Mbandaka dans la fièvre de l’examen d’Etat: L’IPP Nkaku N’kande sensibilise les finalistes au paiement des frais

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Une attitude des élèves finalistes (ph tiers)

Le nouvel inspecteur principal provincial éducationnel de la ville de Mbandaka, Nkaku N’kande a eu un face à face la semaine dernière, avec les élèves finalistes des humanités. C’était en présence des chefs d’établissement de différentes écoles secondaires de la nouvelle province de l’Equateur. A l’approche des épreuves d’examen d’Etat, a indiqué hier l’ACP, la visite de l’IPP a été motivée par la nécessité de sensibiliser les finalistes au paiement des frais au droit de l’examen d’Etat.

Saisissant la balle au bond, il a invité les chefs d’établissements au strict respect de l’arrête du gouverneur de province, M. Tony Cassius Balamba. L’autorité de la province éducationnelle a mis en garde contre tout dérapage autour de la collecte des frais de participation aux épreuves d’examen d’Etat.  Ce qui revient à dire que tout responsable scolaire qui contournerait les directives relatives à la modalité de paiement de ces frais, ne s’en prendrait qu’à lui-même. Pour rappel, le montant attendu par tête d’élève est fixé à soixante-deux mille (62.000) fc. La répartition se présente comme suit : trente-cinq mille (35.500) fc pour la hors-session, et vingt-six mille (26.500) fc affectés à la session ordinaire. Pour rappel, la dernière édition en date, l’année scolaire 2015-2016, l’examen d’Etat s’était déroulé sur l’ensemble du territoire national. Il nous revient que les organisateurs, entendez : le ministère et l’Inspection générale, avaient alors fixé à quarante-cinq mille (45000) francs congolais les frais de participation par tête d’élève. Mais comme cela est devenu une tradition en RDC, les écoles privées et celles de l’arrière-pays usent toujours de manœuvres pour revoir ce montant officiel à la hausse.

L’initiative de l’IPP appréciée à juste titre

Les élèves finalistes de Mbandaka ont exprimé leur satisfaction à la suite de cette initiative de l’autorité provinciale éducationnelle. Ils ont demandé, dans leur crainte, des garde-fous dans certaines écoles, pour contrer d’éventuelles manœuvres des responsables. Car selon des spéculations au niveau local, le montant de cent-vingt mille (120.000)fc revenaient sur plusieurs langues, de quoi défier visiblement l’arrêté du gouverneur.

L’IPP a, par la même occasion, exhorté les finalistes à revoir régulièrement leurs notes de cours car, a-t-il dit, seul le travail bien ordonné permet d’affronter ces épreuves avec succès. Par ailleurs, il a encouragé les  parents à dénoncer, tout chef d’établissement véreux.

En somme, l’exhortation de l’IPP tombe à propos, en ceci que la conjoncture socioéconomique qui devient de plus en plus intenable, met beaucoup de parents dans une  situation incertaine par rapport à l’autorité qui leur incombe. Pour tout dire, ces derniers expriment le vœu que le gouverneur veille sur tout le processus de collecte d’argent destiné à l’organisation matérielle des épreuves d’examen d’Etat. Car avec la décentralisation, beaucoup d’élèves ont été fragilisés notamment par des distances à franchir pour atteindre leur centre d’examen d’Etat. IL faut alors craindre que des responsables malintentionnés ne capitalisent de telles faiblesses d’élèves finalistes.

( Jackie Bueya /stagiaire UPN)

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