Lutte contre le paludisme

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Le 4ème cours de formation Internationale s’ouvre à Kinshasa

La Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies (OMS) a ouvert ce lundi 3 août, une formation internationale sur le paludisme au Centre Theresianium dans la commune Kintambo.

Cette formation rassemble une vingtaine de praticiens gestionnaires des programmes au niveau opérationnel venant de différentes provinces mais aussi de districts et zones de santé ainsi que des partenaires, tous décidés à faire le maximum pour lutter ensemble contre ce fléau africain. C’est une initiative de l’Université de Kinshasa, des instituts de recherche et de formation qui tient de compte de la décentralisation.

Dans son discours, M. Deo Chimirimama représentant a.i. de l’OMS a fait savoir que la RDC et le Nigeria représentent à eux seuls 40% des infections palustres et 34% des décès liés au paludisme. Cette formation nous l’espérons, a-t-il dit, permettra de renforcer les capacités de prévention, de diagnostic et de charge mais également la gestion globale du programme. Mais, elle a aussi d’autres dimensions. Elle vise en effet à développer la collaboration entre les différents niveaux de la pyramide sanitaire. Il poursuit en félicitant cette initiative prise par la faculté de médecine qui accédera le renforcement des capacités des agents de santé publique car, depuis l’année 2013, un plaidoyer est fait au niveau de tous les pays pour l’organisation de cours international mais pour des raisons de moyens, très peu de pays se sont engagés. Aujourd’hui, il n’y a que le Sénégal, le Kenya et la République Démocratique du Congo qui organisent annuellement cette importante formation.

La lutte conte le paludisme nécessite actuellement l’utilisation de nouveaux outils et le suivi de la mise en œuvre des activités qui vont permettre d’initier et de suivre l’efficacité du programme. Ainsi, sur le plan de la formation proprement dite, différents modules standardisés et autre matériel d’apprentissage et des directives sont élaborés et peuvent être adaptés selon les besoins de chaque pays. La présente formation va ainsi contribuer à combler le gap des performances techniques et opérationnelles observé au niveau des provinces, districts surtout en ce qui concerne la gestion de la lutte contre cette maladie.

En effet, les efforts soutenus du Gouvernement congolais et l’ensemble des secteurs œuvrant ont permis une amélioration notable de la couverture des interventions majeures comme le montrent les différents rapports et les évaluations menées sur l’ensemble.

Cependant, cette situation illustre bien la coopération entre les chercheurs et les responsables de la lutte sur le terrain, cela paraît une évidence que les stratégies de contrôle d’une maladie doivent s’appuyer sur une connaissance scientifique précise de celle-ci, notamment dans ses caractéristiques physiopathologiques et épidémiologiques mais également sur des moyens matériels et financiers.

Cette formation va toutefois permettre de lutter contre les endémies majeures, qui sont bien souvent contrariés. Le cours international organisé Par l’OMS ne peut en aucun cas permettre d’absorber le déficit constaté au niveau des pays. L’effort de cette organisation est un investissement qui contribuera sans nul doute a éviter l’appauvrissement en élites des pays qui  en ont le plus besoin en ce sens qu’elle participe à la formation de spécialistes qui sont sur le terrain.

(Clémence Kilondo/Stagaire)

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