Lutte contre le paludisme: MSF intervient en urgence au Nord-Kivu

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Depuis le mois d’octobre, les équipes de Médecins Sans Frontières (Msf) interviennent dans de nombreux villages dans la région forestière au sud du territoire de Masisi, Province du Nord-Kivu, pour dépister et traiter les personnes affectées par un pic sévère de paludisme, indique un communiqué de presse de cette Ong internationale, publiée hier.

L’organisation humanitaire d’urgence s’inquiète du manque de soutien aux structures sanitaires de la zone, qui ne sont pas actuellement en mesure d’assurer des soins de santé de qualité, même en dehors d’une situation d’urgence.

« Un grand problème à Katunda et à Remeka, comme ailleurs en RDC, est que les gens n’ont pas la possibilité de se faire dépister et de recevoir le traitement approprié de manière précoce, avant que la maladie ne devienne grave » explique le Dr Hervé Gando, référent médical pour MSF à Masisi.

« Dans les structures de santé publiques, la prise en charge du paludisme est censée être gratuite. Mais dans cette zone il n’y a ni les médicaments ni le matériel nécessaire pour assurer des soins de bonne qualité. Les habitants de cette région sont très pauvres et n’ont pas les moyens de se faire soigner dans les centres de santé privés. Quels choix leur reste-t-ils ? Ils restent à la maison pour y mourir » ajoute le Dr Gando.

A l’heure actuelle, les équipes médicales de MSF apportent un soutien au personnel du Ministère de la santé dans deux centres de santé de référence à Remeka et à Katunda. Elles effectuent également des consultations en « clinique mobile » dans au moins cinq différents sites chaque semaine, afin de traiter les cas simples avant qu’ils ne deviennent graves, et de référer les cas sévères. Elles mènent aussi des missions exploratoires pour repérer de nouveaux pics de paludisme dans les villages avoisinants. Depuis le début de l’intervention le 19 octobre, plus de 9 000 patients ont été pris en charge pour le paludisme, parmi lesquels plus de 600 ont été hospitalisés.

La population de Remeka n’est pas la seule dans le Nord-Kivu à être touchée par une forte prévalence de la maladie. Depuis le début de l’année 2015, MSF a également répondu à des pics à Nyabiondo et dans le Rutshuru, soignant des milliers de patients, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Si les équipes MSF s’efforcent de soigner les malades, de limiter le nombre de morts et d’atténuer le nombre de cas de paludisme dans la zone, une fois ces objectifs atteints, l’intervention d’urgence sera clôturée. Dans cette zone isolée et ravagée par des conflits récurrents, les structures de santé locales ont besoin d’un support à long terme, actuellement quasi-inexistant.

« Dans ce contexte d’urgence, nous avons fait de notre mieux pour améliorer la capacité de prise en charge à Remeka. Cette amélioration nous a surement permis de sauver des vies. Mais les infrastructures ici sont très faibles et il y a des problèmes de base, comme la mauvaise gestion de stocks, par exemple » explique Alfred Davies, coordinateur de projet MSF à Masisi. « Les structures ici ne sont pas actuellement en mesure de reprendre seules le flambeau. Le soutien d’autres organisations serait nécessaire pour assurer des soins de santé gratuits et de qualité pour la population, en dehors d’une situation de crise » conclut Alfred Davies.

(Yassa)

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