Manifestations des élèves des collèges Alingba et Fr. Zuza: A. Kimbuta et G. Musemena pour un déguerpissement à l’immédiat des spoliateurs

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Après l’Institut de la Gombe, autrefois spolié par des expatriés et dont la situation semble être résolue, une autre alerte de spoliation des établissements scolaires vient de bouger la ville province de Kinshasa. Et cette fois-ci, ce sont les collèges Alingba (dans la commune de Kintambo) et Zuza (sur l’avenue Kasa-vubu), qui sont malheureusement spoliés par des gens facilement repérables, comme les disent les élèves de ces établissements. Et pour manifester contre ces occupations illégales dans l’enceinte de leurs sites, de dizaines de centaines d’élèves ont envahi les routes, hier lundi 20 février, pour faire entendre leurs voix à l’autorité compétente. A les entendre parler, ces élèves, futurs cadres de la République, accusent des officiers de la Police Nationale Congolaise (PNC), de l’Armée et un magistrat qui seraient devenus les propriétaires du site où sont érigées leurs écoles.

Le représentant des élèves s’expriment en ces mots : « Nous, élèves des frères chrétiens de Kintambo, venons dénoncer la spoliation du site qui abrite nos écoles, à savoir : Collèges Alingba et Zuza ainsi que notre imprimerie scolaire ». Selon lui, le site où sont construites les deux écoles appartient à la Congrégation des Frères des écoles chrétiennes depuis 1939. Malheureusement, deux nouveaux soi-disant « propriétaires » apparaissent et provoquent la colère des enfants.

D’autres élèves du collège Alingba soupçonnent que l’acheteur serait un ministre du Gouvernement Badibanga. D’ailleurs, ils ont lancé des tracts dans la rue, reprenant ainsi des noms de différents présumés acheteurs, car pour eux, la liste des spoliateurs est longue. Notamment plusieurs officiers de la Police et de l’Armée, ainsi que d’autres membres de la Justice et quelques personnes jugées « fantômes ».

André Kimbuta et Gaston Musemena apaisent les esprits

Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta, et le ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Gaston Musemena, qui ont fait une descente sur terrain après ces manifestations, ont salué le courage des élèves. Pour le gouverneur Kimbuta, n’eut-été ce mouvement, personne n’allait être au courant que ces écoles étaient spoliées. « C’est comme ça que vous devez protéger le patrimoine national », a-t-il lâché. Après leur passage, les deux personnalités se sont convenues sur la création d’une commission EPSP-HVK pour lutter contre tous les sites scolaires menacés de spoliation. Enfin, le gouverneur André Kimbuta, dit le « Haut sommet », a instruit au commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise, le général Célestin Kanyama, de déguerpir tous les spoliateurs et détruire leurs constructions. Un motif de soulagement pour les hommes en bleu et blanc, qui ont été reçus par le ministre de l’Epsp, les félicitant ainsi pour n’avoir pas commis des bavures.

Malgré l’intervention du ministre et du gouverneur de la ville, l’on déplore quand même la manière dont certains éléments de la Police ont géré cette situation. Ces élèves ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par les éléments de la Police dépêché vite sur place. Ce, deux heures seulement après leur marche. Un spectacle désolant sur des élèves en uniforme, mais traités comme des récidivistes.

Jusqu’où va-t-on avec ces spoliations des établissements scolaires ?

Comme évoqué ci-haut, l’on se rappelle très vite de la manifestation, en novembre 2016, des élèves de l’Institut de la Gombe contre la spoliation du site de leur établissement scolaire. Un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre et de salives jusqu’à ce qu’une triste solution a été trouvée quant à ce. Et c’est l’ancien ministre des Affaires étrangères et coopération internationale, Raymond Tshibanda, qui avait démenti la rumeur de cette spoliation ou de la vente aux étrangers d’un terrain qui appartiendrait à l’Institut de la Gombe.

Selon le ministre, le patrimoine de l’Etat que représente ledit site qui comprend le terrain qu’occupent les services de l’Inspection générale (IG) de l’Enseignement primaire et secondaire (EPS), n’a jamais fait l’objet d’une quelconque vente. D’ajouter qu’en contrepartie, la République de Chine s’était engagée à céder un immeuble de huit étages au ministère de l’EPS-INC et à construire un autre sur le site « Tembe na Tembe », à côté de l’inspection générale de la police nationale congolaise, pouvant abriter plusieurs ministères et dont les travaux devraient prendre fin bientôt. Voilà maintenant qu’en février 2017, une autre situation du genre se répète et prend un rythme plus méchant que la première. D’où, l’autorité compétente est appelée à ouvrir grandement l’œil afin de stopper cette hémorragie qui prend mauvaise allure.

(Bernetel Makambo)

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