Matata porteur du message de Kabila à Ouattara

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La RDC et la Côte d’Ivoire pour des relations stratégiques

*Invité spécial des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) qui se tiennent depuis le 25 mai 2015 à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Premier ministre de la RDC, Matata Ponyo Mapon, a été reçu en audience hier mercredi par le président de la Côté d’Ivoire, Alassane D. Ouattara

*Interrogé par la presse présidentielle ivoirienne, Matata Ponyo a dit être « porteur d’un message » du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange à son homologue de la Côte d’Ivoire. Il s’agissait d’un message de fraternité et de félicitations pour les progrès économiques et sociaux remarquables réalisés par la Côte d’Ivoire. Ce qui, note Matata, la rapproche de la RDC qui évolue sur la même voie

La République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire partagent une vision commune. Les deux pays ont quelque chose de particulier. Ils sortent tous les deux d’un long conflit armé qui a presque détruit leur tissu économique respectif. Malgré cette situation, ils sont parvenus à se relever en un temps record.

Invité spécial des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement qui se tiennent depuis le 25 mai 2015 à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Premier ministre de la RDC, Matata Ponyo Mapon, a été reçu en audience hier mercredi par le président de la Côté d’Ivoire, Alassane D. Ouattara.  Interrogé par la presse présidentielle ivoirienne, Matata Ponyo a dit être « porteur d’un message » du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange à son homologue de la Côte d’Ivoire. Il s’agissait d’un message de fraternité et de félicitations pour les progrès économiques et sociaux remarquables réalisés par la Côte d’Ivoire. Ce qui, note Matata, la rapproche de la RDC qui évolue sur la même voie. « L’Afrique toute entière suit de très près la reprise économique de la Côte d’Ivoire », a-t-il dit.

Pour l’instant, les deux pays travaillent pour un raffermissement de leurs relations dans plusieurs compartiments de la vie nationale. Matata rappelle qu’il s’agit de parvenir à élaborer une « vision stratégique entre les deux pays ».  Le Premier ministre a indiqué avoir reçu une réponse « très satisfaisante » du président Ouattara, saluant les grandes performances économiques du gouvernement Matata.

Le Premier ministre Matata a profité de l’occasion pour remettre au président Ouattara le tout premier numéro de la Revue congolaise de politique économique consacré à la vulnérabilité et à la résilience des économies africaines, principalement celle de la RDC.

Il faut dire qu’après avoir pris une part active aux Assemblées annuelles de la BAD qui seront couronnées aujourd’hui jeudi par l’élection d’un nouveau président, en remplacement du Rwandais Donald Kaberuka, le Premier ministre Matata a mis le cap vers la ville ivoirienne de Yamoussoukro qu’il a atteint hier mercredi dans la soirée. A Yamoussoukro, Matata est venu répondre à l’invitation de la section Afrique de l’Assemblée parlementaire francophone.

A l’instar de la BAD qui l’a invité à ses Assemblées annuelles d’Abidjan pour les prouesses économiques qu’il aligne dans la conduite de l’action gouvernementale, l’Assemblée parlementaire francophone de l’Afrique n’est pas restée indifférente. Aujourd’hui jeudi à Yamoussoukro, Matata sera devant la plénière de cette Assemblée pour dévoiler le secret des résultats engrangés dans la mise en œuvre de son programme, tout en restant ancré dans la vision tracée par le  chef de l’Etat, c’est-à-dire celle de la « Révolution de la modernité ».

L’Afrique doit se prendre en charge

Cette année, la communauté internationale adoptera les Objectifs de développement durable (ODD) post-2015, plateforme devant porter les aspirations mondiales en matière de développement pour les 15 prochaines années.

En vue de mobiliser les ressources financières requises pour atteindre les ODD, la communauté internationale devra cesser de parler des « milliards » affectés à l’aide publique au développement (APD) et s’exprimer en termes de «milliers de milliards » pour des investissements de toutes sortes – publics et privés, mondiaux et nationaux, financiers et en capacités. En marge de ses assemblées annuelles d’Abidjan, la BAD a engagé une réflexion pour en juger de son efficacité.

« Financer la transformation de l’Afrique : des milliards aux trillions ». C’est le thème du deuxième forum de haut niveau auquel le Premier ministre Matata a pris part. A côté d’autres panélistes tels que Donald Kaberuka, président sortant de la BAD, et Trevor Manuel, le mythique ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud sous l’ère postapartheid, le Premier ministre de la RDC a développé sa vision de l’aide au développement.

D’entrée de jeu, le Premier ministre soutient que l’Afrique ne peut pas compter sur l’aide au développement ou un quelconque don des institutions internationales pour son développement. Tout dépend, soutient-il, de sa capacité à innover dans ses méthodes de gestion.

Rappelons que le Premier ministre congolais, Matata Ponyo Mapon, qui participait, le mardi à un forum présidentiel sur la création d’un marché commun en Afrique, a défendu sa vision à la tribune de la BAD. Il a déclaré être convaincu que la bonne gouvernance au niveau des Etats est la clé pour une intégration économique réussie au niveau continental.

Ne méconnaissant pas l’importance de la paix et de l’unité dans l’initiative de création d’un marché unique en Afrique, le chef du gouvernement congolais a plutôt orienté son discours dans le sens de la bonne gouvernance, clé, relève-t-il, de tout projet d’intégration économique africaine. Pour lui, « l’intégration africaine est véritablement une question pertinente pour relever le niveau de vie de nos pays et de nos peuples ».

Mais, si la paix et l’unité s’imposent pour concrétiser ce rêve, la bonne gouvernance dans tous les domaines de la vie nationale s’impose à tout point de vue pour éviter, a-t-il dit, à ce que « l’intégration ne vire à la désintégration ». En effet, Matata conçoit mal que l’on vise l’intégration économique au niveau du continent dès lors des pays ne font pas preuve de bonne gouvernance au niveau national.

L’Avenir

Selon Matata Ponyo

« Les performances économiques de la RDC profitent à la population »

Le Premier ministre de la RDC, Matata Ponyo, a salué l’impact des performances économiques sur la population congolaise. Il l’a affirmé mercredi 27 mai lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) qui se tiennent à Abidjan en Côte d’Ivoire du 25 au 29 du mois en cours, indique une dépêche de Radio Okapi.

Pour Matata Ponyo, cette croissance dont on parle en RDC « est effectivement inclusive ». « C’est une croissance qui profite à la population. En résumé, la croissance économique de la Rdc profite à la population, même si, et là, je suis d’accord avec vous, il y a encore beaucoup à faire », a reconnu le Premier ministre congolais.

Dans la liste d’impacts visibles, Matata Ponyo, a notamment évoqué la baisse du taux de chômage, de la mortalité infantile et l’amélioration du taux d’indice de développement humain. « Lorsque le taux de chômage baisse. Il passe de 60 à 40 %, qu’est-ce que cela veut dire ? Ça veut dire qu’il y a une bonne partie de la population active qui a trouvé de l’emploi », a-t-il soutenu.

Il a noté que les Nations Unies ont confirmé que l’indice de pauvreté a chuté de 10 points en RDC. « Lorsque les indices du développement humain produits par les Nations Unies disent que le taux de mortalité infantile a sensiblement diminué dans notre pays, que le nombre d’enfants qui vont à l’école, qui ne l’étaient pas avant, dépasse les 3 millions d’enfants, tout ceci c’est sur la population », a argué Matata Ponyo.

Il a ajouté que le Gouvernement de la RDC s’est également lancé dans un programme ambitieux de construction de mille écoles par an, de mille centres de santé par an, de trois cents hôpitaux. La 50e édition des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) et les 41e Assemblées de son Guichet concessionnel, le Fonds africain de développement (FAD), se déroulent sous le thème « L’Afrique et le nouveau paysage mondial ».

Prennent part à ces rencontres annuelles, durant lesquelles sont actées des décisions capitales pour le Groupe, les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales des 54 pays membres régionaux et 24 pays membres non régionaux du Groupe de la BAD. Elles accueillent également plus de 2.500 délégués représentant des institutions financières multilatérales, des agences de développement, le secteur privé, des organisations non gouvernementales, la société civile et les médias. Ces Assemblées annuelles commémoreront les 50 années de la contribution de la Banque au développement de l’Afrique et un nouveau président du Groupe de la BAD sera élu.

(JMNK)

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