Lutte contre le mariage des enfants

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L’atelier d’élaboration  du plan d’action national  pour l’accompagnement des communautés

Mme. Sylvie Fouet,  la représentante adjointe de l’Unicef

Les séminaristes à l’atelier d’élaboration du Plan d’action national pour la fin du mariage des enfants, tenu du lundi 17 jusqu’à hier jeudi, se sont prononcés pour le remplacement du concept lutte contre le mariage précoce par l’accompagnement des communautés. Ceci est une des recommandations faites lors de la clôture de cet atelier, organisé au Centre catholique Béthanie, avec l’appui du Bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Rdc.

 «  Nous, participants recommandons la prise en charge des victimes de mariage précoce par leur réinsertion, l’encouragement de l’approche multisectorielle dans la mise en œuvre  du plan directeur et mobiliser les ressources adéquates », a lu Mme. Lufulu, secrétaire générale provinciale au Genre, avant de déclarer l’engagement des participants à s’investir dans la mise en place de ce Plan. C’était en présence de la représentante adjointe de l’Unicef, Mme. Sylvie Fouet, de la Secrétaire générale au ministère du Genre, Femme et Enfant, Mme. Jacqueline Lofulo et de plusieurs autres invités.

Soulignons que l’Union africaine avait depuis  2014, identifié  le mariage des enfants comme frein au développement.

A l’ouverture de cet atelier, la Consultante au Bureau de l’Unicef en Rdc, Francesca Moneti  parlait du changement des normes dans la société congolaise, précisément dans les villages, comme atout pouvant permettre de mettre fin au mariage des enfants.

« S’il y a une norme sociale dans des villages congolais que les filles devraient se marier tôt, à 14, 15 ans pour prévenir les  grossesses précoces,… ça c’est la norme qui existe (…) il faut adopter une approche beaucoup plus positive, respectueuse,  qui porte les gens à mettre en cause ce qu’ils font avec des  informations nouvelles et qu’eux-mêmes trouvent que c’est mieux de réparer et de  trouver comment retarder les grossesses des filles, le mariage des enfants,…C’est ça l’esprit, on utilise le terme créer une nouvelle norme, mais en fait, on accompagne un processus, ce sont les gens eux-mêmes qui décident », avait fait savoir Mme. F. Moneti.

Plusieurs animateurs de la société civile,  de la police, de l’armée et du Gouvernement, ainsi que les partenaires internationaux, venus des  différentes provinces de la République démocratique du Congo avaient pris part à cet atelier,  qui dégage les grands axes  sur lesquels on se mettre d’accord  pour bâtir le plan d’action national.

«  Nous, on est là comme l’Unicef pour appuyer et soutenir les efforts  du Gouvernement, soit de la société civile afin de faire face à la vulnérabilité des enfants en général,  et des filles en particulier », a précisé cette consultante, qui a loué la volonté politique du Gouvernement de se dépasser  afin de doter le pays des documents prohibant le mariage  des enfants.

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(Yassa)

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