Lutte contre le paludisme

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Pour l’utilisation de la moustiquaire imprégnée et la prise en charge précoce des malades

Le ministre provincial du Budget, Léon Tshakwiza Mulenda, a lancé officiellement un nouveau programme de lutte contre le paludisme. C’était hier lundi 31 août, dans le territoire de Kipushi (Haut-Katanga).

Ce programme dénommé Fionet, est financé par une entreprise minière de la place, en partenariat avec l’ancienne province du Katanga démembrée et le programme national de lutte contre le paludisme.

Selon le ministre, des appareils de test rapide du paludisme seront distribués dans 54 zones de santé de Kipushi et de Kanzenze, pour ce programme qui s’étendra sur trois années.

Après évaluation, 300 autres zones de santé seront dotées de ces matériels pour lutter contre le paludisme qui est une maladie très mortelle, a déclaré le ministre provincial.

Quarante personnes formées à l’utilisation de ces matériels

Plus de 311 800 cas de paludisme dont 360 décès ont été enregistrés respectivement en janvier et en février derniers, dans la province du Katanga. Ces chiffres sont contenus dans le bulletin d’information du bureau de coordination des affaires humanitaires, OCHA, citant l’Organisation mondiale de la santé, OMS. Ce document indique que les zones les plus touchées par la maladie sont celles où l’on a enregistré un important mouvement de populations, ainsi que les zones riveraines des cours d’eau.

Ces populations seraient également touchées par la malnutrition et l’épidémie de rougeole.

OCHA déplore le délabrement du système sanitaire dans ces zones qui sont souvent difficiles d’accès.

Depuis octobre 2013, signale la même source, plusieurs structures de santé dans les zones de santé de Kilwa, Mitwaba, Mufunga et Pweto n’ont pas fonctionné correctement. C’était à  la suite de l’insécurité provoquée par les incursions des miliciens Maï-Maï.

L’année passée, le Katanga a enregistré plus de 1,4 millions de cas suspects de paludisme. 2618  personnes sont mortes de cette maladie. Il a été signalé le manque d’intrants nécessaires pour la transfusion sanguine au Katanga. Cette situation complique la prise en charge des malades d’anémie et de paludisme aigu, renchérit la source.

Les autorités sanitaires, provinciales  reconnaissent que le centre provincial de transfusion sanguine du Katanga manque d’intrants depuis plusieurs années. La situation se serait empirée depuis le dernier trimestre 2013, suite au manque de financement.

Mais le responsable provincial du programme national de transfusion sanguine affirme pourtant que son bureau dispose encore de beaucoup d’intrants de transfusion. Si ces zones de santé étaient en rupture de stocks d’intrants, assure-t-il, elles les auraient demandés.

Les experts doivent dresser  un état des lieux  du paludisme en RDC. Ce sera notamment dans sa forme la plus virulente : cérébrale (neuropaludisme) et de Konzo, deux maladies, à la base de nombreux cas de mortalité chez les enfants  de six mois à  cinq ans.

La prise en charge précoce des malades recommandée

En Rd Congo, les formes de paludisme les plus connues sont la forme neurologique et la forme anémique. A  ces deux causes principales, il faut ajouter le manque des moyens financiers qui ne permet pas aux familles de faire une bonne prise en charge.

Quant aux décès, l’hôpital de Kalembelembe  a enregistré 47 avec 28% de cas anémiques. Et pour faire face à cette maladie, il y a deux types de traitements disponibles à la quinine. L’on recourt à la perfusion, lorsque le patient n’a jamais été pris en charge et une dose d’entretien dans le cas où celui-ci a déjà bénéficié d’un quelconque traitement.

Entre autres moyens de prévention pour lutter efficacement contre la maladie à l’hôpital, le Dr Akele a évoqué la mise en place d’une trousse d’urgence aux soins intensifs, un recyclage du personnel médical et des laborantins, mais aussi l’utilisation par les familles de la moustiquaire imprégnée.

Le médecin directeur de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe, Dr Akele a révélé des statistiques mondiales qui indiquent 1.000.000 de décès causés par le plasmodium, dans cette tranche d’âge à travers le monde. C’était dans son intervention sur le paludisme grave chez l’enfant, à l’occasion de la journée mondiale du paludisme. Il a relevé, à cette même occasion, que 90% des cas ont été recensés en Afrique subsaharienne. Et d’ajouter que ces décès sont surtout dus au manque de diagnostic précoce  et à la prise en charge tardive des malades. Dans la mesure où, la mort intervient dans 20% des cas, lorsque la maladie se déclare et qu’un traitement adéquat vienne à faire défaut.

(RTM)

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