Mandat de la MONUSCO: Les discussions sont en cours au Conseil de sécurité

par -
0 192

Lors du point de presse hebdomadaire de la Monusco, la presse invitée à cet effet a voulu savoir, quel soutien cette institution des Nations Unies sera obligée de fournir au Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, au regard des promesses de Mme Leila Zerrougui lors de sa première rencontre avec le nouveau chef de l’Etat avait promis un soutien au Gouvernement congolais et de M. Antonio Guterres lors du Sommet d’Addis-Abeba ?

Pour la porte-parole de la MONUSCO, Florence Marchal, Mme Zerrougui a rencontré, à trois reprises, le Président Tshisekedi. Ils ont eu l’occasion, lors de ces trois rencontres, d’évoquer à la fois les sujets d’actualité, le processus électoral qui est toujours en cours, les groupes armés qui souhaitent déposer les armes, mais aussi la configuration actuelle et future de la MONUSCO.

« Donc, je reviens aussi aux discussions qui sont en cours actuellement à New York, entre toutes les parties prenantes, je l’ai dit, les autorités congolaises, le Conseil de sécurité, le Secrétariat de l’ONU, pour justement définir quel sera le prochain mandat de la MONUSCO et quel sera donc le soutien que la MONUSCO continuera à apporter, dans les mois qui viennent, au Gouvernement congolais », dit-elle.

Et d’ajouter qu’on a déjà des pistes par rapport à cette question qui nous tient vraiment à cœur, qui est celle des groupes armés qui, dans certaines provinces du pays, ont souhaité rendre leurs armes. C’est un processus que nous souhaiterions accompagner. Nous souhaiterions accompagner les autorités congolaises pour pouvoir faciliter la réintégration de ces ex-combattants dans leurs communautés et nous l’avons fait savoir aux autorités congolaises.

Donc, il y a des opportunités pour permettre à ce pays de s’ancrer vraiment dans la stabilité. Et évidemment, l’un des rôles de la MONUSCO actuel et à venir, c’est de pouvoir saisir ces opportunités et de pouvoir accompagner le Gouvernement congolais dans la réalisation des opportunités.

Mais une fois encore, insiste-t-elle, les mandats des Missions sont décidés par le Conseil de sécurité et nous, nous sommes une Mission de mise en œuvre. Et tout cela est en discussion actuellement à New York. D’ici une semaine ou deux, on y verra tous beaucoup plus clair.

Et évidemment, autre facteur très important, c’est la formation du Gouvernement. Je crois qu’il est important que ce gouvernement puisse être formé rapidement et qu’il soit opérationnel aussi rapidement afin que le programme du Président Tshisekedi puisse être mis en œuvre et ainsi répondre aux multiples et aux nombreuses attentes des populations congolaises. Et là aussi, c’est de notre responsabilité à tous, de ne pas décevoir les populations congolaises.

De même au sujet de la libération des prisonniers politiques, la MONUSCO pense que c’est un dossier que la MONUSCO effectivement suit attentivement, notamment via son Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme. Donc, ce dossier de prisonniers politiques et d’opinion.

En novembre dernier, rappelle-t-elle, nous avions envoyé un courrier à ce sujet au ministre de la Justice, en établissant, selon nous, la liste des prisonniers politiques et d’opinion qui étaient encore détenus. Cette correspondance avait été suivie de plusieurs rencontres entre la MONUSCO et le ministre de la Justice, la dernière ayant eu lieu la semaine dernière. Donc, c’est vraiment un processus que nous suivons attentivement, mais vous le savez, à la fin, c’est le ministre de la Justice qui décide de ces libérations.

« Et je voudrais aussi ajouter que dans le cadre des bons offices de la Représentante spéciale, évidemment elle les poursuit. Elle a indiqué qu’elle poursuivait ses bons offices afin de faciliter cette transition politique. Donc, elle continue à rencontrer toutes les parties prenantes. Donc, c’est un dossier que nous suivons, nous influençons, nous donnons des informations mais à la fin, ce sont les autorités en place qui prennent les décisions et nous ne pouvons pas nous substituer aux autorités en place », explique-t-elle.

JMNK

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse