Lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages: Le Royaume-Uni attend financer les projets de la Rdc

par -
0 640
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Déterminé à anéantir le commerce illégal d’espèces sauvages, le Royaume-Uni finance des projets de certains gouvernements africains pour lutter contre ce fléau. Ainsi, une enveloppe conséquente de 10 millions de Livres sterlings sur une échéance de quatre années, a été débloquée, à laquelle s’ajoutent les 8 millions de Livres par an de l’Initiative Darwin. La Rd Congo, pourtant vaste pays à grande diversité de la faune et de la flore, n’est pas encore bénéficiaire de ce fonds, faute de projets dans le secteur. La Grande Bretagne attend donc que la Rdc puisse lui soumettre des projets dans ce sens.

Mercredi 25 mars dernier, il s’est tenu au Botswana dans la ville de Kasane, proche de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe, la deuxième Conférence internationale de haut niveau sur le commerce illégal d’espèces de la faune et de la flore. Laquelle ont pris part des représentants politiques du monde entier, en vue de convenir des mesures urgentes visant à combattre ce fléau.

La conférence de Kasane fait suite à une première du genre organisée par le Gouvernement du Royaume-Uni à Londres, au mois de février de l’année dernière. C’est ainsi que, l’un des objectifs de cette rencontre était d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris par les Etats et organisations internationales lors de la conférence de Londres et contenus dans la Déclaration dite de Londres ayant sanctionné cette importante rencontre.

Lors de la conférence de Kasane, le ministre britannique de l’Environnement, M. Lord de Mauley a prononcé un discours auquel il a déclaré que : « Le commerce illégal d’espèces sauvages se termine ici ». « La conférence de Kasane est une opportunité pour maintenir le niveau élevé d’engagement politique que nous avons vu à Londres il y a un an. Elle est une occasion de poursuivre la guerre contre ce commerce illicite…», a-t-il déclaré.

Il a indiqué de ce fait que le braconnage et la vente d’espèces sauvages menacées constituent une activité odieuse, et les braconniers ainsi que les trafiquants qui commettent ces épouvantables crimes doivent en être empêchés. Au ministre britannique de l’environnement de renchérir que les réseaux criminels organisés opérant à travers l’Afrique favorisent la corruption, dévastent des communautés, sapent les efforts visant à réduire la pauvreté et menacent l’existence de certaines des espèces les plus emblématiques et précieuses de l’humanité.

Il y a même des preuves anecdotiques que ce commerce est aussi exploité par des organisations terroristes, a-t-il ajouté, déclarant que « Les pays au cœur de ce commerce brutal font face à de réels défis (…) Ceci doit prendre fin sous nos yeux, et je crois que la communauté internationale est à la hauteur de ce défi ».

L’apport du gouvernement britannique dans la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages

  1. Lord de Mauley a toutefois rassuré que la toute première résolution des Nations Unies sur le commerce illégal d’espèces sauvages a été adoptée en juin par l’Assemblée des Nations Unies sur l’Environnement. Aussi, de nouveaux programmes de travail visant la réduction de la demande par des consommateurs des produits issus du commerce illégal des espèces sauvages, sont en cours dans différents pays.

Le ministre de l’Environnement de la Grande-Bretagne a confirmé que des pays à travers le monde renforcent actuellement leurs cadres juridiques contre ce commerce. « Tout ce travail est louable et vital, mais visiblement beaucoup reste encore à faire ».

Il a aussi affirmé que le Royaume-Uni est déterminé à continuer de jouer sa part du rôle pour anéantir ce commerce. Le gouvernement britannique, a-t-il souligné, est engagé pour un soutien financier aux gouvernements du Botswana, du Tchad, de l’Ethiopie, du Gabon et de la Tanzanie dans la mise en œuvre de l’initiative novatrice de la protection de l’éléphant.

Une enveloppe de 10 millions de Livres Sterlings est gérée sur quatre ans pour aider à réduire la demande, renforcer l’application de la loi et soutenir les moyens d’existence durables. Dont environ 5.3 millions de Livres ont été alloués à 19 projets dans des pays en développement à travers notre fonds «Illégal Wildlife Trade Challenge Fund» (Fonds de défi contre le commerce illicite d’espèces sauvages), a-t-il dit.

Ce financement, explique-t-il, s’ajoute aux 8 millions de Livres par an de l’Initiative Darwin, un régime de subvention du Gouvernement britannique qui aide à protéger la biodiversité et l’environnement naturel à travers des projets dans le monde entier.

La Grande Bretagne attend financer des projets de la Rdc

La République Démocratique du Congo pourrait bénéficier de ces fonds en soumettant des projets destinés à lutter contre le fléau du commerce illégal d’espèces sauvages et à protéger la grande richesse et la grande diversité de sa faune et sa flore, a indiqué le ministre britannique de l’Environnement au cours de cette conférence de Kasane.

Signalons en outre que la Rdc avait pris part à la conférence de Londres, mais n’avait pas pu signer la « Déclaration de Londres » étant donné que sa délégation était composée du directeur chargé de la Conservation de la nature du Ministère de l’Environnement et de deux membres du Cabinet du ministre. Ceux-ci n’avaient donc pas qualité pour engager l’Etat. Seul le ministre a ce pouvoir.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse