Lutte contre les changements climatiques: La Rdc déjà prête à la ratification de l’Accord de Paris

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Désormais, le Parlement congolais est maintenant favorable pour ratifier l’ « Accord de Paris » sur le climat. Un projet de loi en ce sens vient d’être adopté en procédure d’urgence par les députés nationaux à l’Assemblée nationale. Et pour cela, le pays ne sera plus en retard qu’il avait déjà accumulé par rapport à la question de cette crise planétaire du climat et à l’action climatique.

« l’Accord de Paris en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques », dit « Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020) » a été consensuellement adopté lors de la 21ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 tenue à Paris en France, par les Etats parties.

Cet accord international marque donc une nouvelle étape dans le combat mondial pour limiter les émissions des gaz à effet de serres. Il vise à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques, dans le contexte du développement durable et de lutte contre la pauvreté.

Il a été ratifié par 170 Chefs d’Etat et de gouvernement du monde, le vendredi 22 avril 2016 à New-York (USA). La Rdc a été l’un des premiers pays signataires, par le Président de la République Joseph Kabila.

Les pays signataires ne seront contraints à respecter les engagements pris en signant l’Accord de Paris qu’après la ratification dudit traité par leurs organes législatifs. Voilà pourquoi, au cours de la séance plénière de mardi 10 octobre courant, l’Assemblée nationale avait adopté en procédure d’urgence, le projet de loi autorisant la ratification par la République démocratique du Congo de l’Accord de Paris en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, signé à New-York le 22 avril 2016.

A cette occasion, le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et développement durable, M. Ami Ambatobe, a présenté l’économie générale de ce texte de loi très attendu par les environnementalistes. Il a expliqué en effet, au regard du rôle que ses écosystèmes forestiers, sa biodiversité, ses ressources hydrauliques et agricoles jouent dans le cadre des efforts de croissance, de lutte contre la pauvreté et de réduction des gaz à effet de serre, la République démocratique du Congo a soumis sa contribution nationale prévue déterminée au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et devient donc éligible aux ressources financières fournies aux pays en développement dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Ce, en vue de renforcer l’application de ses politiques, stratégies, règlements, plans d’action et mesures de lutte contre les changements climatiques tant en matière d’atténuation que d’adaptation, de façon à contribuer à la réalisation de l’objet de l’Accord. En autorisant la ratification de l’Accord de Paris, la République démocratique du Congo traduit sa ferme détermination à accélérer son entrée en vigueur et à contribuer à la riposte internationale pour la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a indiqué le ministre.

« L’adoption de cette loi va particulièrement contribuer au processus qui vise la finalisation des règles et procédures pour opérationnaliser cet important accord sur les effets des changements climatiques à l’échelle globale, mais également, à renforcer les capacités de notre pays à accéder aux financements climatiques et ainsi placer la question du développement durable au cœur de l’action du Gouvernement de la République démocratique du Congo », a-t-il dit.

Et d’ajouter que « L’adoption de cette loi portant ratification de cet instrument constituera un signal fort et permettra ainsi de réaffirmer le leadership de la République démocratique du Congo à l’effort collectif international, à la fois réaliste et ambitieuse de conservation de la nature, en général, et de préservation de notre important massif forestier, poumon de l’humanité ».

A l’issue du débat autour de ce projet de loi et de trois autres, lors la séance plénière tenue le jeudi 12 octobre à l’Assemblée nationale, l’assemblée plénière a déclaré recevable ce projet de loi, et a procédé, séance tenante, à son adoption article par article, avec son exposé des motifs, moyennant quelques amendements des législateurs.

Ce texte de loi a été ensuite soumis au vote global en séance subséquente. Au cours duquel, les députés se sont librement exprimés au vote par appel nominal. A l’issue de ce vote, les 267 députés nationaux ayant participé à cet exercice législatif, ont, à l’unanimité, voté « oui » pour ce projet de loi de ratification de l’Accord de Paris.

Par conséquent, ce texte de loi est adopté par l’Assemblée nationale. Il est en effet, transmis à la Chambre haute du Parlement pour examen et adoption en seconde lecture.

Après le Sénat, ce projet de loi sera vite promulgué par le Chef de l’Etat. Ce qui permettra au pays de se mettre en ordre par rapport au combat mondial contre les changements climatiques.

Du combat mondial contre les changements climatiques

Depuis des années, les pays du monde se sont engagés dans la lutte contre le changement climatique qui secoue la planète. Et, les négociations climatiques planétaires ont comme enjeux de : réduire les émissions des gaz à effet de serres à moins de deux degrés Celsius (-2°C) ; faire face aux impacts, pertes et dommages ; agir sur les systèmes et les décisions ; adopter des modèles agricole et de l’eau ; faire le choix des infrastructures et les accords commerciaux, etc.

Ces grandes conférences internationales sur l’environnement devraient donc répondre à deux défis du climat et de la pauvreté. Mais aussi, fixer et renforcer les engagements nationaux et sectoriels ; financer la transition énergétique et l’adaptation aux impacts…

Et, la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) est donc le document de base, signé par 194 pays membres des Nations Unies. Le Protocole de Kyoto, ratifié par 176 Etats du monde, adopté en 1995 et entré en vigueur en 2005, est donc le prolongement de la CCNUCC. Sa mise en œuvre a eu lieu de 2008 à 2012 et la deuxième période d’engagement court de 2012 à 2020.

Le protocole de Kyoto, impose donc aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre le phénomène du changement climatique. Il s’est attaqué aux émissions de six gaz à effet de serre qui sont : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les hydrofluorocarbures (HFCs), les hydrocarbures per-fluorés (PFCs), l’hexafluorure de soufre (SF6). En plus des six premiers gaz à effet de serres cités ci-haut auxquels s’attaque le Protocole de Kyoto, l’on ajoute également l’oxyde d’hydrogène (H2O) et l’ozone (O3).

Il existe à ce jour le protocole de Kyoto I et le Protocole de Kyoto II. Et il y a trois mécanismes de flexibilité. Notamment les permis d’émission ; la mise en œuvre conjointe (MOC) ; et le mécanisme de développement propre (MDP) pour aider les pays africains à se développer.

Il existe également d’autres mécanismes parallèles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dont REDD+, NAMA et Fonds vert. De tous les temps, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique se sont illustrés en deux principaux mauvais élèves du combat contre le changement climatique.

Le vendredi 22 avril 2016 à New-York, 170 chefs d’état et de gouvernement du monde ont eu à signer l’« Accord de Paris » sur le changement climatique (2015 – 2020). Une signature qui a intervenu cinq mois après la tenue en France de la 21ème Conférence des parties (COP 21) à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Cet accord international marque donc une nouvelle étape dans le combat mondial pour limiter les émissions des gaz à effet de serres. Quelques mois après la signature de l’« Accord de Paris », c’était la tenue, du 07 au 18 novembre dernier à Marrakech au Maroc, de la 22ème Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC).

L’objectif principal de la COP 22 était d’accélérer l’action climatique de tout Etat et non-Etat acteur. Mais aussi et surtout, de développer les règles en vue de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020).

Pour rappel, la COP 20 tenue à Lima au Pérou a été une conférence des négociations. La COP 21 tenue à Paris en France a été celle des décisions avec d’adoption de la « Déclaration de Paris » dont la Rdc était le premier pays africain à signer par le Président de la République Joseph Kabila Kabange, mais la mise en œuvre attend encore sa ratification au niveau du Parlement de la République.

Et la COP 22 c’était une conférence des actions, de la mise en œuvre des décisions. Le but principal était de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris – Lima puis Paris – Marrakech. La COP 22 est ainsi considérée comme une conférence des actions et la première réunion historique des parties, cadre où l’Accord de Paris est entré en vigueur.

L’adaptation et l’atténuation sont ainsi conseillées

L’urgence climatique est imminente. La planète s’est réchauffée à plus de 0,8 degrés Celsius. A l’origine, les énergies sales, les émissions liées à la consommation. Conséquence, c’est le changement climatique : phénomène d’augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère terrestre. Ce qui entraine des impacts sur la biodiversité, la production agricole, la faim et des catastrophes naturelles…

Le changement climatique est causé par les émissions des gaz à effet de serres. Les domaines de transport, de l’habitat, la déforestation, l’agriculture, la production de pétrole, le charbon, etc. sont ainsi à la base de ces émissions des gaz à effet de serres.

L’effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la planète serait froide (-18°C). Le réchauffement de la planète entraîne le changement de climat. Pendant cette période, deux phénomènes s’imposent : la sécheresse et les inondations intenses.

Pour ce faire, il est conseillé l’adaptation et l’atténuation, c’est-à-dire, limiter la vitesse d’augmentation des taux des gaz à effet de serres dans l’atmosphère.

(Lepetit Baende)

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