Marier sa fille, un commerce bon marché à Kinshasa

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Chaque week-end dans des maisons communales de la ville province de Kinshasa, des couples prennent à témoin l’état civil devant leurs parents, amis et connaissances, en mariage civil. C’est pour arriver à définir la forme de leur union soit en communauté des biens soit en séparation des biens.

Vue l’importance du mariage civil, les bureaux de l’état civil en profitent pour taxer des frais exorbitants aux couples mariés ainsi enthousiasmés. Cela fait quelquefois peur aux prétendants au mariage que de se faire liés à la loi. Cependant, nous ne pouvons arriver à cela, sans au préalable parler du mariage coutumier. Par sa définition, ceci est un engagement des enfants vis-à-vis de leurs parents, prouvant ainsi le signe de leur union. Mais hélas ! A leur tour, les parents aussi prennent cette occasion comme un dernier rempart de leur vie, pour récupérer le retard perdu à la vie de leur fille. Et pourtant, ce type de mariage était considéré jadis comme une cérémonie ancestrale qui officialisait une union conjugale. Aujourd’hui, cela est devenu un commerce pour certains parents, une occasion de s’enrichir et d’acquérir des biens. Et cela, sans tenir compte de l’âge de leur fille, ni de la condition sociale de son conjoint.

Dans la société actuelle, ce phénomène a entrainé désolation et déception dans certaines familles. Pour les jeunes, en effet, se faire une connaissance suffit, et c’est la brèche pour eux de tisser même des relations amoureuse et de faire des actes d’intimité. Au regard de tout cela, ils se plongent dans une relation libre dit « Yaka tovanda ». De tels couples domment aussi naissance à des enfants. Pour éviter cette vie de désordre où certaines conséquences telles que des avortements forcés et des naissances indésirables ne se font pas attendre, certains jeunes se confient à l’église dans une vie de prière. Toutefois, sans argent pour se choisir une femme, ils demeurent célibataires. Or à l’église, les pasteurs ont aussi la mission de chasser l’esprit de célibat, de chômage et tant d’autres, mais il reste à savoir si vraiment les jeunes ont cet esprit de célibat ou bien ils ont peur d’affronter le mariage, soit peur de commencer une affaire pour ne pas l’achever.

Eu égard à tout ce qui précède, nous avons assisté à une réalité triste dans la maison communale de Kimbanseke où une jeune copine d’un militaire, les deux sont venus se faire lier devant l’officier de l’état-civil, après avoir vécu ensemble en copinage pendant plus de deux ans. Cependant, cette jeune fille s’est rendue mère d’une fillette de militaire, puis s’est séparée de son mec. Elle a trouvé des astuces, pour quitter le toit conjugal, afin de regagner le toit parental avec sa fillette. Deux ans plus tard, elle tomba amoureuse d’un autre homme, conducteur de taxi. Celui-ci est passé par la même expérience que le militaire, sauf que le taximan a accepté de prendre la femme en charge tout en restant chez elle avec ses enfants. Comme ils avaient déjà ensemble un enfant, étant responsable, il a préféré l’honorer devant ses parents. Malheureusement ! L’homme s’est battu à réunir le nécessaire de la dot, pour venir récupérer en bonne et due forme sa femme et ses enfants.

Or, la femme garde toujours la nostalgie de son ex copain. Avant deux mois du mariage coutumier, elle demande un congé à son mari afin d’aller visiter sa tente paternelle au village. L’homme, toujours dans le souci de préparer son idéal, lui accorde jusqu’à six mois de séjours. Prenant l’homme pour naïf, la femme a préférée se rendre chez le militaire, pour bien préparer son coup. Elle prendra toute la dot et la donnera au militaire, afin que celui-ci vienne l’honorer, en lieu et place du taximan. Deux mois après, le plan machiavélique de la femme a réussi, l’homme est accueilli sans problème dans sa belle famille.  ; Comme les filles sont devenues la marchandise à vendre même en moins chère il suffit d’avoir la dote.

Le programme établi jeudi soir en famille pour la dot, puis vendredi à la commune pour la cérémonie à l’état-civil. Sachant bien que leur union était frauduleuse, ils n’ont pas voulu aller à l’église pour la bénédiction nuptiale. Le vendredi, donc le jour J, en robe de noce, l’époux en veste de circonstance, juste à l’entrée de la maison communale, un autre conducteur ami au fameux taximan desservait la ligne e Kimbanseke – Kingasani ya suka. Il a aperçu la dame à l’entrée de la salle pour la cérémonie. Connaissant bien l’histoire, ayant la version de son ami qui lui avait dit : « ma femme est en voyage pour six mois chez sa tante paternelle », l’ami du taximan a directement appelé le vrai époux, lui demandant de rompre sa course et de venir vite voir l’événement à la maison communale de Kimbanseke. Face à l’insistance, l’homme n’a pas hésité. Il a contacté l’autorité municipale, attendant le moment de la cérémonie proprement dite, juste quand l’officier de l’état civil a posé la question de savoir : « qui connait quelque chose pouvant empêcher cette union ? » l’homme est entré pour expliquer et cela devant toute la belle famille, la femme est sortie en courant, dans l’intention de se suicider. Dieu merci, elle en a été empêchée. Le militaire quant à lui, a seulement pris son courage pour s’en fuir, laissant derrière lui compagnons, amis, familles et connaissances.

(Clmb)

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