Manque d’assainissement des latrines: Les Kinois en sont les premières victimes

par -
0 130

Implacablement  placées derrière la maison, les latrines sont des endroits aménagés de telles sortes qu’un être humain puisse s’y rendre pour se soulager des besoins corporels, notamment par la défécation. Par rapport à une toilette, ces dernières possèdent une technologie moindre. Elles sont les  modes d’assainissement de base les plus utilisés dans le monde.

Le but d’une latrine est, à la fois, d’assurer la santé de ses usagers en contenant ou en évacuant les excréments, et de protéger l’environnement. Cependant, en sillonnant quelques avenues de la ville de Kinshasa, nous avons rencontrés quelques passants qui nous ont parlé du manque d’hygiène  des latrines dans des parcelles où ils vivent. Pour La plupart de ceux que nous avons interrogés, les endroits dans lesquels ils vivent ne réunissent pas toutes  les conditions de salubrité.

« Dans les parcelles où il y a, au moins dix portes, chaque locataire a deux ou trois enfants.  Il serait impossible d’espérer avoir des latrines propres. Puisque la plupart des cas, beaucoup souffrent d’un problème de mentalité. Il suffirait de proposer que chacun nettoie le lieu à tour de rôle pour voir comment plusieurs de nos amis locataires se sentiront vexés. Parfois, ce qui est pitoyable c’est que les bailleurs se croient exclus de cette démarche d’assainissement. Conséquence : les locataires de bonne volonté abandonnent.», a expliqué  Arsène Yenga, un habitant de la commune de Kinshasa trouvé sur le boulevard du 30 juin.

Beldiche Ngana, étudiante à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et habitante de la municipalité de Lemba, déplore l’état des  latrines dans certains hôpitaux de Kinshasa. Elle ajoute qu’il est inconcevable pour un hôpital, lieu qui devrait normalement avoir un environnement sain, de ne pas rendre propres ses installations sanitaires.

« Dans les bars et terrasses que je fréquente, les gérants se contentent de nous soutirer des sous sans pour autant s’organiser afin de rendre praticables leurs latrines. Quand le besoin d’uriner se pointe, juste à l’idée de ce que je peux trouver dans la latrine, je suis dégoûté. Quand je décide finalement d’y aller, je suis obligé de protéger mon nez afin de ne pas attraper un gros rhume.», ainsi s’est lamenté Alain Kapande, habitant du quartier Beau marché dans la commune de Barumbu.

Les conséquences sont multiples

« Dans un document que j’ai lu, il a été dit qu’en 2002, il restait plus de 2,6 milliards de personnes dans le monde sans assainissement de base et donc sans latrines acceptables. Les conséquences sur la santé publique, l’infrastructure urbaine et la dignité humaine sont tellement importantes que l’on arrive à parler de crise sanitaire », a renchéri l’étudiante Beldiche Ngana.

A entendre l’habitant de la commune de Kinshasa cité ci-haut, le manque de propreté dans les latrines représente un danger pour les humains. Ceci  serait à la base de plusieurs maladies, notamment les infections urinaires. Ainsi, pour éviter de nuire à la santé tant de soi-même que de tout un chacun, il interpelle les propriétaires des parcelles comme les locataires à la bonne foi et à adopter un changement de comportement.

La crise sanitaire peut revêtir une telle importance qu’elle finit par affecter les politiques d’un pays. Ainsi, Gandhi avait-il dit : «L’assainissement est plus importante que l’indépendance ». Soyons propre et gardons notre environnement sain.

(Lofoli Gloria/ Stagiaire Ifasic)

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse