Lutte contre le VIH/SIDA: Le PNMLS échange avec la presse autour de l’édition 2017 de la JMS

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Une attitude du Sen du Pnmls lors du briefing avec les médias (Ph/ Prince)
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Le Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (Pnmls) a tenu un briefing avec les professionnels des médias, en marge de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA (JMS), édition 2017, sous le thème national : « Tous ensemble pour le dépistage du VIH, le traitement antirétroviral et l’accès à la charge virale sans discrimination d’ici 2020 », et international : « Le droit à la santé ».

Le Secrétaire exécutif adjoint du (Pnmls), Bernard Bosiki, s’est réjoui de cette rencontre, qui, à l’en croire, constitue une occasion pour les journalistes de s’imprégner du thème national afin de l’exploiter à fonds, avant d’émettre le vœu de voir l’assistance s’engager réellement à travers la plume, dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Pour le Conseiller spécial en information stratégique du Bureau du Programme commun des Nations unies sur le SIDA (ONUSIDA), le droit à la santé couvre bien plus que l’accès à des services de santé et des médicaments de qualité ; il englobe toute une série de garanties importantes, dont notamment être traité avec respect et dignité, sans discrimination, l’égalité des sexes, des systèmes d’assainissement et un logement adéquats.

Sur cette liste, Alladji Osseni ajoute une alimentation nutritive, une éducation sanitaire, des conditions de travail saines, un environnement propre, la protection contre les risques et l’accès à la justice et enfin, la possibilité de prendre ses propres décisions concernant sa santé.

« Sans droit à la santé, les gens ne peuvent pas se protéger efficacement contre le VIH ou accéder au traitement et aux soins », a-t-il indiqué, avant de déplorer le fait que les PVVIH soient les plus marginalisées au sein de la société. Allusion faite aux professionnel(le)s du sexe, les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais aussi des consommateurs de drogues injectables, les détenus, les migrants, etc.

Enfin, souligne M. Alladji Osseni, la quasi-totalité des Objectifs de développement durable (ODD) sont liés d’une façon ou d’une autre à la santé. Et donc pour les atteindre, il faut assurer l’application du droit à la santé pour tous. « Ce n’est qu’en plaçant ces droits au cœur de la santé mondiale que des soins de santé de qualité pourront être disponibles et accessibles pour tout le monde, sans laisser personne pour compte », renchérit-il, d’un ton prometteur et rassurant.

Prenant à son tour la parole, le délégué de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) s’est attardé sur les Nouvelles directives de sa structure, qui sont des stratégies permettant d’atteindre les ODD et d’éliminer la pandémie du VIH/SIDA d’ici 2030. Et pour ce faire, pense-t-il, il faut accélérer la stratégie de triple 90, avant d’insister sur la prévention.

Selon cette stratégie, 90% des PVV connaissent leur statut sérologique, 90% des PVV soient mises sous ARV, 90% des PVV sous ARV parviennent à la suppression virale.

«  Nous devrions croire, car il y a lieu d’atteindre ces objectifs. Parce que notre réflexion n’est pas un hasard. Elle est objective. Le rapport de l’année renseigne que nous sommes en avance, dans la catégorie des pays exemplaires. Et donc, il y a des éléments positifs à capitaliser afin de booster la lutte contre le VIH/SIDA », a-t-il indiqué d’une tête optimiste, même s’il y a encore des défis que présente le Plan de Rattrapage que le pays devra relever.

Selon ce document, la Rdc devra soumettre jusqu’à un million de femmes enceintes supplémentaires au dépistage du VIH, identifier et traiter 2.934 femmes nouvellement diagnostiquées séropositives et fournir à 80.000 adultes et enfants supplémentaires un traitement essentiel à leur survie.

Dans ce lot de défis, Ange Mavula, coordonnateur de l’Ucop +, structure regroupant les Personnes vivant avec le VIH), a regretté le fait que la loi portant protection des PVVIH soit encore méconnue du grand public. «  La loi est là, mais malheureusement, elle n’est pas assez connue des médias, voire de certaines PVVIH »,a-t-il souligné, avant de s’indigner contre les mesures d’application de la loi 08/11 du 18 juillet 2008, qui posent problème.

Comprendre la situation épidémiologique et le sens de soutien à apporter au programme lors de la célébration de la « JMS », édition 2017, tel est l’objectif que se donne le Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS), qui tient à voir les professionnels des médias communiquer dans la dynamique de changement de comportement (Travailler la prise de conscience), aussi à promouvoir l’utilisation des services VIH ( Booster le Dépistage VIH, PTME, Adhérence au Traitement et la charge virale ).

«  Nous attendons voir les chevaliers de la plume stimuler les personnes d’accès difficile aux soins et traitement du VIH, surtout les adolescents et jeunes, les populations clés, population carcérale, population paresserelle et les hommes à fréquenter   les formations sanitaires pour leurs besoins de santé, notamment le dépistage au VIH, le traitement et la charge virale. Aussi d’éveiller l’attention de la population sur le danger de la stigmatisation, discrimination et rejet lié au VIH », a indiqué M. Joseph Liomba, chef de la Division communication et Formation.

(Prince Yassa/Cp)

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