Majorité-Opposition interpellées: L’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF les invitent à faire preuve de retenue

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*Après des incidents survenus les 19 et 20 septembre 2016 et ayant causé environ 32 morts et des actes de vandalisme sur des biens tant publics que privés, les quatre organisations partenaires lancent un appel à tous les acteurs politiques de la Rdc, y compris la Majorité présidentielle et l’Opposition politique, afin qu’ils fassent preuve de retenue dans leurs actions et déclarations, et qu’ils exhortent leurs partisans à renoncer à la violence

* Tout en restant déterminées à continuer de soutenir le dialogue national en cours, l’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF demandent au gouvernement de la Rdc de rester engagé dans le processus du dialogue, y compris en continuant de prendre des mesures visant à créer un climat de confiance. Elles encouragent les groupes politiques qui ne font pas partie des négociations en cours, à jouer un rôle constructif en vue de contribuer à la tenue d’élections crédibles, le plus tôt possible

C’est à tort et dans l’objectif de se moquer du peuple que certains leaders du Rassemblement ont lancé une marche qui n’avait rien de pacifique, et a débouché sur des scènes de pillages des biens publics et privés, sans oublier les tueries qui s’en sont suivies dans la ville province de Kinshasa. Au-delà de ce bilan macabre, ce sont sans doute les Congolais que les organisateurs de ces manifestations auront pénalisés, en les empêchant de travailler pour ainsi contribuer au développement de leur pays. Ce sont des élèves qui n’ont rien à avoir avec la politique ; mais qui ont été empêchés d’étudier, accusant ainsi un retard dans le calendrier scolaire. Ce sont des étudiants qu’ils ont condamnés, en contrecarrant le déroulement des examens comptant pour la deuxième session …

La question de l’organisation des élections est tellement politisée par certains politiciens véreux qu’il y a absence totale d’objectivité. Et pourtant, le pays traverse une situation de rattrapage, où la question du délai constitutionnel ne peut plus se poser. Et ce, parce qu’on ne peut pas avoir d’élections sans la réalisation de certains préalables. C’est cette mauvaise foi qui empêche les membres du Rassemblement de comprendre la réalité telle qu’elle est présentée, non seulement par les experts locaux, mais aussi ceux mandatés par la communauté internationale.

Le chemin critique de la CENI

Connaissant très bien qu’à ce stade, la CENI ne peut convoquer le corps électoral, le Rassemblement a induit le peuple en erreur, voulant faire croire que ceci est arrivé par la faute de la Majorité présidentielle au pouvoir. Et pourtant, la convocation de l’électorat est étroitement liée au respect d’un chemin critique de scrutin. En effet, la convocation de l’électorat est un acte réglementaire par lequel la CENI mobilise les Congolais inscrits sur une liste électorale. En même temps, elle demande aux Congolais éligibles de se porter candidats.

Sinon, comment demander à la CENI de convoquer l’électorat pendant que la révision du fichier électoral n’a fait que commencer ? Cette opération qui a commencé au Nord-Ubangi, devra se terminer en juillet 2017, à en croire le chronogramme présenté par la CENI aux travaux du dialogue politique national et inclusif.

Outre la nécessité d’un fichier électoral consolidé, la CENI a besoin d’une loi portant répartition des sièges. Une fois de plus, la tâche revient à la CENI de préparer les algorithmes statistiques en déterminant un quotient, c’est par la suite qu’elle rédigera l’avant–projet de loi qui deviendra plus tard un projet de loi, une fois voté au conseil des ministres, avant son adoption dans les deux chambres du Parlement. Comme pour dire qu’après l’enrôlement des électeurs, la tâche reviendra au Parlement de voter en urgence la loi portant répartition des sièges, avant sa promulgation par le Président de la République.

C’est par la suite que la CENI devra s’employer au recrutement, à la formation et au déploiement des agents. Tout ceci, sans oublier qu’un budget doit être rendu disponible à la Centrale électorale, pour lui permettre d’organiser des élections dont les résultats ne seront pas contestés comme en 2006 et 2011.

Au-delà de toutes ces considérations essentiellement techniques, le Rassemblement oublie qu’il y a un dialogue en cours et qui bénéficie de l’accompagnement de la communauté internationale. Ce dialogue dont les travaux sont en phase terminale, l’accord qui en découlera permettra à la CENI d’organiser les élections dans un climat de paix. Ceci d’autant plus que les options ont été levées sur l’enrôlement général de la population, afin de doter le pays d’un fichier électoral fiable, ainsi que la nécessité d’organiser en même temps les élections présidentielle, législatives et provinciales, … Ce qui est vrai, insiste une source proche de la CENI, 2017 connaîtra la convocation de l’électorat, parce que la CENI sera jugée non en termes des défis à relever, mais des résultats palpables.

L’appel des quatre organisations partenaires

C’est ce contexte que l’Union africaine (UA), les Nations Unies (ONU), l’Union européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont lancé un appel à tous les acteurs politiques de la Rdc, y compris la Majorité présidentielle et l’opposition politique, afin qu’ils fassent preuve de retenue dans leurs actions et déclarations et qu’ils exhortent leurs partisans à renoncer à la violence.

L’Avenir

Ci-dessous l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration Conjointe sur la RDC (UA, ONU, UE, OIF)

Addis-Abeba, Bruxelles, Kinshasa, New York, Paris, le 24 Septembre 2016 : L’Union Africaine (UA), les Nations Unies (ONU), l’Union européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sont gravement préoccupées par les violents incidents survenus récemment à Kinshasa et ailleurs en République démocratique du Congo (RDC), où des manifestants et les forces de sécurité se sont affrontés, entraînant des pertes en vies humaines.

Les quatre organisations partenaires lancent un appel à tous les acteurs politiques de la Rdc, y compris la majorité présidentielle et l’opposition politique, afin qu’ils fassent preuve de retenue dans leurs actions et déclarations et à exhorter leurs partisans à renoncer à la violence. Ils invitent également les autorités de la RDC à promouvoir et protéger les droits de l’homme et à respecter les libertés fondamentales consacrés dans la Constitution, y compris lors de manifestations publiques. Toutes les parties prenantes, y compris les fonctionnaires des institutions judiciaires et de sécurité, ont la responsabilité d’agir dans le strict respect de la loi et des droits de l’homme, et devront faire face aux conséquences de leurs actes en cas de manquement.

Tout en restant déterminées à continuer de soutenir le dialogue national en cours, les quatre organisations partenaires rappellent que seul un dialogue inclusif mené avec le plus grand nombre d’acteurs politiques ouvrira la voie à des élections pacifiques et crédibles, conformément à la Constitution de la RDC et la résolution 2277 (2016) du Conseil de sécurité de l’ONU. Les quatre organisations partenaires demandent au gouvernement de la RDC de rester engagé dans le processus de dialogue, y compris en continuant de prendre des mesures visant à créer un climat de confiance, et elles encouragent les groupes politiques qui ne font pas partie des négociations en cours à jouer un rôle constructif en vue de contribuer à la tenue d’élections crédibles le plus tôt possible.

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