Maître Taureau pleure Papa Wemba et invite les artistes à l’unisson

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Papa Wemba, le 29 décembre 2015 au Palais du Peuple de Kinshasa

La disparition de Papa Wemba, dimanche 24 avril dernier sur scène à Abidjan, n’a pu laisser indifférents ses admirateurs de partout. En effet, le chef coutumier du village Molokaï a trépassé de suite des malaises en pleine prestation, lors de la 9ème édition du Festival des Musiques urbaines d’Anumabo (FEMUA). Les autorités ivoirienne ont décerné à l’illustre disparu le grade honorifique posthume de Commandeur de l’Ordre national.

Le doyen des artistes congolais, Ngombe Baseko  « Maître Taureau » est Commandeur de l’Ordre national  « Héros nationaux » Kabila-Lumumba.  Compatissant à ce malheur, il a tôt fait de transcrire dans le livre des condoléances ouvert au ministère de la Culture et des Arts, son message des condoléances, en des termes qui suivent :

Très cher Papa Wemba

D’un cœur ouvert, moi ton aîné Maître Taureau, te rassure de ta personne si importante dans le monde artistique, que tu as laissé une plaie que nul ne saura soigner ni en moi, ni dans tout Congolais encore moins en toute l’Afrique voire dans le monde entier.

Tu as été plus un père des artistes, puisque tu as engendré des générations qui pleurent aujourd’hui à larmes chaudes. Et ce, jusqu’à inonder les cœurs de tristesse infinie.

Veuve et orphelins sont restés !

Et toi, puisse Dieu de l’univers qui donne et qui arrache, agréer ton âme, et que ton séjour au-delà soit apaisé.   

 Le doyen appelle les artistes congolais à l’unisson

Saisissant la balle au bond, le doyen a lancé un message d’exhortation aux artistes congolais. Car dans l’ensemble,  ceux-ci sont très affectés par la disparition du leader de la 3ème génération de la musique congolaise.  « J’invite les artistes à cultiver la paix, l’entente, l’unité. En tant que créateurs d’œuvres de l’esprit, ils agrémentent, animent, consolent, divertissent, soulagent le public. Face à cette mission qu’ils ont en commun, les artistes doivent se regarder davantage comme une famille que comme un simple agrégat. En effet, le sens de l’honneur et l’estime publique les appellent à cultiver l’excellence, la tolérance et le respect mutuel.  A quoi riment des fissures parmi les créateurs d’œuvres de l’esprit ? Car l’homme vit dans le vide, ne sachant guère ce qui lui arrivera dans les minutes qui suivent », a martelé le doyen.

 Quid de Maître Taureau

Maître Taureau est présenté comme « l’homme qui a tout maîtrisé dans la vie sans maître. Il a été maître de danse et maître dans l’organisation de manifestations récréatives populaires, dactylographe de première force, organisateur de soirées culturelles au parc de Boeck (actuel Jardin botanique de Kinshasa). Le doyen, au plus fort de ses quatre-vingt-treize (93) ans, a été admis dans l’Ordre national « Héros nationaux » Kabila-Lumumba au grade de « Commandeur ». L’ordonnance n°15/088 du 29 décembre 2015 signée à cet effet par le Président Joseph Kabila Kabange, a inclus également le guitariste, auteur-compositeur dit le poète Lutumba Ndomanueno Simaro Masiya. Au cours de la même journée, des titres honorifiques et des médailles ont été octroyés aux opérateurs culturels, au Palais du Peuple, à travers quatre-vingt-dix d’entre eux, dont le patron de l’orchestre Viva-la-Musica. A l’occasion, le Président de la République a été représenté le Président de la Chambre basse du Parlement, l’honorable Aubin Minaku.

L’heureux événement a notamment mis en exergue les soixante-sept (67) ans de pratique culturelle de Maître Taureau. A 93 ans d’âge, le doyen aligne huit (8) médailles, dont la dernière en or. Car  la
Nation congolaise tout entière, à travers le Président de la République, a reconnu le
mérite des artistes décorés, pour l’œuvre accomplie dans le domaine de la création et de l’organisation de spectacles. Et le doyen de renchérir : J’ai honoré, toute ma vie durant, l’image de marque de mon pays, en ayant passé soixante-sept (67) années de pratique culturelle. J’ai représenté les danses folkloriques congolaises respectivement au Maroc, en République islamique d’Iran et à la foire de Bales en Suisse. Je suis le seul et premier Congolais parti représenter la beauté congolaise à l’Election Miss Monde en 1969,  à Miami aux Etats Unis d’Amérique. Par la suite, mes dauphines se sont rendues respectivement au Japon et à Séoul en Corée du Sud. J’ai servi ma patrie de manière irréprochable en m’acquittant chaque fois que nécessaire, de mes obligations citoyennes. Les autorités du pays ont été attentives à mon parcours,  ainsi que de hauts responsables d’institutions à travers le monde. Le public m’a appelé fièrement « Bibliothèque vivante de l’histoire de Kinshasa », «Baobab de la culture congolaise ».

(Payne)

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