Lutte contre le VIH/SIDA: Kinshasa au rythme de la JMS, édition 2018

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Le ministre provincial de la Santé, entouré (A votre gauche) par le délégué de l’Onusida et du secrétaire exécutif provincial du Pnmls (A droite) Ph/Prince.
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Le secrétariat exécutif provincial du Programme national multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (PNMLS) a célébré la 31ème  Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA (Jms), édition 2018, sous le thème : «  Mobilisons-nous pour le dépistage afin d’en finir avec le VIH/SIDA d’ici à 2030 ». C’était en présence du ministre provincial de la Santé, du délégué du Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA) et de plusieurs partenaires œuvrant contre cette pandémie.

Prenant le premier la parole en sa qualité du secrétaire exécutif provincial du Pnmls, le Docteur Patrick Kanga a dans son mot de bienvenu, salué l’engagement politique de l’exécutif provincial de Kinshasa, avant de faire savoir que la ville connait des avancées dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Des avancées certes. Cependant, Kinshasa a encore malheureusement d’énormes défis à relever. Parmi ces défis, ce médecin de formation épingle la pérennisation  des acquis de la mobilisation des fonds  à l’interne.   «  Ce défi devra être au centre des préoccupations », a-t-il insisté. Car, pour plusieurs, ce n’est que de cette manière que le pays aura réellement à s’approprier la lutte contre cette maladie.

S’exprimant au nom du Directeur-Pays de l’ONUSIDA, Marc Saba, présent à la célébration nationale de la JMS, édition 2018 dans la ville de Kindu, capitale de la province du Maniema, le Conseiller en charge de l’Information stratégique, s’est appesanti sur l’importance du thème international : «  Connais ton statut ».

Pour Adamou Damangi,  le dépistage est un élément  capital qui permet à chaque personne de faire le bon choix en terme de prévention du VIH, afin de mieux se protéger ainsi que protéger tout son  entourage.

Malgré les obstacles qui ne permettent pas  l’accès  au service  du dépistage pour tous, allusion faite à l’article 37 de la loi 08/11 du 18 juillet 2008 portant protection des PVVIH n’autorisant pas aux adolescents et jeunes de moins de 18 ans de se faire dépister sans le consentement de leurs parents, même si cette tranche d’âge est très active sexuellement, ce fonctionnaire des Nations unies estime que le plaidoyer devra être maintenu. Car selon le dernier rapport de son agence, dénommé : « Savoir, c’est pouvoir », l’Afrique de l’Ouest et du Centre accusent  un retard important avec respectivement 48% pour le premier  90 de la Stratégie 90, 90,90 de l’ONUSIDA. La Rdc s’en sort bien avec 59%.  Et 29% pour le 3ème  90 (Afrique de l’Ouest et du Centre).  Et la Rdc n’atteint que malheureusement 8%.

A Kinshasa, les performances sont appréciables avec 55798 PVVIH sous traitement, 10243 ayant eu accès à la charge virale et 6 102 avec une charge virale supprimée. «  Toutes nos félicitations. Les efforts doivent être accentués pour favoriser l’accès à la charge virale. Néanmoins le combat est loin d’être gagné avec 15491 nouvelle infections et 1331 décès en 2017 », a interpellé Adamou Damangi, avant d’appeler à l’accélération du rythme, au renforcement  des services locaux…

Cet appel convient aussi à la dispobilisation des intrants au niveau provincial, a plaidé Monsieur Kazadi, le délégué l’Ucop +. C’était avant que le ministre provincial de la Santé, Dominique Weloli procède au lancement officiel des activités commémoratives de la Jms sur toute l’étendue de la capitale.

Prince Yassa/Cp

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