M. Katumbi candidat du G7: Un non-événement pour la MP

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*La  désignation de Moïse Katumbi Chapwe comme candidat  président de la République de l’élection à venir à l’issue du conclave de Kinshasa du Groupe dit G7, est un non-évènement pour les avisés de la politique congolaise. En réalité, l’homme a concrétisé son vœu exprimé depuis la Majorité Présidentielle, mais matérialisé par ceux qui sont en réalité, ses oies

*Pour maints analystes de la scène politique congolaise, donner une chance à ce Groupe de financiers qui veulent s’accaparer la RD Congo, pour adopter un capitalisme intimidant et susceptible de conduire vers un régime ultralibéral, c’est brader le Congo de Simon Kimbangu, de Patrice-Emery Lumumba, de M’Zée Laurent-Désiré Kabila entre les mains de ceux qui ont fait couler  leur sang

Cette désignation qui est en réalité un non-événement, n’est pas une surprise puisque depuis des lustres, c’est Moïse Katumbi qui tirait les ficelles au sein de la Majorité Présidentielle pour nourrir ses ambitions politiques, alors que hier, tous le G7 a été au service de cette déstabilisation se cachant dernière un dauphin devant remplacer l’actuel Président de la République, sinon en plein exercice de ses fonctions. Cette façon de faire les choses poussent certains analystes et observateurs politologues à se demander si c’est possible de couronner et de trahir en même temps ?

Sinon, à en croire les mêmes analystes, les membres du G7 ont été associés par le Chef de l’Etat pour conduire son action politique. Ils  ont reçu la confiance du Président de la République dans la gestion de la chose publique. En réalité, ils se sont concentrés pour empêcher cette action politique de se matérialiser en vue de prendre le pouvoir. Ils sont responsables directs de la Gouvernance qu’a connue la République Démocratique du Congo. En toute logique, quel que soit le chemin à parcourir, c’est un groupe né d’une trahison. C’est à juste titre que les Congolais se posent autant de questions sur ce Groupe né d’ambitions démesurées, de prendre le pouvoir pour le pouvoir. « Entre les mains de qui devons-nous laisser le destin de la République Démocratique du Congo ? Est-ce aux gens qui ont ni foi, ni loi et qui ont trahi ? Et si Joseph Kabila partait aujourd’hui, Moïse Katumbi est-il à même de définir son projet de société pour ce pays ? », s’interrogent les mêmes analystes.

Pour eux, donner une chance à ce Groupe des financiers qui veulent s’accaparer du Congo, pour adopter un capitalisme sauvage, et qui conduit vers un régime ultralibéral, c’est brader le Congo de Simon Kimbangu, de Patrice-Emery Lumumba et de M’Zée Laurent-Désiré Kabila entre les mains de qui, ils ont fait couler de leur sang. Une telle ignominie est inadmissible par les Congolais qui souffrent déjà du capitalisme américain. Le Congo est un pays du bien commun, pas un empire où la loi de l’argent va dicter la marche de la République, c’est-à-dire les pauvres allez vous faire foutre !

Au sein des états-majors des partis politiques, Majorité comme opposition, les violons ne s’accordent pas quant à cette désignation, partant de son idée lancée il y a peu de faire les primaires au sein de l’opposition. Le Patron du G7 qui vient enfin de se dévoiler au grand jour, a souillé pierre et cailloux conte toute attente face à cette provocation devant les irréductibles de l’UDPS. « Je n’ai pas mené la lutte pour laisser ma place à quelqu’un d’autre », se rappelleront les Congolais lors du scrutin présidentiel de 2011 entre Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe.

Du moins, l’UDPS n’est pas seul dans cette quête de leadership au sein de l’opposition. Ses alliés estiment que le G7 doit en principe les rendre compte de sa gestion pendant une dizaine d’année avec la Majorité Présidentielle.

Cette pilule amère est difficile à admettre au sein de l’opposition où l’on voit les irréductibles comme Eve Bazaiba, Clément Kanku, Steve Mbikayi, Justin Bitakwira, Mushi Bonane, Ne Mwanda Nsemi d’ouvrir la porte à ce groupe qui roule pour les  multinationaux. Ces derniers, qui sont du reste à l’origine de la déconfiture du système économique mondial. « L’on sait que Moïse Katumbi a nourri, hébergé, acheté, financé certains partis politiques de la Majorité Présidentielle pour s’attirer leur sympathie. Aujourd’hui, le pan du voile est levé, en réalité le patron du G7 c’est Moïse Katumbi et les autres sont ses lèches-bottes », renseignent les mêmes analystes.

La trahison ne paie pas

« Je ne trahirais jamais le Président Kabila. C’est qui a fait de moi Gouverneur du Katanga. Tous ceux qui vont dire au Chef que Moïse ceci, Moïse cela se trompe. J’ai la confiance du Chef », disait Moïse Katumbi, dans ses moments de gloire. Ces mots raisonnent encore dans les oreilles des Congolais qui suivent la marche de la politique dans leur pays.

Le fait pour le Groupe dit G7 qui a trahi le Chef de l’Etat, puisqu’en réalité, ils ont amassé beaucoup de moyens financiers à ses côtés, sans maîtriser la vision de celui qui les a permis d’être aujourd’hui ce qu’ils sont, constitue un acte de trahison au même titre que ce qui c’était produit  en France lorsque Balladur avait trahi Jacques Chirac. Les Français n’ont pas supporté cet acte de Balladur, et ils l’ont sanctionné.

« Comment peut-on faire confiance aux personnalités dans ce Groupe qui n’ont jamais réussi à amener un seul député à la Chambre législative pendant autant d’années dans la vie politique ? », lâche encore les mêmes analystes. Car, beaucoup d’entre eux ont bénéficié des avantages auprès du Chef de l’Etat pour des raisons humaines, puisque ceux qui ont été au bureau de l’Assemblée nationale avec 5 députés en réalité n’en pouvait pas être là. C’était sans compter avec la générosité du Chef, qui ne voulait pas que ses collaborateurs terminent leur carrière politique sans goûter au miel.

Cette générosité a payé amèrement au Chef avec ce groupe dont les ambitions politiques n’ont rien à voir avec la volonté de servir le peuple, mais de s’enrichir sur son dos avec la complicité des multinationaux qui créent les guerres en Afrique pour piller les ressources naturelles. Dieu merci, leurs acolytes sont bien connus. « Mieux vaut affronter un diable que l’on connait, qu’un ange qu’on ne connaît pas », dit-on. Toutefois, ce choix du G7 doit interpeller la CENI qui n’a pas encore ouvert l’appel à candidature, ni annoncé la campagne électorale pour l’élection présidentielle.

(Pius Romain Rolland)

 

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