Manifestations violentes des 19 et 20 septembre et des 19 et 20 décembre 2016: Le CNSA plaide pour le dédommagement des victimes

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Les victimes des événements sanglants des 19 et 20 septembre et des 19 et 20 décembre 2016, ainsi que les partis politiques dont les sièges ont été incendiés à ces occasions, vont bientôt être dédommagées. En effet, au lendemain de ces événements malheureusement, nombreux sont les sièges des partis politiques membres de la Majorité Présidentielle qui ont été incendiés par des pillards se réclamant de l’opposition. Même les biens de certains privés, mieux investisseurs, y compris les bus Transco n’avaient pas échappé à la furie de ces hors la loi.

C’est en se référant à l’Accord politique, global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa du 31 décembre 2016, spécialement à son chapitre V point V.7 relatif à la décrispation politique, que le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral (CNSA) s’est réuni hier mardi 28 novembre 2017 en séance plénière ordinaire sous la présidence de son président, Joseph Olenghankoy Mukundji, afin de statuer quant à ce.

Ce Chapitre V point 7 stipule que « dans le cadre du renforcement de l’unité et de la solidarité nationales, les parties prenantes demandent au Gouvernement de la République d’examiner la possibilité d’octroyer une assistance forfaitaire et égale aux victimes des événements sanglants des 19 et 20 septembre et des 19 et 20 décembre 2016 ainsi qu’aux partis politiques dont les sièges ont été incendiés à ces occasions ».

Raison pour laquelle le CNSA a mis en place une délégation conduite par son Vice-président, le professeur Adolphe Lumanu, aux fins de rencontrer le Premier ministre, pour entrevoir les modalités d’exécution effective des mesures de dédommagement en faveur des victimes concernées. 

Pius Muabilu et les autres réconfortés

Le Congrès National Congolais (CNC), parti politique cher à l’honorable Pius Muabilu qui avait vu son siège national situé dans la ville de Kinshasa, incendié, les meubles et autres biens de valeur pillés, doit se sentir réconforté par cette nouvelle du CNSA, à travers son président Joseph Olenghankoy.

Il en est de même pour tous les autres partis politiques de la Majorité Présidentielle et de l’opposition modérée. Sinon, en dehors du CNC, certains partis politiques étaient aussi concernés. Il s’agit du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) où la Ligue des jeunes et l’Interfédérale étaient brulées, l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), le Parti Ecologique du Congo (PECO, l’Alliance de Travailliste Démocrate (ATD), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma). En plus des sièges des partis politiques, les Parquets ont été la cible des organisateurs de la fausse marche pacifique, dont celui de Matete, de Ndjili, etc. Mais aussi les succursales des banques implantées à travers le District de Tshangu et Mont Amba.

Même s’il faut dédommager les victimes de cette barbarie, il est de l’intérêt de tous que des poursuites judiciaires soient initiées à l’encontre des auteurs moraux et intellectuels de ce qu’il faut qualifier de « crimes », pour que des sanctions sévères leur soient appliquées. « Nous avons compris que ce n’était pas un appel à une manifestation pacifique, mais plutôt un appel à la casse », avait affirmé Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, avant d’insister sur le fait qu’il faut qu’il y ait des sanctions. « Il faut que la justice fasse son travail et que les auteurs intellectuels et matériels de ces crimes soient punis sévèrement et nous, la Majorité Présidentielle, nous allons saisir la justice notamment sur le plan de la réparation civile », avait ajouté Minaku.

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse