Malgré les garanties données par la CENI et le Gouvernement. L’opposition aux abois

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*Selon une source généralement bien informée, quelques partis politiques de l’opposition sursoient leur participation aux élections provinciales dont le dépôt des candidatures a débuté le 15 avril dernier. Pour la CENI, c’est une manœuvre de distraction, parce que les partis politiques sérieux s’attèlent à préparer leurs candidatures. C’est donc une attitude des partis politiques qui sont aux abois et qui ne sont prêts à aller aux élections

*Etant donné que les candidatures aux élections locales doivent émaner non pas uniquement de grandes villes, mais aussi de toutes les communes, les chefferies, tous les secteurs, toutes les villes du pays, les partis politiques qui ne sont pas en ordre de bataille travaillent désormais dans la déstabilisation et la distraction de l’opinion. Sinon, comment comprendre que des partis politiques qui avaient exigé un calendrier global soient incapables de se mobiliser pour la réussite des élections ?

L’opinion tant nationale qu’internationale a été choquée hier d’apprendre de bonnes sources que quelques partis politiques de l’opposition sursoient leur participation aux élections provinciales dont le dépôt des candidatures a débuté le 15 avril dernier. Dans une déclaration faite hier lundi 20 avril à Kinshasa, ils disent attendre « des assurances de la Commission électorale nationale indépendante [Ceni] » avant de s’engager à ce processus.

« Dans le souci de contribuer efficacement à un processus électoral inclusif et apaisé, nous avons saisi la Ceni vendredi 17 avril courant pour une rencontre ultime. Celle-ci nous permettra d’obtenir des assurances sur les pré-requis avant de nous engager dans le processus de dépôt des candidatures », a affirmé le modérateur de l’opposition, Martin Fayulu.

Pour l’opposition, la situation politique est délétère en République démocratique du Congo et caractérisée, aux dires de Fayulu, par « un processus électoral hypothétique, l’installation improvisée et dangereuse des nouvelles provinces ». Avant de se prononcer, Martin Fayulu fait savoir qu’il faut d’abord attendre l’issue de la rencontre sollicitée avec la Ceni pour se déterminer.

De graves contradictions de l’opposition

Il sied de souligner que si la lettre de l’opposition avait été reçue par le président de la CENI, c’est par respect déontologique, parce que ce groupe a violé la Constitution de la République qui donne à la CENI le pouvoir d’organiser les élections. Ceci pour dire que tous les instruments que le Parlement a mis à la disposition de la CENI lui confèrent cette prérogative. Et à partir de là, ces partis politiques ne peuvent plus s’hasarder d’élaborer un quelconque calendrier électoral à proposer à la CENI. Et si l’Abbé président de la CENI doit recevoir les partis politiques de l’opposition, c’est parce qu’ils sont partenaires, mais ils ne doivent rien attendre de cette réunion.

En effet, cette démarche de l’opposition est interne à elle-même, mais ce que l’opinion tant nationale qu’internationale ne comprend pas, c’est le fait que les mêmes partis politiques de l’opposition, aidés par une certaine communauté internationale, avaient exigé avant le 12 février 2015 un calendrier global. Mais une fois qu’il a été publié, ils changent vite de discours et cherchent un dilatoire, parce qu’ils ne sont pas prêts. Et lorsque la CENI a été mise sous pression par les partis politiques, la société civile dans toute sa globalité, les confessions religieuses et la communauté internationale et après évaluation des attentes des uns et des autres, elle s’est résolue de publier un calendrier global.

Toutes les revendications se résumaient en ce que toutes les sensibilités nationales et internationales ont rejeté en bloc le changement du mode de scrutin pour les provinciales ; Toutes ces sensibilités ont exigé la publication d’un calendrier global ; Ces sensibilités ont exigé la publication d’un calendrier qui tienne compte de la date constitutionnelle de l’élection présidentielle et ces sensibilités ont exigé le couplage des provinciales aux locales. Prenant en compte ces conclusions majeures, la CENI les a intégrées pour rencontrer le souci de consensualité. Avec ça, elle a donc mis en contribution les attentes des uns et des autres.

Il faut dire que pour rencontrer la consensualité exigée par les uns et les autres, le calendrier électoral global est assorti des détails contenus dans la loi électorale votée en janvier 2015 dans les conditions que tout le monde connaît. C’est la loi la plus consensuelle du pays, parce qu’elle a été votée sous les sifflets et les chants, les coups de balles, les pillages, etc. Et pourtant, c’est la loi électorale qui édicte les délais du calendrier électoral (période de la campagne électorale, etc.) et que ces partis politiques de l’opposition sont censés connaître.

Toujours dans cette même optique, la CENI a, au cours d’une réunion animée par le président du de la CENI au Palais du peuple en 2014, présenté les grandes lignes du calendrier électoral et c’était par vidéo-projecteur. A l’occasion, les partis politiques avaient tous participé aux discussions.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, il est très étonnant de constater que la classe politique du pays, surtout certains partis politiques de l’opposition, se contredisent en l’espace de deux mois seulement. Voilà pourquoi la CENI conclut que c’est une manœuvre de distraction, parce que les partis politiques sérieux, qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition, s’attèlent à préparer leurs candidatures.

En plus, étant donné que les candidatures aux élections locales doivent émaner non pas uniquement de grandes villes, mais aussi de toutes les communes, toutes les chefferies, tous les secteurs, toutes les villes du pays, les partis politiques qui ne sont pas en ordre de bataille travaillent désormais dans la déstabilisation et la distraction de l’opinion et la population ne devrait pas les suivre.

Toutes les garanties fournies par le Gouvernement et la CENI

La question qui revient de plus en plus au sein de l’opinion nationale est celle de savoir, pourquoi l’opposition, en dépit de toutes les garanties données par le Gouvernement ne croit toujours pas à la tenue des élections ? Pourquoi ne croit-t-elle pas à ce qu’on leur dit ? Sinon, il y a une large majorité de la population qui pense que ces partis politiques de l’opposition sont aux abois. Tout ce qu’ils ont tenté a échoué. Et comme ils ne peuvent pas aller aux élections pour les perdre, parce qu’ils ne sont pas préparés, il faut alors créer une confusion, une cacophonie, pour faire peur à la population afin qu’elle ne dépose même pas sa candidature.

Ne soyons pas étonné qu’on assiste encore aux manifestations du genre de celles que nous avons connues en janvier 2015, pour une simple et bonne raison que cette opposition n’est pas prête à aller aux élections et qu’elle est prête à appeler la population au boycott. Heureusement, la population congolaise est d’une maturité telle qu’on ne peut plus la tromper.

Que ces députés qui sont en même temps chefs de partis politiques exigent une séance de travail ultime avec la CENI me disent qu’ils n’ont pas suivi la réplique du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur qui répondait à la question orale avec débat du député Lutundula, on comprendrait. Mais qu’ils fassent semblant de n’avoir rien compris de sa réplique, ça ne peut qu’étonner beaucoup de gens.

Sinon, la mise en place des commissions d’installation de nouvelles provinces et qui doivent présenter leurs rapports aux nouvelles Assemblées provinciales des nouvelles provinces, c’est un message fort donné à l’endroit de ceux qui attendent encore des garanties du Gouvernement.

Il faut dire que la CENI avait relevé 18 contraintes dont la responsabilité de réalisation incombe directement au gouvernement. A ce jour, ce dernier peut se réjouir de les avoir liquidées l’une après l’autre, afin de permettre à la CENI d’organiser les différentes étapes des élections. A titre illustratif, Evariste Boshab a énuméré quelques actes de l’exécution de ces contraintes par le Gouvernement, il s’agit notamment des actions suivantes : En date du 05 mars 2015, il a mis à la disposition de la CENI la liste des entités administratives décentralisées, déconcentrées ainsi que la délimitation des nouvelles Villes et Communes ; En date du 11 mars 2015, les listes des partis et regroupements politiques avaient été transmises à la CENI; En date du 12 février 2015, la loi portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales a été promulguée par le Président de la République, Chef de l’Etat, etc. Donc ces quelques cas parmi tant d’autres démontrent à suffisance l’effort que fournit le Gouvernement pour permettre à la CENI d’organiser les élections dans le délai, tel que prévu dans son calendrier.

L’Avenir

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