Lutte contre l’impunité des violences basées sur le genre: Bientôt le lancement de la campagne « Tolérance zéro »

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C’est ce qui a été indiqué à la dernière réunion du Comité national multisectoriel de l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme (AVIFEM ), tenue le jeudi 26 novembre 2015. Laquelle était présidée par la ministre de la Femme, Famille et Enfant Lucie Kipele, et a été rehaussée de la présence des ministres de la Défense nationale, de la Santé publique, des Affaires sociales et du ministre d’Etat ministre du Plan et Suivi de la Révolution de la modernité. Ces derniers ont échangé sur les possibilités de doter l’AVIFEM d’outils nécessaires pour son bon fonctionnement.

L’opinion se souviendra qu’en décembre 2011, les Chefs d’Etat et de gouvernements des Etats membres de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) réunis à Kampala (Ouganda) lors du 4ème sommet ordinaire de la CIRGL en sa session spéciale sur les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), avaient pris une série de mesures visant à prévenir les VSBG. Parmi ces mesures : porter assistance aux victimes rescapées des VSBG et lancer des campagnes nationales sur la « tolérance zéro » envers les VSBG, en impliquant les hommes.

Cette campagne devrait donc être lancée dans tous les Etats membres de la CIRGL. C’est ainsi qu’à l’issue d’une consultation de haut niveau des ministres en charge de la Justice et du Genre de la CIRGL, tenue à Kinshasa en juillet 2012, que le lancement régional de la campagne « Tolérance zéro » a été effectué devant la Cour suprême de justice, pour donner le ton à un lancement simultané de cette campagne dans tous les Etats membres de la CIRGL, au cours des 16 jours d’activisme de novembre 2012. Malheureusement en Rd Congo, pour des raisons de multiples contingences, cette campagne n’a pu être lancée à la date et lieu prévus.

Lucie Kipele sollicite l’implication de ses collègues du gouvernement

Voilà pourquoi le jeudi dernier, la ministre de la Femme, Famille et Enfant, Lucie Kipele Aky Azua a tenu à sensibiliser ses collègues membres du Gouvernement de la République, notamment les ministres de la Défense nationale Crispin Atama Tabe, de la Santé publique Félix Kabange Numbi, des Affaires sociales, et le ministre d’Etat ministre du Plan et Suivi de la révolution modernité. C’était au cours de la réunion du Comité nation multisectoriel de l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme et à la jeune fille (AVIFEM) à laquelle tous ces membres du Gouvernement de la République sont également tous membres avec les ministres de la Justice, du Budget, des Finances, de l’Intérieur…

Signalons que l’AVIFEM est la structure technique de la Femme, Famille et Enfant, en matière de lutte contre les violences faites à la femme et à la jeune et petite fille. Le Comité national multisectoriel est donc l’organe d’orientation et de suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale contre les violences basées sur le genre exécutée sur terrain par l’AVIFEM.

La ministre Lucie Kipele a ainsi sollicité l’implication de tous ses collègues « en vue de permettre à la RD Congo d’honorer ses engagements pris à travers la signature du Président de la République, de la Déclaration de Kampala ». « Par cet acte éloquent, le Président de la République a montré sa détermination quant à la protection des droits de la femme et à l’élimination du fléau qui freine l’émergence de notre pays en s’attaquant à la femme, cette actrice majeure et incontournable du développement fragilisée », a déclaré la ministre.

Elle s’est adressée à ses collègues en ces termes : « Etant donné que c’est le Président de la République en sa qualité de Chef de l’Etat qui est appelé à lancer cette campagne « Tolérance zéro », vous comprendrez, estimés membres du Comité national multisectoriel de l’AVIFEM, que nous avons l’obligation morale de nous mobiliser en tant que corps. Chacun et chacune dans son secteur peut, en synergie, contribuer à la réussite de cette manifestation. Pouvons-nous donc prêter main-forte pour la collecte de fonds nécessaires pouvant nous permettre de rendre effective cette activité », a-t-elle déclaré.

L’AVIFEM a besoin d’un bâtiment

Il sied d’indiquer qu’auparavant, avant le mot de circonstance de Mme la ministre Lucie Kipele, les participants à cette réunion avaient commencé par valider le mandat des membres du Comité national multisectoriel de l’AVIFEM dont la président est la ministre de la Femme, Famille et Enfant, la vice-présidence assumée par le ministre de la Justice, et le rapporteur est la ministre des Affaires sociales. Puis, est intervenue la lecture du rapport de la première réunion par Mme le rapporteur, et la présentation et l’état des lieux de l’AVIFEM par sa directrice générale, Rumbu Marie-Jacqueline.

Il en ressort que l’AVIFEM a des sérieux problèmes de fonctionnement faute des moyens, elle manque voire un bâtiment pouvant abriter ses bureaux. De ce fait, la Dg de l’AVIFEM a sollicité des membres du Gouvernement présents à cette réunion leur soutien et implication pour que sa structure puisse avoir des moyens conséquents de son bon fonctionnement ainsi que son implantation partout à travers toute la République. Doter l’AVIFEM d’un bâtiment reste le vœu le plus cher.

Dans les divers, les ministres membres du Comité multisectoriel de l’AVIFEM ont apporté leurs contributions en termes des directrices. Ceci pour résoudre les multiples problèmes auxquels est confrontée l’AVIFEM pour organisation.

(Lepetit Baende)

 

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