Malgré l’érection des centres de récolte de déchets dans les communes

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L’insalubrité a toujours la peau dure à Kinshasa

La conservation de l’environnement pose problème à Kinshasa. Les bouteilles en plastic et les sachets envahissent la ville. Aucune commune n’est épargnée par cette situation, a-t- on constaté même là où le nettoyage est régulier.

Les immondices envahissent des chaussées et des rivières. Visiblement, la plus polluée de toutes est la rivière Kalamu qui recèle autant de bouteilles et sachets autour du pont érigé sur le boulevard Lumumba au niveau de la 1ère rue Limete.

«Ce sont des individus qui jettent des saletés en amont. Ils les jettent en abondance à telle enseigne que lorsque l’eau coule et compte-tenu du fait que le dessous du pont est bouché, ces immondices s’amassent là (…). Il y a longtemps que cette rivière a subi un curage sérieux.», a constaté un observateur.

Le président du Parti écologiste congolais (Peco), le député Didace Pembe aurait souligné il y a deux ans qu’il y a absence d’une politique d’assainissement viable pour la ville de Kinshasa: «L’assainissement n’existe que de nom chez nous. Il y a des lois qui existent, il y a des arrêtés ministériels qui existent, mais qui ne sont malheureusement pas appliqués.», avait-il martelé.

Insalubrité dans les marchés congolais

L’assainissement pose problème dans presque tous les marchés urbains et municipaux de Kinshasa et d’autres grandes villes de la RD Congo où des monticules d’immondices jonchent parfois les allées de ces lieux de vente des denrées alimentaires. Ce, malgré l’installation des sites de décharge publique par les autorités locales en partenariat avec l’Union européenne. Ces déchets dégradables sont souvent à la base de la prolifération des mouches et des odeurs nauséabondes dans ces marchés.

Les conséquences liées à l’insalubrité des installations hygiéniques

En RDC, plusieurs ménages n’accordent pas assez d’importance à l’entretien de leurs toilettes. Cette insalubrité est souvent à la base de la prolifération des mouches et des odeurs parfois insupportables. L’hygiène fait aussi défaut dans les douches, dénommées “Kikoso” par la population de Kinshasa.

Dans certaines écoles, les enfants se plaignent de l’insalubrité. Les toilettes sont sales et mal équipées. Elles sont parfois installées à proximité du robinet. Les élèves craignent de tomber malades dans un tel environnement. Les autorités compétentes doivent faire une inspection de toutes les écoles et voir les conditions des installations hygiéniques afin de prévenir le risque pour les enfants de souffrir des maladies hydriques.

Les installations hygiéniques de plusieurs écoles primaires et secondaires de la ville de Kinshasa ne répondent pas aux normes d’hygiène. Elles ne sont presque pas entretenues et dégagent parfois des odeurs nauséabondes.

Il y deux ou trois ans, a Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta avait suspendu de leurs fonctions certains bourgmestres pour l’état jugé insalubre de leurs communes. Certains ont été blâmés. D’autres ont reçu des primes d’encouragement pour les efforts fournis en vue de rendre leurs communes plus propres.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa s’était dit déçu du comportement des bourgmestres sanctionnés.

Plus d’une centaine de tas d’immondices, disséminés autrefois à travers la ville de Kinshasa, n’existent plus aujourd’hui, assure le gouverneur de la ville-province.

Captage du gaz méthane

Le gouverneur de Kinshasa a également annoncé l’acquisition par la ville d’équipements de captage du gaz méthane qui devraient être installés à la décharge finale de Mitendi.

Ce projet a été rendu effectif grâce à un contrat de 7 millions d’euros gagné par l’Hôtel de ville de Kinshasa après avoir fait valider son crédit carbone aux Nations Unies pour la production de gaz méthane.

« Je vous annonce que nous avons trois conteneurs qui viennent d’arriver avec des équipements au centre d’enfouissement, à la décharge finale. On va capter du gaz méthane dans le centre d’enfouissement, ce qui va nous permettre de gagner de l’argent avec le crédit carbone », avait-il expliqué il y a quelques temps.

Et de noter que le Protocole de Kyoto prévoit une compensation des émissions de CO2, mesurées en crédits carbone, à travers le financement de projets respectueux de l’environnement. Ce traité des Nations Unies vise à lutter contre le changement climatique en réduisant ces émissions de CO2.

Pour André Kimbuta, la ville de Kinshasa doit se doter de ses propres moyens d’assainissement.

(RTM)

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