Médecine en Kinshasa

par -
0 705
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’amour de l’argent et le respect de la vie humaine en contradiction avec le serment d’Hippocrate

Pleurs et grincements des dents, lamentations et chants aux morts constituent le menu du spectacle macabre auquel assistent à longueur des journées la population des internés et visiteurs devant les salles d’urgence des hôpitaux et sur les lits de ces derniers dans la capitale congolaise. Chaque jour compte ses morts par dizaine. Normal dans une agglomération de plus de 10 millions d’âmes. Mais en y regardant de près, la plupart d’entre eux ne seraient pas décédés s’ils avaient été pris en charge à temps par les médecins. Beaucoup meurent dans des centres ou dispensaires faute d’argent et d’une attention suffisante et particulière des médecins passionnés de leur profession.

Alors qu’aujourd’hui l’attention sérieuse du médecin pour les patients semble être conditionnée par l’argent, la vie humaine n’a désormais aucune importance aux yeux de ceux qui sont sensés renverser la tendance au moment opportun. L’amour de l’argent et l’égoïsme surabondent la conscience des médecins et le respect de la vie humaine et du serment d’Hippocrate ne savent plus où s’abriter.

Cependant, les malades jugent bon d’adhérer à un phénomène qui à prit de l’ampleur sur le sol Kinois. Il s’agit de «  l’automédication », pratique pourtant non recommandée par le corps médical. L’impression qui se dégage ici est que la population préfère mourir chez soi et non devant un mieux placé pour agir faute de moyens.

En y regardant de plus près, les hôpitaux seraient devenus des lieux de commerce et non un abri pour les patients. Chez les privées encore plus pire. Dans ces contextes, il n’y a donc pas moyen d’y aller et les malades ne trouvent mieux qu’en prenant leur distance, pour ne pas assister impuissant à un drame

Le médecin est interpellé

Au regard de tout ce qui vient d’être dit précédemment, la conscience du médecin doit être interpellée, en lui rappelant quelques phrases du serment d’Hippocrate traduites par Emile Littré tiré du serment d’origine. En effet, ce texte dit : « Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.

Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille1.Dans quelque maison que je rentre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.

Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. »

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. Je jure de ne jamais divulguer, hors le cas où la loi m’en fera un devoir, les secrets dont j’aurais pu avoir connaissance dans l’exercice de ma profession.

Je Jure de toujours me souvenir qu’un patient n’est pas seulement un cas pathologique, mais aussi un être humain qui souffre. À celui qui entrera chez moi pour chercher simplement un réconfort, ce réconfort ne sera jamais refusé», déclare le serment d’Hippocrate. Un homme avertit, à vaut deux, dit un adage populaire.

 

(Charlie Muepu/ Stagiaire)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse