Lutte contre le vih/sida: La Rdc adopte son plan d’urgence de traitement 2017-2019

par -
0 376
Le Sena du Pnmls entouré du Directeur du Pnls (A gauche) et du Directeur-Pays de l’Onusida (A droite)
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La République démocratique du Congo a adopté lundi dernier son «  Plan d’urgence de traitement 2017-2019 » afin de booster la lutte contre le vih/sida sur toute l’étendue nationale. L’adoption de ce « Plan » est intervenue à l’issue d’une plénière tenue au siège du Programme national multisectoriel de lutte contre le vih/sida (Pnmls) en présence de son Secrétaire exécutif national adjoint, M. Bernard Bossiki, du Directeur-Pays du Programme commun des Nations unies sur le vih/sida, Marc Saba et de plusieurs délégués des organisations de la société civile.

Ce «  Plan d’urgence de traitement 2017-2019 » est une initiative du Bureau de l’Onusida, produit dans huit pas africains, à savoir : la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigéria, la République démocratique du Congo, la République démocratique du Congo, le Libéria, la Siéra Léone ( les trois pays touchés par la fièvre hémorragique d’Ebola) et la République centrafricaine (Rca).

Il renferme un budget de plus de 683 millions, dont déjà 317 disponibilisés par les partenaires membres des Nations Unies, et des privés. Le reste des fonds sont à pourvoir, et l’Onusida compte sur l’apport et la bonne volonté de ses partenaires traditionnels pour compléter ce tableau humanitaire, qui va susciter sans doute des nouveaux espoirs dans la lutte contre cette pandémie.

Ainsi, maintenant que le « Plan d’urgence de traitement 2017-2019 » est adopté, le Secrétaire exécutif adjoint du Pnmls s’est dit confiant et rassurant que plus de 313 millions de Pvvh seront placées sous traitement d’ici 2019 sur toute l’étendue du pays, soit un gain de 13 milles personnes par rapport à la situation actuelle.

« C’est déjà la phase de la fin de l’épidémie à l’horizon 2030. C’est un plan d’urgence qui vient renforcer tous les mécanismes que nous avons déjà développés dans notre pays. Ce plan a pris essentiellement quatre axes, à savoir, booster le dépistage, la mise sous traitement, prévention de la transmission mère à l’enfant et le système d’approvisionnement. Ce sont les quatre points que nous avons décrit dans ce document, qui sera soumis à l’Onusida au niveau mondial et lorsque nous aurons le fil-back, cela va nécessiter une mobilisation importante des ressources avant sa mise en œuvre », a indiqué Bernard Bossiki.

Pour sa structure, qui est le Pnmls, le pays devra s’approprier de ce «  Plan ». «  Déjà par le fait que la lutte est multisectorielle, tous les secteurs sont impliqués dans la lutte contre le vih/sida en commençant par le Chef de l’Etat, qui est le président du Conseil national de lutte contre le sida, le Premier ministre qui est le vice-président et le ministre de la Santé est le troisième vice-président et la société civile en quatrième position. Donc, il y a déjà une appropriation à ce niveau-là. Et au niveau de la mise en œuvre effective, l’appropriation, nous allons par les mécanismes d’une campagne forte de communication à tous les niveaux des acteurs, des décideurs dans les 26 provinces», a renchéri Sena, avant de préciser que ce « Plan » ne remplace pas le plan stratégique national, mais vient par contre booster la lutte contre cette pandémie afin que la Rdc soit au rendez-vous d’ici 2030 avec l’objectif d’éliminer cette maladie du pays.

L’Onusida estime que l’adoption et la mise en pratique de ce « Plan » dans ces pays cités ci-haut, va accélérer la riposte au niveau de toute la région. Car, selon une récente étude des Médecins sans frontières (Msf), a fait savoir le Directeur-Pays de l’Onusida, Marc Saba, un tiers de Pvvh à accès au traitement par rapport à d’autres régions du continent. C’était avant qu’il ne souligne ceci : « Ce plan d’urgence rentre dans la droite ligne des engagements de la réunion de Haut niveau, qui recommandent de tripler le traitement d’ici 2019 ».

Cependant, pour que le «  Plan  d’urgence de traitement 2017-2019 » produise réellement des résultats escomptés, la Rdc devra lever les barrières, telles que la faible coordination, le faible financement local, le faible système d’approvisionnement des médicaments, et la faible capacité des laboratoires. Aussi, la faible implication de la société civile dans la mise en œuvre des services. Ceci est possible et exige juste une bonne volonté politique. Car, la Rdc figure en bonne place sur la liste des pays prioritaires, et dispose déjà des opportunités comme l’engagement du Gouvernement afin d’augmenter le financement local, le renouvellement de l’engagement des partenaires. Tout ceci est à capitaliser.

(Yassa/Cp)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse