etienne Tshisekedi a toujours été ne pas le connaitre vraiment. Depuis les temps mobutiens, l’homme s’est toujours voulu totalitaire. Sans exagérer, ce n’est pas à 84 ans qu’il va changer le fusil d’épaule.

 

Ignoré, le G7 se noie

 

Mais l’on dirait que Tshisekedi avait raison de leur réserver cet accueil  inaccoutumé. En réalité, que représentent les patrons du G7 sur la scène politique congolaise pour que le « Vieux » leur fasse un clin d’œil ? Qui en est un qui puisse comme leader fédérateur voler de ses ailes et attirer des foules à sa suite ? En tout cas, aucun d’eux ne pourrait visiblement se le permettre tant déjà les noms qu’ils portent sont révélateurs d’histoire, une histoire très loin d’être exaltante, au point que certains sont dans le viseur de la justice internationale. Et sans être prophète de  malheur, le mariage entre le kasaïen Tshisekedi et celui qui est accusé d’avoir fait couler beaucoup de sang des Kasaïens il y a 25 ans, n’a rien de semblable que le statut de Daniel dont parle la bible. Pourtant, en politique, ici comme ailleurs, on  tend la main soit à celui qui jouit d’une notoriété populaire, soit à celui qui a de l’argent, et qui sait le partager. Il n’est pas hasardeux d’affirmer que le G7 qui ne reposait que sur les mamelles de Moïse Katumbi soit totalement essoufflé en début d’un match qu’il croyait jouer en professionnel, alors que l’arbitre n’avait même pas encore sifflé le début de la partie.

Tout compte fait, entre Tshisekedi et le G7, c’est déjà le « je t’aime, moi non plus ». Un désamour qui ne dit pas son  nom. Sinon, lors de ce meeting, le patron du Rassemblement se serait étendu sur le dossier du condamné Katumbi. Il aurait en outre présenté ses pairs opposants et même accepté de leur accorder la parole devant les nombreux militants. Et comme le président de l’UDPS ne pouvait partager sa gloire avec un  seul d’entre eux, si Katumbi soit-il, il ne pouvait pour cette raison accorder la parole à ces opposants de fortune, malgré la liste d’intervenants lui proposée initialement par son fils, héritier du trône selon ‘’ maman’’.  En tout état de cause, ce qui reste à craindre, c’est de revoir le G7 au portillon  de la Majorité, même si de bon   cœur cette demande ne  passerait que comme un cheval par le chas d’une aiguille. A défaut, le G7 va déjà  s’enlisant sans autre  forme de procès. En caricature, Tshisekedi est ici ce gros pied d’éléphant qui écrase sans merci le G7 et le mène vers la tombe!

 

Le plan B de Tshisekedi contre la RDC

 

Qui est derrière Etienne Tshisekedi ces derniers temps, le poussant même a ‘’donner un ultimatum à Joseph Kabila’’ qui, selon lui, est arrivé fin mandat ? Mais, sans être extravagant, c’est par-là qu’il faut commencer. Tshisekedi aussi est arrivé fin mandat. Dans sa logique constitutionnelle, lui qui avait prêté serment en qualité de Président élu en 2011, est arrivé fin mandat en 2016. Il devra donc se prononcer à cet effet.  Et c’est à cette question que ses partenaires tant étrangers que locaux ne sauront refuser de répondre. En outre, lorsque le patron de l’UDPS, tant vanté par Edem Kodjo, crache encore sur ce dernier, le qualifiant de ‘‘kabiliste’’, au moment où la communauté internationale, soufflant le chaud et le froid, ne cesse d’en appeler au dialogue en toute urgence, il y a anguille sous roche. Etienne Tshisekedi veut que l’on franchisse le rubicond et, comme c’est le cas chaque fois qu’il est au pays, l’on embrase la Rdc. Les événements de ce mardi 2 août 2016, à Limete, où un jeune homme a rencontré la mort, situation récupérée sur le compte de l’UDPS ; un bus de la SOFIDE calciné,… tout cela rime avec. Les observateurs avertis voient déjà un schéma insurrectionnel concocté de loin avec plusieurs de ses partenaires contre la République. Et se sentant vaincu dans cette voie salutaire, Tshisekedi tout en récusant le Facilitateur, semble étrangement d’accord, contrairement à son mot d’ordre de 2006, avec le processus électoral qui vient de commencer et dont la révision du fichier ira jusqu’en janvier 2018. Et pour ne pas remonter jusqu’au déluge, le ‘’Président Tshisekedi’’ se veut ‘’Président de la République’’ et revendique la ‘’Présidence de la transition sans Kabila’’, alors que poursuivant cette logique, ils sont tous deux devant les mêmes faits. Qui pis est, quel est l’autre alternative pour sauver le pays sans passer par le dialogue ? Et quand bien même celui-ci pouvait ne pas se tenir, avec ou sans l’UDPS, jamais la Rdc ne flamberait. L’on connaitra certes une crise, mais elle sera aussi passagère que bien d’autres. C’est donc dans la voie du dialogue et de la concorde nationale tous les Congolais et étrangers épris de la cause de ce grand pays au cœur de l’Afrique devraient travailler. On est habitué aux vendeurs du vent. Le président de l’UDPS est de tous temps dans la rue plus que dans le bureau, hélas, pour régresser continuellement ce pays qui dépense chaque jour beaucoup plus pour lui. Cela s’appelle, ‘’merci mon chien !’’.

 

L’Avenir

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