Lutte contre le sida. Don de sang : un pas contre la discrimination ?

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Depuis 1983 en France, les hommes ayant eu un rapport sexuel avec un homme n’ont pas le droit de donner leur sang. L’objectif, limiter le risque de transmission du Vih/Sida en excluant les personnes ayant des pratiques sexuelles à risque.

Jugée discriminatoire, indique un article du Programme conjoint des Nations unies de lutte contre le sida (Onusida), publié hier, cette mesure fait l’objet de nombreuses revendications. Le mercredi 29 avril, la ministre en charge de la Santé, Marisol Touraine, a confirmé vouloir revenir sur le caractère permanent de cette interdiction.

Suivant les recommandations faites par l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) et de l’Institut de veille sanitaire (InVS), la ministre de la santé s’est prononcée contre l’exclusion permanente faite aux hommes ayant eu un rapport sexuel avec un homme de donner leur sang. Une position corroborant l’avis rendu aujourd’hui par la Cour de justice européenne.

Pour que cette interdiction ne soit plus automatique, ni définitive, les questionnaires délivrés aux donneurs de sang avant le prélèvement devront être modifiés. En substance, les critères se concentreraient sur les pratiques à risque en elles-mêmes plutôt que sur l’orientation sexuelle. Deuxième point, l’exclusion définitive aujourd’hui en vigueur serait remplacée « par une exclusion temporaire de douze mois après le dernier comportement à risque ». Pour rappel, une interdiction temporaire de 4 mois est aujourd’hui faite aux hétérosexuels qui auraient des rapports à risque (absence de protection, multipartenariat, changement de partenaire). L’objectif étant de s’assurer de la séronégativité du donneur avant tout prélèvement.

Le pour… et le contre

Mais l’avis des experts et du ministère ne fait pas consensus. Ainsi, le 31 mars 2015, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’était prononcé contre cette décision. Sans preuve établie de l’absence de risques liés à ces dons, « l’exclusion permanente des hommes homosexuels et des bisexuels – ainsi que de tout homme ayant eu au moins un rapport sexuel avec un autre homme au cours de sa vie – doit être maintenu », avait précisé le CCNE. En effet, si cette exclusion perdure depuis 32 ans, c’est que le risque de contamination par le VIH/SIDA est 200 plus élevé au sein de la population homosexuelle masculine comparé à l’incidence relevée auprès des personnes hétérosexuelles.

(Yassa)

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