Lutte contre le VIH/SIDA: Rcp + déplore que certaines structures de santé commercialisent les Arv aux PvVIH

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Madame Aline, coordinatrice adjointe de l’UCOP + (Ph. Prince)
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  • La charge virale encore un problème

Certaines structures de santé à travers le pays, procèdent malheureusement à la vente des Antirétroviraux aux Personnes vivant avec le VIH (PvVIh), alors que la loi interdit la commercialisation de ces produits, dont l’accès est obligatoirement gratuit.

Rencontrée à l’hôpital de Référence de Kintambo,  son lieu de travail, Aline Okongo, présidente du Réseau congolais des personnes vivant avec le VHI (RCP +), n’a recouru qu’à sa voix pour déplorer ce dérapage, qui malheureusement tend à s’enraciner à la grande désolation des PvVIH, qui ne sachent pas à quel saint se vouer, si l’Etat n’intervient pas pour remettre de l’ordre dans le secteur.

A l’en croire, le problème est criant.  Les difficultés sont signalées à tous les niveaux contre les Personnes vivant avec le VIH.  A l’accès au Centre de santé, au médicament en terminant par la qualité de ces derniers, il y a des efforts à fournir.  C’est un autre épineux problème, qui s’ajoute à la stigmatisation et discrimination, pourtant décriées.

« Il y a de ces PvVIH qui doivent venir de loin. Elles parcourent des longues distances pour arriver au centre de délivrance des Arv. La qualité du service n’est pas toujours au rendez-vous. Aussi, la qualité des Arv, qui est douteuse. On a vu dans certains centres de santé que les médicaments sont périmés, tandis que dans d’autres, on ne donne pas assez d’informations aux PvVIH sur la prise des médicaments. On a découvert aussi que les PvVIH ne sont pas sécurisées entant que personne vivant avec le VIH par rapport à la vulgarisation même de leur sérologie, l’accueil… »,  a indiqué cette fervente activiste, connue pour son engagement manifesté depuis les années 1995.

 Et de poursuivre : « Nous avons trouvé le personnel soignant en train de vendre les médicaments au moment on sait que les Arv sont totalement gratuits. Certaines PvVIH se voient obligées d’acheter les médicaments (Ndlr : Arv), par ignorance de la loi. Et donc, c’est grâce à l’observatoire que l’on a découvert ce problème auquel  on est  en train de vouloir y apporter des solutions ». C’est ici, estime-t-on, que l’Etat devra intervenir afin de remettre de l’ordre dans la boutique.

A côté de ce  dérapage que l’on déplore tous,  la présidente du Rcp + s’est tout de même réjoui de constater que les ruptures des Arv dans la plupart de centres de santé, ne sont plus fréquentes.

A en croire l’Observatoire, s’appuie-t-elle, les quelques ruptures enregistrées ne sont pas longues, moins encore criantes. «  Ce sont des interruptions d’un mois, mais de manière générale, je peux vous dire qu’il y a une amélioration quant à la disponibilité des Arv dans des centres », a-t-elle affirmé, avant de préciser que certaines structures sanitaires arrivent à une certaine stabilité de l’état clinique du patient.  Ce qui est encourageant.

Cependant ; «  Ce que nous déplorons, c’est le fait que beaucoup de centres ne réalisent pas l’examen sur la charge virale. C’est une lacune très importante. Car, quelqu’un qui prend des molécules doit connaitre si sa charge virale est à combien. Est-ce- que, c’est en régression ou en progression. On doit savoir, parce que la finalité des antirétroviraux est que la charge virale devienne indétectable. Ce n’est pas correct lorsque le malade ne connait pas sa charge virale. Même en Europe, le  malade est libre de connaitre sa charge virale. Il doit connaitre ce qui se passe avec son organisme, les  médicaments qui lui sont donnés, l’évolution clinique, c’est au malade de connaitre, c’est son corps. Mais ici chez nous, ça laisse à désirer ».

Rcp + plaide pour la mise en place des mesures d’accompagnement des PvVIH

Le Réseau congolais des Personnes vivant avec le VIH (Rcp +) plaide pour la mise en place des espaces d’échanges entre les Personnes vivant avec le VIH (PvVIH).  C’est une stratégie importante  d’accompagnement et d’orientation, mais aussi d’échange d’expériences et de réconfort entre les  PvVIH.

 «  Je trouve aujourd’hui qu’il n’y a plus ce genre des réunions que l’on tenait dans le temps, où on se rencontrait entre nous, on faisait des échanges d’expériences… Et même dans la prise des médicaments. On s’encourageait mutuellement.  Je regrette que maintenant que ces réunions ne se tiennent plus, et pourtant,  c’est fondamental. Parce qu’en ce moment-là, tous les gens se retrouvent entre eux et se partagent des expériences  de prise des médicaments…. C’était très bénéfique et c’était rare de voir les gens interrompre le traitement, parce qu’on se soutient, on s’entraide et on se donne des conseils. Maintenant qu’il n’y a plus ces rencontres, c’est facile d’oublier, de lâcher, voire de négliger son traitement. C’est très fréquent le cas de négligence surtout chez les jeunes»,  a de nouveau regretté Aline Akongo, appelant de tous ses vœux, la reprise de ce genre de rencontres, qui était salutaire pour la survie des PvVIH.

Prince Yassa

 

 

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