Lutte contre le Sida à Kinshasa: Le phénomène « bana ya vernis » divise l’opinion

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une vue de "bana ya vernis "
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Chaque jour qui passe à Kinshasa, apporte son lot de problèmes. Ville à la dimension démographique étonnante, la capitale congolaise offre à ses nombreux habitants plusieurs opportunités pour survivre. Le mot de passe ici c’est « Liya na motoki na yo » (Mange à la sueur de ton front).

Dans cette amalgame, à Kinshasa, comme l’avait dit à l’époque un homme politique congolais, en la personne de l’ancien premier-ministre Nguz A Karl-i-Bond : « Na Kinshasa soki olali nzala ezali goyi-goyi na yo » (A Kinshasa si tu t’endors affamé c’est simplement à cause de ta faiblesse).

Ceci pour dire qu’à Kinshasa on peut tout faire pour avoir de l’argent et dans la mesure où on ne fait rien on a rien.

Cette remarque est de mise actuellement dans cette ville où on dénombre plusieurs métiers informels qui, néanmoins, permettent aux kinoises de subsister. Il n’est pas étonnant de voir par-ci, par-là des jeunes gens qui pratiquent ces métiers inorganisés dont des vendeurs à la criée, des cireurs de chaussures, des pratiquants de pédicure à la criée communément appelé « Bana ya vernis » dans le jargon kinois.

Et, c’est donc cette catégorie des gens qui nous intéresse. Ce phénomène a pris de l’ampleur sur toute l’étendue de la ville-province de Kinshasa.

Des pistes dangereuses

On remarque cependant que la plupart de ceux qui pratiquent ce métier passent pour des vrais transmetteurs des microbes pour le simple fait qu’ils utilisent des objets tranchants : ciseaux, coupe-ongle, lime, rasoir, etc non stérilisés qu’ils utilisent pour toute leur clientèle. Ils oublient par ce fait, et sans le vouloir, qu’ils sont à la base de transmission de plusieurs pandémies parmi lesquelles : le sida, sans omettre d’autres infections dermatologiques aux conséquences dangereuses.

Des avis révélateurs

Mlle Laetitia,   propriétaire du salon de coiffure « La différence » situé au croisement des avenues Kimwenza et Jamar à Yolo-nord  dans la commune de Kalamu a été catégorique : « Depuis que j’exerce ce métier, je mets en exergue ce que nous disait notre Professeur au Centre de formation où j’ai appris ma spécialité en coiffure et à la décoration. Il nous disait de lutter contre les maladies endémiques lorsque nous  manipulons des objets tranchants  en désinfectant tous les matériels que nous utilisons. Cela est une préoccupation pour le bien-être de nos clients. Le témoignage que j’ai de « bana ya vernis », n’est pas bon. Ces derniers préfèrent de l’argent sans se soucier de la santé de leur clientèle. Ils n’ont pas le temps de stériliser leurs matériels ».

Une autre coiffeuse nommée Ira, propriétaire  d’un salon de coiffure situé au croisement des avenues Kimwenza et M’Fimi toujours à Yolo-nord dans a commune de Kalamu énonce : « Dans notre métier, le message de la lutte contre le Sida passe avant toute chose. Nous manipulons des objets tranchants, nous devons éviter de blesser nos clients. Après le travail, nous devons savoir désinfecter tous les objets tranchants avec de l’alcool. Les pratiquants de pédicure à la criée (Bana vernis), n’ont pas de souci pour la population. Pour eux, c’est l’argent qui prime ».

D’après cette coiffeuse, les risques sont nombreux dans ce domaine pour attraper des maladies transmissibles. Il faut savoir choisir la bonne piste pour bien se protéger.

(Shamy AmisiBetty/Stagiaire)

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