Mardi ville morte : fait divers pour les Kinois

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Le Rassemblement des forces acquises au changement, dont Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est chef de file, sort ridicule. Ce, après avoir raté son appel à une journée « ville morte » et à la grève généralisée sur tout le territoire national pour la journée d’hier mardi 23 août, à en croire les tracts distribués par les membres de l’opposition. Pour le même document, l’objectif poursuivi était de protester contre le début des travaux du Comité préparatoire du dialogue national et inclusif convoqué par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, et dont l’ancien Premier ministre Edem Kodjo en est le Facilitateur désigné par l’Union Africaine. Ce dernier, fruit de la communauté internationale, a été récusé par le Rassemblement, parce que pense-t-il, il y a encore des préalables que le pouvoir n’a pas rencontrés, notamment la libération des prisonniers politiques.

Après ce coup raté, parce que les Kinois qui vivent au taux du jour sont sortis, les marchés ont été opérationnels, sans oublier les magasins et autres boutiques dans la ville province de Kinshasa, les Kinois estiment que l’opposant historique commence à perdre de son latin et à disparaître petit-à-petit dans le cœur des Congolais. Alors que le Président Joseph Kabila Kabange, dont les autres pensent qu’il doit vite partir, est comme tous les Congolais entrain d’attendre la publication d’un calendrier électoral par la Centrale électorale. Comme pour dire que pour l’instant, personne ne peut l’accuser de mauvaise foi, d’autant plus que la CENI n’est pas encore prête. Aux dires de Corneille Nangaa, des élections ne pourront se tenir qu’à partir de 2017, année où va se clôturer la révision du fichier électoral.

Un mardi ville morte raté

Dans ses lignes, la Rfi souligne que la grève est inégalement suivie. À Kinshasa d’abord, l’activité est ralentie, mais pas totalement arrêtée. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage. Et d’ajouter que globalement, la journée « ville morte » est moins suivie qu’en février dernier, lorsque l’opposition avait appelé à faire grève. À Lubumbashi par exemple, la capitale minière de l’Est, l’activité économique ne semble pas perturbée.

Le constat fait hier sur terrain révèle que tout a bien fonctionné dans la capitale de la République Démocratique du Congo. Sauf, dans quelques poches, en l’occurrence la commune de Limete, fief de l’Union pour la Démocratie et le progrès social (Udps/Etienne Tshisekedi). La population a librement vaqué à ses occupations. Dans des marchés, les femmes vendeuses ont aussi rempli leur devoir quotidien. Même les magasins des expatriés ont ouvert. Et d’ailleurs, le déploiement de la Police nationale congolaise n’a servi à rien. Au contraire, certains Kinois étaient très étonnés de voir les agents de l’ordre partout, alors que la ville était calme. Des bus Transco étaient aussi opérationnels.

Pourquoi démoraliser les Congolais ?

Quoi de plus normal encore ? Après cet appel manqué à la journée ville morte et à la grève généralisée, la frange de l’opposition congolaise chapeautée par Etienne Tshisekedi doit plutôt revoir son plan B, mieux s’amender devant le peuple. Il doit rejoindre le dialogue et revenir sa décision de récuser le Facilitateur Edem Kodjo qui est pourtant soutenu par la communauté tant nationale, régionale  qu’internationale. Disons que rien ne sert à résister, car les preuves sont là. Même la population tourne le dos aux gens qui ont du mal à comprendre la nécessité du dialogue convoqué par l’artisan de la paix, le Raïs Joseph Kabila Kabange. Ce dernier qui a tout fait pour décrisper la situation politique actuelle, surtout par la dernière mesure de grâce portant libération des prisonniers politiques et l’ouverture de certains médias de l’opposition fermés. Des préalables du reste annoncés par Etienne Tshisekedi pour prendre part à ce forum qui doit réunir toute la classe politique et la société civile congolaise autour d’une même table. L’on constate que malgré la grâce présidentielle, le Rassemblement de l’opposition congolaise continue à refuser le dialogue, allant des préalables en préalables. C’est comme si le seul individu Tshisekedi veut rouler pratiquement tous les Congolais, comme dans l’ancien temps. C’est comme si le seul Tshisekedi est devenu la boussole pour le bon fonctionnement de la République. Ayant compris le jeu du lider maximo et ne voulant pas supporter ces caprices qui rimaient beaucoup plus avec la distraction, le Facilitateur Edem Kodjo a pris son courage de deux mains, en décidant  de lancer les travaux du Comité préparatoire du dialogue politique en Rd Congo. Et depuis hier mardi 22 août, des délégués de différentes parties prenantes à ce dialogue ont pris part aux travaux préparatoires. C’était à l’hôtel Béatrice à Kinshasa. Tout le monde voudrait que ces travaux prennent une vitesse de croisière pour baliser le chemin d’un processus électoral apaisé.

(ABM)

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