Malgré la présence des données téléphoniques: Les prévenus ne veulent pas collaborer

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Hier devant le Tribunal militaire de Garnison qui siège en audience foraine à la prison de Ndolo, nombreux sont les prévenus qui ont été confrontés, surtout ceux ayant effectués des appels la veille et le jour des attaques, qui ont causé mort d’hommes et mis la ville province de Kinshasa à feu et à sang. Par exemple, pour les prévenus Ben Tshimanga et Christian Mukadi, il a été observé que les deux, pendant la période trouble, ont échangé près de 59 appels et 46 SMS. Voilà qui a poussé un des prévenus, Christian Mukadi à justifier en tant qu’arrangeur, que ces appels étaient tout à fait normaux.

Un autre exemple, le 13 juillet 2017, lors de l’attaque du marché central, le prévenu Mukadi a été pris en charge par une antenne de Livulu, parce qu’il était à l’Unikin pour préparer cet exercice.  De même, les deux prévenus Bakajika et Tshimanga qui prétendent ne pas se connaître, se sont appelés plusieurs fois, entre le 10 et le 19 juillet 2017. C’était à la veille de l’attaque du Commissariat de la Funa. Pour leur part, Ben Tshimanga et Mputu Nkongolo ont eu plusieurs appels du 28 juin au 14 juillet 2017, alors qu’ils prétendent aussi ne pas se connaître.

Prenant la parole, la défense a fustigé le fait que le Tribunal ne leur permette pas de poser des questions aux opérateurs téléphoniques, préoccupation que le président du Tribunal a balayé d’un revers de la main, disant qu’à la première audience, c’était des généralités. « Vous connaissez bien la valeur juridique de ces relevés par rapport au tribunal. Les relevés ne vont pas à eux-seuls déterminer la conviction du juge. C’est un élément de preuve comme tout autre », précise-t-il.

Et la défense de continuer que personne n’a démontré que Mputu aurait agi d’une manière ou d’une autre. « J’ai posé la question, même notre président de la République, je ne pense  pas qu’il puisse utiliser (douze) 12 téléphones. Nous avons demandé de montrer tous ces numéros-là. Les opérateurs téléphoniques ont démontré que ces numéros-là sont identifiés à d’autres personnes. Pour preuve, un autre numéro attribué à Mputu, mis en action en janvier 2018, alors qu’il est arrêté en 2017 », a indiqué Me Richard Ngoyi, qui ajoute que le Tribunal est là pour avoir la vérité. Les opérateurs eux-mêmes ont dit qu’après 6 mois, ces données-là ne sont plus fiables et qu’aujourd’hui, l’on est au-delà d’une année. C’est pourquoi vous le voyez en difficulté. Il déplore, bien que c’est la position du Tribunal, pour un procès équitable, il a fallu de la même manière, leur permettre de poser des questions.

Pendant le procès, même si on lui avait brandi son téléphone, le prévenu Mputu a refusé de le déverrouiller. C’est ce qui a poussé le Bâtonnier Matadiwamba, de la partie civile Rdc à préciser qu’il n’a pas dit qu’il ne se souvenait pas du code PIN, il a dit qu’il n’en a jamais eu.  « J’ai même fait poser une question pour savoir que le téléphone demande un code et le titulaire dit qu’il n’a jamais eu de code, on doit croire à qui ? Au titulaire ou à l’appareil ? C’est le  titulaire qui cherche à ne pas collaborer pour des raisons qui lui appartiennent.  Vous ne voyez pas un téléphone entrain de mentir », constate-t-il, et d’ajouter que ce sont les prévenus qui sont en difficultés  avec des données indiscutables qui ne viennent pas de l’accusation, mais des sociétés de télécommunications.

Et de se demander, est-ce qu’on ne peut pas avoir 20 numéros ? Ça dépend de ses besoins, de son propre comportement. Là, vous avez vu un procès-verbal qui a été lu de la Police judiciaire. Quand il est entendu, c’est lui qui donne ces numéros-là. Cela ne veut pas dire qu’il a douze numéros avec lui, ce sont des numéros qu’il a successivement utilisés.

(JMNK)

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