Lutte contre le sida: Le Pnls lance la campagne à base communautaire de dépistage

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Franck Fwamba, directeur du Programme national de lutte contre le sida (Ph/ Prince)

Le Programme national de lutte contre le sida (Pnls) a lancé, il y a peu, la campagne à base communautaire de dépistage au vih/sida-traitement pour accélérer la lutte afin de mettre fin à cette pandémie en République démocratique du Congo.

C’était devant la presse nationale et internationale que cette lance qui s’étend sur l’ensemble du pays et dans toutes les institutions que le coup d’envoi a été donné par le directeur du Pnls, Franck Fwamba, qui espère qu’il est possible que d’ici 2030, le sida ne soit plus un problème de santé publique.

A cet effet, souligne-t-il, il n’y a pas une meilleure manière de parvenir à ce défi que de passer par le dépistage. Ceci n’est pas un objectif à atteindre dans trois mois. Cependant, l’idéal ici est d’impliquer toute la communauté. «  La stratégie n’est pas nouvelle. Le dépistage existe depuis plus de trente ans (…) mais la nouveauté ici, est que nous commençons à voir le bout du tunnel. Les stratégies pour lutter contre le vih/sida, pour arriver à contrôler l’épidémie, pour arriver à la fin de l’épidémie sont connues. Et tout a été démontré que cela ne partira que du dépistage, de la détection des personnes vivant avec le vih, qui doivent bénéficier du traitement antirétroviral, et aussi de bénéficier du minimum de soins pour arriver à la charge virale indétectable, ce qui nous permettra d’arriver à la fin de l’épidémie », a affirmé le Directeur du Pnls.

Ainsi, il estime qu’aujourd’hui, toutes les stratégies doivent concourir à intensifier le dépistage, afin de permettre de mieux contrôler l’épidémie. Et qu’au quotidien ; «  il faudra que chacun de nous en fasse un devoir. L’objectif de la campagne n’est pas de rappeler aux uns et aux autres. Chacun de nous devrait connaitre son statut sérologique, afin de pouvoir bénéficier des services au cas où l’on est dépisté positif. Donc, la campagne est continue. Le dépistage va continuer dans toutes les structures qui ont dû faire le dépistage. Je vous prie de considérer ce moment comme celui de rappel et donc, nous devrions nous remettre en conscience pour pouvoir connaitre son statut sérologique », a-t-il ajouté.

Pour les partenaires, parmi lesquels, le Programme commun des Nations Unies contre le sida (Onusida) figure en bonne place dans cette campagne. Pour le représentant du Directeur Pays, Osseni Yessifou Alladji, conseillé de l’Information stratégique au bureau de l’Onusida/Rdc, son agence a commencé appuyer le gouvernement déjà dans le montage de cette campagne. Ceci notamment dans l’identification des cibles, parmi lesquelles, de jeunes filles, des homosexuels, des professionnelles du sexe, des pêcheurs, des camionneurs, des hommes en uniforme. «  C’est vrai que nous voulons que tout le monde soit dépisté. Cependant, dans un temps aussi court, l’on a conseillé au Gouvernement sur les zones et les groupes cibles qu’il faut prendre et toucher là où il y a vraiment ce monde infecté. Et pour cela,, l’Onusida a mobilisé toutes les agences des Nations Unies, pour accompagner le Gouvernement à atteindre cet objectif », a-t-il dit.

Sur cette liste, s’ajoutent aussi les bilatéraux, qui emboitent les pas aux agences onusiennes. Le gouvernement provincial de Kinshasa est impliqué dans la mise en œuvre de cette campagne. Le défi est grand. D’où, il faut une conjugaison d’efforts de tous, afin de parvenir au succès.

Soulignons que cette campagne est lancée dans le cadre des activités commémoratives de la journée mondiale de lutte contre le vih/sida (Jms)/2015.

(Yassa)

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